Le transport bien en marche

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Philippe Gagnon est littéralement tombé sous le charme de Rio, dont il apprécie l'exotisme.

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Les choses vont comme sur des roulettes pour Philippe Gagnon à Rio. Après quelques petits ajustements, le transport des membres de la délégation canadienne a maintenant pris sa vitesse de croisière.

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Philippe Gagnon n'est pas le seul Saguenéen aux Jeux olympiques de Rio. Sur place, il a rencontré le journaliste de Radio-Canada, Cendrix Bouchard, qui est dans l'Ouest canadien depuis plusieurs années.

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«Ç'a été un peu plus difficile de démarrer. On devait mettre en place un système et expliquer nos attentes. Les chauffeurs devaient également prendre conscience du trafic qui est très important à Rio et imprévisible. Là, ça va mieux. On a les bons outils d'analyse et de communication entre les chauffeurs», explique le Saguenéen qui est responsable des médaillés canadiens, des dignitaires et des commanditaires un peu partout dans la ville brésilienne et vers les sites de compétition.

Le Comité olympique canadien a engagé une compagnie locale et il gère une flotte de cinq voitures, un véhicule de 14 passagers et un autobus qui sont pratiquement toujours sur la route.

«Je suis aux anges», souligne Philippe Gagnon qui fait de très longues journées, débutant à 7h et finissant dans la nuit, vers 2h.

«Il faut avoir plusieurs options en tête au départ et dès que l'une d'elles ne semble pas fonctionner, on y va avec une autre», explique-t-il.

Philippe Gagnon en est à ses troisièmes Jeux olympiques comme bénévole et il peut donc établir des comparaisons. Dans son évaluation, Rio ne battra pas de record, ce qui n'empêche pas que tout soit quand même fait dans les règles de l'art. «C'est correct, mais pas parfait», admet-il sans détour, accordant une note parfaite de 10 à Londres... et de 8,5 à Rio.

«Tout est correct, mais pas à 100%. Ce n'est pas de niveau olympique dans la façon de faire les choses», reprend-il, mentionnant que la sécurité est un bon exemple. Les spectateurs sont méticuleusement fouillés, mais il manque de stations, ce qui cause d'immenses files d'attente à l'entrée.

«Le jeu de base est respecté, mais le jeu avancé ou extrême n'est pas totalement réussi», énumère-t-il, avouant être tombé sous le charme de Rio et de son exotisme. Son bureau à la Maison du Canada est d'ailleurs situé à quelques minutes de marche de la plage Copacabana.

À travers son horaire chargé, Philippe Gagnon a toutefois un peu de temps pour faire du tourisme ou encore assister à des compétitions. Le bénévole a réussi à se libérer pour assister aux finales du rugby féminin à 7, une nouvelle discipline où le Canada a décroché une médaille de bronze.

«Quand je m'en allais là-bas, j'étais comme un enfant. Dans les escaliers pour se rendre aux estrades, il y a des marches et je les aurais franchies quatre à la fois. J'étais tellement excité», d'exprimer Philippe Gagnon, qui se promet d'assister à de l'athlétisme, mais surtout d'aller encourager son compatriote régional Léandre Bouchard, un athlète qu'il admire grandement, lors de la dernière journée olympique, en vélo de montagne cross-country.

Impressionné par Penny

Ancien nageur paralympique, Philippe Gagnon mesure très bien l'ampleur de l'exploit réalisé par la jeune Penny Oleksiak lors des derniers jours. Il avait lui-même remporté quatre médailles lors des Jeux paralympiques de Sydney, en Australie, en 2000.

Il n'y a pas à dire, le nom de la nageuse ontarienne est sur toutes les lèvres à Rio dans la délégation canadienne. «C'est Penny et 16 ans. Ce sont tout le temps les mots qui se suivent», annonce Philippe Gagnon au bout du fil.

«Elle est vraiment impressionnante», lance celui qui avait été décoré trois fois de l'or à Sydney en plus d'une médaille d'argent. «Elle est calme. Elle a aussi cette capacité de prendre possession des courses dans le dernier droit», vante-t-il, ajoutant également sa facilité à gérer la pression. Elle fait également les petits détails, dont les touches au mur qui sont extrêmement importantes en natation, ce qui a mené à la médaille d'or jeudi soir au 100 mètres style libre.

Le Saguenéen donne également beaucoup de crédit à l'entraîneur-chef Ben Titley et son équipe qui ont mis beaucoup d'effort dans la détection de nouveaux talents à un jeune âge, ce qu'il ne faut pas sous-estimer à son avis.

Philippe Gagnon aurait pu voir en action Penny Oleksiak plus tôt cette semaine. Il avait des billets, mais n'a pas été en mesure de se libérer. «Je me console en me disant que c'est mieux à la télé qu'en personne», mentionne avec philosophie celui qui partage un appartement avec un autre ancien olympien et bénévole à Rio, le kayakiste Tom Hall, médaillé de bronze à Pékin.

Philippe Gagnon sera de retour au Québec le 24 août. Il devrait en principe collaborer avec Radio-Canada pour les Jeux paralympiques qui suivront, à compter du 7 septembre.

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