Le vétéran prend encore sa place

Ed Winacott et Harold Van Winssen comptent plusieurs... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

Agrandir

Ed Winacott et Harold Van Winssen comptent plusieurs années d'expérience en canoë-kayak.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Véritable abonné du Championnat canadien de canoë-kayak en eau vive, Ed Winacott est aussi le doyen de la compétition. Le septuagénaire ne s'en laisse pas imposer par les plus jeunes, prenant la troisième place mercredi lors de la descente classique en kayak qui se déroulait à la Chute-aux-Galets de Saint-David-de-Falardeau.

«Je fais partie du paysage depuis un bon moment», convient dans un premier temps le coloré personnage. 

«Ça ne fait pas aussi longtemps que mon âge pourrait le suggérer», nuance l'Ontarien qui a commencé à pagayer à l'âge de 40 ans. Voyant son potentiel, son ami Harold Van Winssen, également présent à Saguenay, mais blessé, l'a ensuite convaincu de se lancer dans la compétition en eau vive, ce qui était le début d'une longue aventure. 

Depuis 1987, Ed Winnacott a participé à tous les Championnats canadiens, à l'exception de 2008, à Saguenay, alors qu'il avait dû déclarer forfait en raison d'une blessure à l'épaule. Malgré l'âge, il reste un compétiteur redoutable. Mercredi, dans l'épreuve de 5,5 kilomètres, il n'a été devancé que par deux adversaires, dont le favori Ben Hayward, qui sera également à surveiller au slalom samedi. 

«Récemment, je m'en tire très bien. En descente, je dirais que l'endurance compte pour plus que le talent ou la force», fait valoir le sympathique athlète qui demeure à Pefferlaw, à une heure au nord de Toronto. Il demeure très près d'une rivière, dans laquelle il peut s'entraîner à sa guise. Il parvient à se qualifier année après année lors des sélections nationales. Toutefois, depuis quelques années, il ne se rend plus en Europe pour participer aux grosses épreuves. Il ne manque pas une course du circuit provincial en Ontario, en plus de prendre part à des compétitions au Québec et au nord des États-Unis quand c'est possible.

«Notre objectif était de ne pas finir dernier», se souvient-il en riant à propos de ses participations aux coupes du monde. 

«Le problème n'est pas de se rendre, c'est plutôt pour les embarcations», explique-t-il, ayant déjà égaré son bateau lors d'une compétition en Italie avant de finalement le retrouver quelques jours plus tard. 

Président de la Fédération canadienne de canoë-kayak en eau vive, Harold Van Winssen connaît très bien la rivière aux Sables qu'il a descendue à de nombreuses occasions depuis 1973. Elle s'est toutefois montrée intransigeante mardi envers lui et après une chute, il a été contraint à l'abandon avec une blessure à l'épaule. Plus jeune qu'Ed Winacott, il était le plus expérimenté des compétiteurs présents au Saguenay. «J'ai fait à peu près de tout. J'aime seulement pagayer», de raconter Harold Van Winssen, qui se rappelle très bien ses présences dans les rivières régionales, que ce soit pour un championnat canadien, une compétition panaméricaine ou préparatoire au Championnat du monde de 1979. 

Les athlètes profiteront des deux prochains jours pour apprivoiser le parcours de la rivière aux Sables en vue du slalom de samedi.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer