Lysanne Richard deuxième au monde

  • On voit ici Lysanne Richard plonger lors de la compétition Red Bull Cliff Diving qui s'est déroulée aux Açores, en juillet. (Photo courtoisie, Redbull content pool)

    Plein écran

    On voit ici Lysanne Richard plonger lors de la compétition Red Bull Cliff Diving qui s'est déroulée aux Açores, en juillet.

    Photo courtoisie, Redbull content pool

  • 1 / 12
  • Lysanne Richard a mis de côté sa carrière d'artiste de cirque pour se consacrer au plongeon de haut vol. (Photo courtoisie, Stécie April)

    Plein écran

    Lysanne Richard a mis de côté sa carrière d'artiste de cirque pour se consacrer au plongeon de haut vol.

    Photo courtoisie, Stécie April

  • 2 / 12
  • La plongeuse de haut vol Lysanne Richard, qui semble voler sur cette photo, est monté sur la première marche du podium lors la Coupe du monde de la FINA, en février, à Abu Dhabi. (Photo courtoisie, Deepbluemedia)

    Plein écran

    La plongeuse de haut vol Lysanne Richard, qui semble voler sur cette photo, est monté sur la première marche du podium lors la Coupe du monde de la FINA, en février, à Abu Dhabi.

    Photo courtoisie, Deepbluemedia

  • 3 / 12
  • Lysanne Richard lors des Championnats du monde de la FINA, à Kazan, en Russie, en 2015. (Photo courtoisie, fina)

    Plein écran

    Lysanne Richard lors des Championnats du monde de la FINA, à Kazan, en Russie, en 2015.

    Photo courtoisie, fina

  • 4 / 12
  • Lysanne Richard lors des Championnats du monde de la FINA, à Kazan, en Russie, en 2015. (Photo courtoisie, fina)

    Plein écran

    Lysanne Richard lors des Championnats du monde de la FINA, à Kazan, en Russie, en 2015.

    Photo courtoisie, fina

  • 5 / 12
  • Lysanne Richard lors des Championnats du monde de la FINA, à Kazan, en Russie, en 2015. (Photo courtoisie, fina)

    Plein écran

    Lysanne Richard lors des Championnats du monde de la FINA, à Kazan, en Russie, en 2015.

    Photo courtoisie, fina

  • 6 / 12
  • On voit ici un montage de photographies prises en rafale où Lysanne Richard effectue son mouvement de base, un double avant carpé avec demi-tour, lors la Coupe du monde de la FINA, en février, à Abu Dhabi, où elle a remporté l'or. (Photo courtoisie, fina)

    Plein écran

    On voit ici un montage de photographies prises en rafale où Lysanne Richard effectue son mouvement de base, un double avant carpé avec demi-tour, lors la Coupe du monde de la FINA, en février, à Abu Dhabi, où elle a remporté l'or.

    Photo courtoisie, fina

  • 7 / 12
  • Lysanne Richard lors des Championnats du monde de la FINA, à Kazan, en Russie, en 2015. (Photo courtoisie, fina)

    Plein écran

    Lysanne Richard lors des Championnats du monde de la FINA, à Kazan, en Russie, en 2015.

    Photo courtoisie, fina

  • 8 / 12
  • Les plongeuses s'élancent trois fois chacune en compétition et doivent effectuer des mouvements de différents niveaux de difficulté. L'entrée se fait par les pieds, pour protéger la tête. (Photo courtoisie redbull content pool, romina amato)

    Plein écran

    Les plongeuses s'élancent trois fois chacune en compétition et doivent effectuer des mouvements de différents niveaux de difficulté. L'entrée se fait par les pieds, pour protéger la tête.

    Photo courtoisie redbull content pool, romina amato

  • 9 / 12
  • Lysanne Richard peut atteindre une vitesse de 80 km/h lors de ses plongeons qui durent trois secondes chacun. Elle s'apprête sur cette photo à plonger lors d'une compétition Red Bull, au Texas. (Photo courtoisie, Redbull content pool, photo dean treml)

    Plein écran

    Lysanne Richard peut atteindre une vitesse de 80 km/h lors de ses plongeons qui durent trois secondes chacun. Elle s'apprête sur cette photo à plonger lors d'une compétition Red Bull, au Texas.

    Photo courtoisie, Redbull content pool, photo dean treml

  • 10 / 12
  • Un plongeur de haut vol peut atteindre une vitesse de 80 km/h lors de ses plongeons qui durent trois secondes chacun. La compétition Red Bull ici se déroulait, au Texas. (Photo courtoisie, Redbull content pool, photo romina amato)

    Plein écran

    Un plongeur de haut vol peut atteindre une vitesse de 80 km/h lors de ses plongeons qui durent trois secondes chacun. La compétition Red Bull ici se déroulait, au Texas.

    Photo courtoisie, Redbull content pool, photo romina amato

  • 11 / 12
  • Lysanne Richard plonge ici lors de la compétition Red Bull Cliff Diving qui s'est déroulée aux Açores, en juillet. (Photo courtoisie, redbull content pool, photo romina amato)

    Plein écran

    Lysanne Richard plonge ici lors de la compétition Red Bull Cliff Diving qui s'est déroulée aux Açores, en juillet.

    Photo courtoisie, redbull content pool, photo romina amato

  • 12 / 12

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Lysanne Richard a décidé de faire le grand saut. La plongeuse de 34 ans native de Chicoutimi a mis depuis le printemps 2015 sa carrière d'artiste de cirque en veilleuse pour se consacrer à son rêve, le plongeon de haut vol. Et elle a rapidement atteint des sommets: celle qui est seule athlète canadienne à compétitionner dans cette discipline a remporté l'or à la Coupe du monde de la Fédération internationale de natation (FINA) en février et se classe actuellement deuxième dans le réseau Red Bull.

Après une dizaine d'années comme artiste de cirque, elle sentait le besoin de relever de nouveaux défis. Elle s'élance maintenant de plates-formes de 20 ou 22 mètres.

«Le plongeon acrobatique, c'est ce qui me challenge le plus, explique l'athlète, lors d'un entretien téléphonique avec Le Progrès-Dimanche. J'aime l'adrénaline que ça me procure, la vitesse dans les airs. Ça va tellement vite!»

À 80 km/h

Une vitesse qui atteint 80 km/h par plongeon, qui dure trois secondes. Les plongeuses s'élancent trois fois chacune en compétition, et doivent effectuer des mouvements de différents niveaux de difficulté. L'entrée se fait par les pieds, pour protéger la tête.

«Le corps ne pourrait pas prendre l'impact par la tête. À 80 km/h, on se rapproche des limites que le corps humain peut prendre», souligne la mère de trois enfants, Louka, 14 ans, Éli, sept ans, et Flavie, deux ans. Une équipe de sauvetage attend même les plongeuses dans l'eau, par sécurité.

À titre comparatif, au plongeon de 10 m, déjà reconnu pour sa difficulté, les plongeurs peuvent atteindre une vitesse de 50 km/h, peut-on lire sur le site de Plongeon Québec.

Les compétitrices en plongeon de haut vol sont souvent trentenaires: cette discipline demande expérience et maîtrise.

Prochaine compétition

Les compétitions se déroulent à l'extérieur. La FINA peut monter ses structures à partir d'un quai, par exemple, tandis que le réseau Red Bull, fidèle à sa réputation, installe ses plates-formes dans des décors idylliques aux quatre coins du monde.

Le prochain en liste: Polignano a Mare, au sud de l'Italie, le dimanche 28 août. Les plongeuses du réseau Red Bull, 11 cette année, s'élanceront depuis une plate-forme ancrée dans la falaise qui surplombe la mer Adriatique. La plate-forme sera en fait située dans la cour arrière d'une résidence d'un habitant de la commune.

«Nous devrons traverser sa maison avant chaque plongeon!», s'amuse Lysanne Richard. La compétition sera diffusée en direct sur le site Internet de Red Bull. On peut aussi suivre l'athlète sur les réseaux sociaux et sur son site Internet (lysannerichard.com).

La beauté des paysages ajoute à l'expérience unique vécue par la plongeuse de haut vol. «Nous nous rendons dans les plus belles destinations naturelles», souligne-t-elle. L'athlète garde des souvenirs impérissables de son passage aux Açores, un groupe d'îles portugaises où elle a pu apercevoir des dauphins, ou encore de ses plongeons dans une cénote, à Chitzen Itza, au Mexique.

