Une affaire de passion familiale

Le Festival Gymkhana de Falardeau se termine dimanche.... (Photo Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay)

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Le Festival Gymkhana de Falardeau se termine dimanche.

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Le Festival Gymkhana de Falardeau, c'est bien plus que des courses à cheval. La neuvième édition a une fois de plus regorgé de belles histoires et Mélodie Paul a écrit un chapitre à elle seule.

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La présidente et fondatrice du Festival Gymkhana de Falardeau, Sylvie Gauthier, note une augmentation de la popularité de l'événement. 

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Marilou Paul et sa soeur Mélodie participent au Festival Gymkhana de Falardeau.

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La jeune fille de Mashteuiatsh n'a que huit ans, mais déjà, elle fait parler d'elle. Inscrite dans la catégorie jeune, elle domine le classement général de la saison en slalom. Rien ne semble énerver celle qui est montée sur un cheval la première fois à l'âge de trois ans.

«J'avais un cheval qui s'appelait Rific et il était tellement fin que je le montais toute seule», raconte la sympathique enfant.

Les performances de Mélodie sont d'autant plus remarquables qu'elle devance tous ses adversaires dans une catégorie qui regroupe des participants de 18 ans et moins. Pas mal pour une cavalière qui s'est lancée dans la compétition organisée il y a un an. «Je vais en faire longtemps parce que j'aime vraiment ça», ajoute-t-elle avec un sourire qui en dit long.

À Falardeau, Mélodie Paul monte sur le dos de Buck, son poney buckskin de 11 ans. Les deux ont indéniablement développé une chimie.

«Je n'ai pas peur parce que je me sens à l'aise et il me comprend, assure-t-elle. Si je vais trop vite, il se calme et il relaxe. Ce que j'aime le plus, c'est de faire le galop. Je me sens bien, je suis confortable et mon cheval est gentil lorsque je galope.»

La soeur aînée de Mélodie Paul, Marilou, est également en action ce week-end à Falardeau. Marjorie Tremblay est la maman des deux jeunes filles et a du mal à s'expliquer pourquoi ses enfants sont tombées en amour avec les sports équestres.

«J'arrive de travailler le soir et les deux filles m'attendent pour pouvoir aller faire du cheval, cite en exemple Mme Tremblay, qui est elle-même une cavalière. Pour nous, c'est une belle occasion de pratiquer notre sport préféré avec des amis.»

La meilleure amie de Mélodie, Kathleen Auclair, a d'ailleurs attrapé la piqûre des sports équestres. Elle passe la fin de semaine à Falardeau en compagnie de ses parents Cindy Ménard et Daniel Auclair. Elle aussi âgée de huit ans, Kathleen suit en quelque sorte les pas de son amie.

«On la laisse faire et elle aime vraiment ça, soutient Cindy Ménard. C'est naturel pour eux de monter un cheval. Elle a passé l'hiver à s'entraîner avec Mélodie et les deux ont beaucoup de plaisir.»

Un vieux routier

Pendant que certains cavaliers en sont à leurs premiers balbutiements sur le dos d'un cheval, d'autres ne sont pas nés de la dernière pluie. Yann Ménard-Bax, de Saint-Stanislas, est le champion en titre dans la plupart des catégories. Pour lui, la symbiose entre la bête et l'athlète n'a pas son égal.

«Le cheval, il faut le préparer à aller faire une course et ça demeure le même animal, mais ce n'est jamais pareil, indique le vétéran. Il peut être sur une mauvaise journée. Les heures d'entraînement deviennent alors primordiales, ainsi que tous les détails de la préparation.»

Une hausse de popularité remarquée

Le site débordait d'amateurs de sports équestres, samedi, lors de la troisième et avant-dernière journée du Festival Gymkhana de Falardeau. Entre 7000 et 8000 personnes se sont déplacées, un des meilleurs achalandages de l'histoire de l'événement.

«Il fait beau et on doit dire que la météo fait souvent foi de tout pour nous, souligne la présidente et fondatrice du Festival Gymkhana de Falardeau, Sylvie Gauthier. D'année en année, l'événement grossit et les gens viennent de plus en plus. On réussit à diversifier nos activités, tout en demeurant dans le thème western. C'est excessivement familial et notre grosse force, c'est que c'est l'entrée est gratuite.»

Quelque 160 chevaux ont été enregistrés pour les épreuves de barils, de slalom et de sauvetage, le plus haut taux de participation parmi toutes les compétitions régionales de gymkhanas équestres.

«La popularité du cheval est en hausse, on en voit de plus en plus depuis une dizaine d'années, observe Sylvie Gauthier. Les gens sont peut-être davantage portés vers la nature et un retour aux sources. La musique western connaît également une forte hausse au Québec. Ce sont des facteurs qui nous permettent d'attirer beaucoup de personnes.»

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