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Bob Desjardins reçoit un «coup de masse en plein front»

Bob Desjardins... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Bob Desjardins

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Bob Desjardins a reçu un véritable «coup de masse en plein front» jeudi en fin de soirée. Le propriétaire des River Kings de Corwnall, Steven Munroe, l'a informé qu'il mettait fin aux activités de l'équipe ontarienne de la Ligue nord-américaine de hockey, sans aucun préavis.

Le propriétaire a ensuite rendu publique sa décision vendredi matin dans un très bref communiqué intitulé «La communauté de Cornwall a tué les Kings». Le faible nombre de billets de saison vendus ainsi que les commandites expliquent cette décision inattendue.

Entraîneur-chef des River Kings, le Jonquiérois Bob Desjardins avait pourtant participé avec lui à une réunion du circuit Godin pas plus tard que lundi. «C'est déprimant. Il m'a appelé jeudi à 23h. J'ai essayé de le convaincre de ne pas faire ça, mais il l'a sorti vendredi», a-t-il commenté, encore sous le choc en fin d'après-midi, avouant ne pas avoir dormi de la nuit.

Lors des derniers mois, Desjardins a travaillé d'arrache-pied avec le directeur général Rick Lalonde pour mettre sur la glace une équipe de qualité. Il se disait très heureux du repêchage, des transactions et des signatures. «On était en voie de connaître une très belle saison. On avait tout fait ce qu'on devait faire», d'exprimer Bob Desjardins, qui n'a pas été payé pour le travail effectué pendant la saison morte comme son contrat entrait en effet le mois prochain.

Il a discuté avec quelques joueurs lors des dernières heures et ils sont tous très inquiets, à trois semaines du camp d'entraînement. «Les gars m'ont fait confiance là-dedans. Je sais que ce n'est pas de ma faute, mais on les a amenés à Cornwall», de confier avec dépit Bob Desjardins, convenant que les places dans les circuits mineurs aux États-Unis et en Europe ne courent pas les rues à ce stade-ci de l'été.

Sans être capable de donner un pourcentage de chances de voir l'équipe sur la patinoire pour la saison 2016-2017, avec le court délai, il mentionne qu'un prince charmant devrait sortir de nulle part avec sa baguette magique.

Réunion d'urgence

Le prince charmant désiré par Desjardins pourrait bien exister.

Le Bureau des gouverneurs de la LNAH s'est réuni en début de soirée afin de tenir une conférence téléphonique sur l'avenir de la concession de Cornwall. Déjà, des démarches auraient été faites par une personne qui serait intéressée à devenir propriétaire des River Kings. «On va tout faire pour rester à huit équipes. On se donne un délai jusqu'à lundi 15h, explique Marc Boivin, des Marquis de Jonquière. Il y a déjà du monde qui s'est manifesté pour Cornwall.»

Marc Boivin était surtout déçu de la manière dont Steven Munroe a fait les choses. «Normalement, tu avises les autres propriétaires avant d'aviser le public! Là, les médias l'ont su en même temps que nous. C'est ce qui est le plus triste. Une fois cela dit, maintenant, il faut trouver une solution.»

Une réunion du Bureau des gouverneurs sera tenue lundi, et tous les scénarios seront présentés aux propriétaires.

Avec Katerine Belley-Murray

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