Luc Gagnon et ses 138 marathons

Luc Gagnon... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Agrandir

Luc Gagnon

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

En 1980, le Chicoutimien Luc Gagnon était un fumeur sédentaire. Il a maintenant 138 marathons, deux Ironman et une traversée du lac Saint-Jean derrière la cravate. Le point tournant dans sa vie ? La naissance de sa fille, venue au monde avec une déficience intellectuelle.

« Pour m'aider à vivre avec le fait que ma fille a une déficience intellectuelle, j'ai commencé à faire du sport. Ça m'a aidé à gérer ma peine, ça m'a appris à vivre avec. J'ai commencé à courir pour le Club Jakours. La famille Jakours nous a aidés beaucoup dans l'acceptation de l'état de notre fille. Jakours nous a évité l'isolement. Le sport, c'était mon échappatoire. Si j'avais choisi la facilité, j'aurais choisi la boisson. »

Si Luc Gagnon avoue que le sport a jadis été son échappatoire, il mentionne que l'activité physique représente maintenant son mode de vie.

« Je me suis aperçu que de faire du sport m'aidait aussi au travail. Dès 1981, j'ai fait mon premier marathon. Ensuite, j'ai fait Les 12 h de course Michel-Voyer. J'ai gagné deux fois. Je n'ai plus jamais arrêté de courir. »

Les marathons l'ont en outre amené à New York, Boston, Philadephie et Chicago. Il en a aussi fait de nombreux au Québec. À sa retraite, il a décidé de se mettre à la nage, question de pouvoir faire des triathlons olympiques et des Ironman.

En 2015, à l'Ironman de Mont-Tremblant, il a terminé deuxième dans sa catégorie d'âge. Un an auparavant, il avait réussi sa première traversée du lac Saint-Jean, même s'il ne nageait que depuis quatre ans.

« Au début, je faisais deux longueurs de piscine et j'étais à bout de souffle. Je suis rentré membre du Club Endurance du fjord. Mon entraîneur, Sacha Veillette, et Michel Dufour m'aident beaucoup. La discipline la plus difficile, dans un triathlon, c'est la nage. »

Vendredi, à 6 h, il partira de Péribonka dans l'espoir de réaliser une deuxième traversée en solo du lac Saint-Jean. Luc Gagnon a 67 ans.

« Si vous parlez à un sédentaire de 67 ans, il va vous dire que c'est impossible de faire une traversée du lac. Quelqu'un qui fait des activités sportives, qui a de saines habitudes de vie, ça recule la médication. Quand tu es en forme, tu modifies ta courbe de vieillesse. »

Et pour Luc Gagnon, cette modification de sa courbe de vieillesse n'est pas innocente. « Nous avons choisi de garder notre fille à la maison plutôt que de la placer. Plus je serai en santé longtemps, plus j'aurai de chances de passer des belles années avec elle, à la maison. »

D'autres nageurs affronteront le Piékuagami

Ils seront plusieurs nageurs à affronter le mythique lac Saint-Jean, le 27 août. Ils le feront en ayant une pensée bien particulière pour Robert Cossette, décédé en juillet.

Annick Gobeil et Jean-Sébastien Côté feront une première traversée en solo. Michel Dufour en sera quant à lui à sa sixième.

Trois équipes s'aventureront également sur le lac. « Il s'agit d'une traversée amicale où l'on invite des nageurs amateurs à réaliser un rêve, soit de traverser le lac, mentionne Michel Dufour par courriel. Cette année est particulière, puisqu'on a perdu le géant des eaux, M. Robert Cossette, et c'est une façon pour nous de lui rendre hommage. »

C'est la deuxième année que l'événement a lieu.

Luc Gagnon, quant à lui, fera la traversée vendredi, et non la semaine prochaine.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer