Antoine Bouchard si près d'une médaille

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En lever de rideau de la compétition, Antoine Bouchard avait surpris le Russe Mikhail Puliaev, troisième favori.

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Le Quotidien

Il devait y avoir beaucoup de Saguenéens et de Jeannois devant leur téléviseur, dimanche après-midi, pour suivre les performances du judoka local, Antoine Bouchard.

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Celui qui prenait part à ses premiers Jeux olympiques dans la catégorie des moins de 66 kilos n'a pas déçu ses partisans. Bouchard avait l'occasion de marquer l'histoire en remportant une médaille de bronze en finale B. Le Québécois s'est cependant avoué vaincu par ippon face au Japonais Masashi Ebinuma, terminant donc à la 5e place, une performance tout de même remarquable pour celui qui fait partie du top-20 mondial.

La performance du Saguenéen est d'autant plus impressionnante puisqu'il affrontait, lors de son deuxième match, le vice-champion du monde, le Russe Mikhail Pulyaev. Pulyaev, médaillé d'argent lors des deux derniers Championnats du monde et troisième favori, a eu toute une opposition de Bouchard qui l'a finalement surpris en prolongation.

Plus tôt sur sa route, Bouchard n'avait fait qu'une bouchée de Raymond Ovinou, de la Papaouasie-Nouvelle-Guinée, qu'il a défait par ippon en seulement 43 secondes lors son match inaugural.

En huitièmes de finale, le membre du Club de judo de Jonquière a pris le dessus du champion d'Afrique, le Marocain Imad Bassou, par yuko.

Bouchard a cependant dû prendre le chemin du repêchage après son affrontement en quarts de finale face au Slovène Adrian Gomboc qui a pris sa mesure par ippon après quatre minutes et neuf secondes.

Ce n'était pourtant rien pour l'inquiéter, puisque Bouchard a défait le Mongole Tumurkhuleg Davaadorj, deuxième favori, avec une victoire par waza-ari, assurant sa participation dans la finale de la médaille de bronze B.

«Je me disais qu'après avoir battu ces gars-là, même si le Japonais est un triple champion du monde, j'abordais ce combat avec confiance», a avoué Antoine Bouchard.

«Ebinuma, c'est fort probablement l'un des meilleurs de sa génération, a souligné Nicolas Gill, entraîneur-chef de la délégation canadienne. C'était l'un des trois grands favoris du tournoi.

«Le combat allait relativement bien, mais il a des habiletés hors du commun. Je crois que lorsqu'il a inscrit le yuko, ça a été le coup de poignard au coeur (pour Antoine). Il savait que ce serait plus difficile de le marquer. Pour le battre, il aurait fallu compter sur une non-combativité de sa part. Une fois qu'il tirait de l'arrière, ç'a été un dur coup. Le Japonais l'a sûrement senti; ça a été le début de la fin.»

«C'est un judoka d'expérience. Il en a vu passer des adversaires, a indiqué Bouchard. Je n'étais sûrement pas le premier gars qui se battait comme ça (face à lui).»

Puliaev: le combat-clé

Selon Gill, le combat-clé de cette journée de rêve, c'est celui face au Russe Puliaev.

«Le premier combat (gagné en 43 secondes par ippon contre Raymond Ovinou, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée) était pour moi un indicateur de son état d'esprit, a analysé Gill. C'était un adversaire qui normalement n'est pas de niveau pour lui, mais c'était une façon de voir s'il était nerveux. J'espérais que ce combat dure assez longtemps pour qu'il prenne le pouls et soit confortable. Il s'est bien déroulé et je me suis dit: ''C'est bon signe''».

«S'il passait le Russe, toutes les portes étaient ouvertes par la suite. C'est ce qu'il a fait.»

Avec La Presse Canadienne

Roger Tremblay, l'ancien entraîneur d'Antoine Bouchard au Club... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay) - image 2.0

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Roger Tremblay, l'ancien entraîneur d'Antoine Bouchard au Club de judo de Jonquière, est très impressionné les performances de son ancien poulain.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

Roger Tremblay fier

Pour son ancien entraîneur du Club de judo de Jonquière, Roger Tremblay, la performance de Bouchard est exceptionnelle. «À 21 ans, c'est extraordinaire, son niveau d'expérience à l'international était bon, mais pas excessivement bon. Il n'avait pas fait énormément de grandes compétitions et une performance comme ça va lui donner une très grande dose de confiance», se réjouit celui qui l'a entraîné depuis que Bouchard avait cinq ans. Selon M. Tremblay, le style de judo qu'utilise son ancien poulain a largement contribué à ses succès en terre brésilienne. «Il n'est pas facile à lire et il est grand. Ça le rend très difficile à saisir pour les autres judokas. De plus, il fait de grands mouvements et il est gaucher, c'est encore une difficulté de plus pour ses adversaires», de vanter Roger Tremblay.

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