Une affaire de famille

Une bonne partie de la famille d'Antoine Bouchard... (Photo courtoisie, Sylvain Bouchard)

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Une bonne partie de la famille d'Antoine Bouchard s'est déplacée à Rio pour encourager son favori.

Photo courtoisie, Sylvain Bouchard

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Le Quotidien

(Guillaume Pelletier) - Rejoint à Rio par Le Quotidien, Sylvain Bouchard, le père d'Antoine, ne pouvait être plus fier de son fils.

«Oh mon dieu! Oh oui je suis fier! Il a battu deux judokas classés dans le top-3 mondial, c'est incroyable. Et celui qui l'a vaincu est triple champion du monde, c'est très honorable», affirme son père, visiblement ému de la performance d'Antoine. M. Bouchard vante également la force de caractère dont a fait preuve son fils. «Il était déçu lorsqu'il a perdu contre le Slovène. Il croit qu'il aurait dû gagner, mais il a travaillé très fort pour revenir et gagner le match suivant», d'assurer le paternel. Malgré sa performance remarquable, le perfectionniste Antoine Bouchard pensait aux erreurs commises durant la journée selon son père. Sylvain Bouchard assure cependant que son fils a rapidement changé son fusil d'épaule après la cérémonie des médailles et tire beaucoup de satisfaction de sa performance. M.Bouchard n'était pas seul pour encourager Antoine. «Toute la famille était là, nous (ses parents), son frère, sa soeur, sa blonde. Tout le monde était là pour le soutenir», se réjouit-il. Le père de l'athlète est encore plus impressionné de la performance de son fils, puisque celui-ci qui s'est fait opérer à un genou le 16 janvier

Un potentiel remarqué tôt

Si la performance de Bouchard a de quoi impressionner à travers le monde, son ancien entraîneur, lui, n'est pas du tout surpris des succès du jeune judoka. «Il était très actif quand il était plus jeune et lorsqu'il s'est mis sérieusement au judo vers 15 ou 16 ans, on a vu son potentiel. C'est notre boulot au club d'entraîner nos athlètes jusqu'au maximum de nos compétences, mais au niveau qu'il avait atteint, il fallait l'envoyer sur l'équipe nationale», explique Roger Tremblay, son entraîneur lorsqu'il était au club de Jonquière.

Sur l'équipe nationale, Bouchard peut compter sur les conseils d'entraîneurs ayant fait de brillantes performances par le passé. C'est notamment le cas de Nicolas Gill qui a remporté une médaille de bronze aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992 et une médaille d'argent aux Jeux olympiques de Sydney en 2000.

Le Jonquiérois peut également profiter des conseils de Jean-Pierre Cantin, le seul autre judoka du club de Jonquière à avoir participé aux Olympiques.

Roger Tremblay est certain d'une chose. Antoine Bouchard sera encore plus dominant lors des prochains Jeux olympiques, à Tokyo, en 2020. «Il n'a que 21 ans, les meilleurs atteignent leur apogée entre 25 et 27 ans. Il sera vraiment intéressant à voir à Tokyo», se réjouit l'entraîneur.

Pour le moment, M. Tremblay estime que Bouchard n'a pas mérité que le respect de la sphère sportive, mais également un long repos, chez lui, où son ancien mentor promet de l'accueillir avec d'autres membres du club.

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