Conditions extrêmes, parcours extrême

Le départ a été donné vendredi matin à... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Le départ a été donné vendredi matin à Chicoutimi.

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CHRONIQUE / Pour une deuxième année de suite, j'ai décidé d'embarquer dans l'aventure des Cols du Fjord. Je me suis inscrit dès le mois d'octobre dernier, pas le temps d'hésiter. À ce moment, l'hiver se préparait à faire son entrée. Vendredi, c'est la chaleur intense qui a donné du fil à retordre aux participants, votre humble serviteur inclus.

Honnêtement, je n'ai jamais souffert de la chaleur comme ce fut le cas lors de cette première journée.

Avant d'entrer dans le vif du sujet, plusieurs d'entre vous se demandent probablement ce que sont les Cols du Fjord. Eh bien, mes amis, il s'agit d'une randonnée cycliste de trois jours, qui part de Chicoutimi - l'Hôtel Chicoutimi pour être plus précis - , et se termine... au même endroit le dimanche!

Cette année, on est plus de 50, soit le double de l'édition 2015. D'ailleurs, je lève mon pouce à toute l'organisation des Cols. On est traité aux petits oignons.

Lors de la première journée, on se rend à L'Anse-Saint-Jean. Je suis d'ailleurs en train d'écrire ces lignes confortablement installé dans un coquet condo situé dans le village alpin du Mont-Édouard. De quoi faire rêver.

Trêve de rêverie, revenons à nos moutons. Le samedi, on quitte L'Anse-Saint-Jean vers Tadoussac. La dernière journée se passe entre Tadoussac et Chicoutimi. Au total, ce sont plus de 330 kilomètres, en plus d'un dénivelé positif de près de 4800 mètres. Plusieurs options sont offertes pour ajouter quelques kilomètres et du dénivelé.

C'est quelque chose. Sauf que vendredi, le défi a été quintuplé. Il a fait chaud, très chaud. Rendus à La Baie, nous sommes passés par le «vieux chemin» qui mène à Saint-Félix-d'Otis, celui qui contourne la route principale, la 170.

Celui qui offre aux cyclistes plusieurs points de vue magnifiques sur le fjord. Celui qui est doté d'une chaussée pratiquement impeccable. Celui qui, et c'est là que ça devient corsé, est parsemé de bonnes «bosses». Des côtes, pour être plus clair.

La montée s'est bien faite. J'ai suivi mon propre rythme, tout en évitant de vouloir trop en mettre même si j'étais entouré de plusieurs autres cyclistes, dont quelques costauds. C'est toutefois à cet endroit que la chaleur et l'humidité ont le plus tapé sur le corps. Enchaîner les côtes avec un soleil de plomb, sans la présence d'un vent digne de ce nom qui pourrait nous refroidir, je vous garantis que ça gruge de l'énergie.

À ce moment, on avait tout près de 60 kilomètres dans les pattes. J'avais l'impression d'en avoir fait le double. Arrivé au deuxième ravitaillement de la journée, je me suis enfilé une canette de Coke derrière la cravate. Je ne bois jamais de cette boisson gazeuse. Sauf que là, j'en avais besoin.

Je me sentais tellement pesant en repartant, chaque petit vallon me paraissait comme le mont Ventoux. Je remercie d'ailleurs mon partenaire qui a levé le pied et m'a attendu lorsqu'il s'est bien rendu compte que je tirais de la patte.

Cette première étape s'est malgré tout bien terminée. J'ai retrouvé une énergie respectable, sans être nécessairement au top de ma forme. Ça devrait être correct pour samedi. Demain est un autre jour, disaient-ils.

En Cadillac

Je ne veux pas faire de publicité gratuite (déjà que je viens tout juste de ploguer la compagnie Coke), mais je me dois absolument de remercier Dominic Piché et la boutique Vo2. Imaginez-vous donc que j'ai eu l'opportunité de rouler avec un vélo Willier zero 9 Ultegra, gracieuseté de cette boutique située à Chicoutimi.

J'aime bien mon vélo, mais je suis pratiquement tombé en amour avec la machine italienne. Relativement léger, le vélo a grimpé les cols comme un chef. Bon, mes jambes l'ont un peu aidé, mais à peine.

Dominic a fait le positionnement de mon vélo comme un vrai pro, en deux temps trois mouvements, à peine une heure avant le départ. Je n'étais pas certain d'embarquer sur un «becyk» qui n'était pas ajusté pour moi, mais je n'ai vu aucune différence. À tel point que j'envisage peut-être de changer mon Specialized pour un Willier dans le futur...

Samedi, direction Tadoussac. On se dit à bientôt.

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