L'athlète rêve que sa discipline soit reconnue un jour aux Jeux olympiques.

Vers un centre d'entraînement intérieur au Parc olympique

Le Centre sportif du Parc olympique pourrait installer une plate-forme pour le plongeon de haut vol, ce qui en ferait le seul centre intérieur d'entraînement au monde. Un aménagement qui permettrait aux athlètes de se développer dans cette jeune discipline où même entraîneurs et agents sont difficiles à dénicher.

La plongeuse de haut vol Lysanne Richard s'entraîne à la piscine olympique pour parfaire ses mouvements et ses techniques, mais ne peut se pratiquer au plongeon de haut vol que quelques fois par année lors d'entraînements spéciaux.

La piscine doit alors être fermée pour qu'elle ait accès à une petite plate-forme de 17 mètres aménagée près du plafond. «Je suis restreinte dans les mouvements que je peux faire, par manque d'espace autour de la plate-forme. Je dois en faire des plus faciles, mais au moins ça me permet de me pratiquer», explique la plongeuse.

La plus haute plate-forme du bassin de plongeon du Centre sportif du Parc olympique est celle du 10 mètres. Elle y pratique ses mouvements plus techniques.

Les responsables du Centre sportif seraient ouverts à installer une plate-forme de 20 mètres pour permettre à l'athlète, qui est la seule canadienne à compétitionner dans cette discipline, de s'entraîner. «Ils souhaitent que ça se fasse, et nous devons en rediscuter après les Olympiques, à l'automne», souligne la plongeuse qui cherche constamment à augmenter le degré de difficulté de ses mouvements.

Montréal deviendrait alors le seul lieu d'entraînement intérieur pour les plongeurs de haut vol. Un centre extérieur existe dans l'ouest de l'Autriche, près d'Ötztal-Bahnhof, non loin de la Suisse.

S'il est difficile pour les athlètes de cette jeune discipline de s'entraîner dans les mêmes conditions qu'en compétition, il leur est aussi difficile de trouver entraîneurs et agents.

Lysanne Richard n'a pas réussi à trouver d'agent jusqu'à maintenant, et n'a pas d'entraîneur unique attitré. Elle doit travailler avec deux principaux entraîneurs: César Henderson, de Plongeon Canada, et avec l'entraîneur responsable du haut vol au Canada, Chris Huber. L'athlète est aussi soutenue par quatre autres entraîneurs.

«Au début ça me mélangeait de travailler avec deux entraîneurs, mais maintenant je trouve qu'il y a différents avantages», souligne Lysanne Richard.

Lysanne Richard a mis de côté sa carrière... (Photo courtoisie, Stécie April) - image 3.0

Agrandir

Lysanne Richard a mis de côté sa carrière d'artiste de cirque pour se consacrer au plongeon de haut vol.

Photo courtoisie, Stécie April

Parcours de Lysanne Richard

Née à Chicoutimi, Lysanne Richard a pratiqué le plongeon traditionnel pendant son adolescence avant de s'y consacrer davantage en poursuivant une partie de ses études secondaires en sport-études en plongeon à Québec.

En 1998, elle a emménagé à Montréal pour étudier à l'École nationale de cirque. L'acrobate a ensuite travaillé pour le Cirque du Soleil, le Cirque Éloize et pour Les 7 doigts de la main, notamment.

Le plongeon de haut vol a toujours fait partie de sa carrière professionnelle. Jeune adolescente, elle avait assisté à un spectacle au Village Vacances Valcartier et avait été séduite par les plongeurs acrobates.

Depuis sa première expérience, en 2000, elle a ensuite saisi toutes les occasions de faire du haut vol en participant à des spectacles de plongeons. Difficile, toutefois, à ce moment de faire carrière uniquement en plongeon de haut vol. Sa vie d'artiste de cirque lui offrait plus de stabilité.

Ce n'est que depuis 2013, lorsque la Fédération internationale de natation (FINA) a reconnu le plongeon de haut vol comme discipline, que ce rêve est devenu plus accessible. Seulement une quinzaine de femmes prennent part aux compétitions de la FINA, étant donné les critères de sélection élevés.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer