Un nouveau défi pour Maxime Tremblay

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Maxime Tremblay est le nouveau président de la Commission provinciale d'arbitrage de Judo Québec.

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Maxime Tremblay gravit les échelons. Le Baieriverain est le nouveau président de la Commission provinciale d'arbitrage de Judo Québec. Les prochains mois s'annoncent maintenant chargés pour celui qui ne manque pas d'idées.

Maxime Tremblay est très bien connu dans le monde du judo régional et provincial. Arbitre depuis environ 25 ans, il devient donc le président de l'une des quatre commissions de Judo Québec. Les autres étant celle de développement, des grades et de l'organisation des tournois. Le nouveau président de la fédération provinciale, Vincent Bouchard, élu en juin dernier, a approché Maxime Tremblay afin de lui offrir le poste. Il succède à Yves Pearson, le fils de Gisèle Gravel, elle aussi très bien connue dans la région sur la scène du judo.

«Je ne l'ai jamais demandé, on me l'a offert, soutient le passionné de 40 ans. J'avais été approché une première fois au printemps, mais je n'étais pas certain puisque c'est un poste qui demande beaucoup de temps. Lorsque je m'implique dans quelque chose, je le fais à 100 pour cent. J'ai plusieurs idées, mais en même temps, ça prend du temps pour pouvoir les réaliser. On m'a de nouveau approché en mai et j'ai finalement décidé d'accepter. Beaucoup de mes pairs m'ont encouragé à prendre le poste et ce fut une belle marque de confiance de leur part. Je suis finalement entré dans mes nouvelles fonctions il y a trois semaines.»

La Commission provinciale d'arbitrage de Judo Québec a plusieurs rôles, dont celui de planifier l'assignation des arbitres pour les cinq tournois organisés par Judo Québec. L'évaluation des arbitres est une autre tâche de la Commission. D'ailleurs, Maxime Tremblay et son équipe devront se pencher sur un nouveau système afin que les arbitres soient évalués de manière impartiale. Dans les dernières années, des arbitres d'expérience qui ne pratiquaient plus se chargeaient de ce travail, mais ces personnes ne font plus partie de la Commission.

«J'ai pensé à un système qui devrait bien fonctionner, mais on va évaluer le tout lors de la première rencontre de la Commission à la mi-août», raconte M. Tremblay, qui va maintenant s'assurer de bien faire les choses pour ne pas se lancer dans plusieurs projets sans être en mesure de les mener à terme.

Maxime Tremblay a immédiatement instauré une nouveauté en entrant en poste. Afin de former son équipe, il a lancé un appel de candidatures à tous les arbitres de la province. Il a agi ainsi par souci de transparence. «Dans les dernières années, on n'agissait pas par élection et certains arbitres de la Commission disaient qu'il y avait une clique, a fait valoir M. Tremblay. Je n'ai jamais senti ça, mais en ouvrant la porte à tous, je voulais briser cette impression.»

De plus, la poursuite d'un programme pour encourager les femmes à devenir arbitres de judo fait partie de ses objectifs, tout comme le développement d'un système de mentorat pour les jeunes arbitres.

«Claude Bédard, un arbitre de Montréal, a monté ce système, mais il n'était pas lié à la Commission, explique Maxime Tremblay. L'un de mes grands défis est d'encourager les plus jeunes à se tourner vers l'arbitrage. La moyenne d'âge n'est pas calculée, mais à 40 ans, je suis l'un des plus jeunes au Québec.»

L'idée de créer une catégorie pour les arbitres au Temple de la renommée de Judo Québec est un autre projet de M. Tremblay. Pour l'instant, seuls les bâtisseurs et les athlètes ont leur place.

Maxime Tremblay ne sait pas combien de temps il occupera ses nouvelles fonctions. Il sait toutefois que ce ne sont pas les projets qui manquent et qu'il restera en place tant et aussi longtemps qu'il va pouvoir faire avancer les choses.

«Je suis assez humble et je connais assez mes limites pour savoir à quel moment c'est le temps de passer le flambeau, affirme M. Tremblay. J'ai des idées et il y a des belles réalisations qui sont possibles, mais il faut prendre le temps de bien faire les choses. Je n'ai pas l'intention de tout changer du jour au lendemain.»

Arbitre dans l'âme

Maxime Tremblay est emballé à l'idée d'occuper un poste important au sein de Judo Québec. Il n'est toutefois pas question pour lui de mettre l'arbitrage de côté et il entend demeurer actif sur les tatamis.

L'arbitre est présentement classé niveau B par la Fédération internationale de judo. Le plus haut est le niveau A. Il est donc plutôt près du sommet et c'est pour cette raison qu'il ne sait pas si son objectif est de gravir les échelons au sein de Judo Québec ou encore de Judo Canada.

«Je reste un homme actif qui a comme objectif d'arbitrer sur le circuit international de façon régulière, partage Maxime Tremblay. Je n'ai pas d'aspirations pour occuper un poste chez Judo Canada, autant que je n'en avais pas chez Judo Québec. Il ne faut donc jamais dire jamais.»

Maxime Tremblay est d'ailleurs un candidat de choix au Canada pour faire partie du circuit mondial, qui ne compte aucun arbitre à la feuille d'érable. Est-il possible de voir le Baieriverain faire partie des arbitres aux Jeux olympiques un jour?

«Les Jeux demeurent toujours l'objectif ultime, mais il faut comprendre que c'est extrêmement difficile d'en faire partie, précise-t-il. Cette année à Rio, 14 arbitres ont été sélectionnés, dont seulement trois proviennent des Amériques. On y retrouve un Brésilien, un Américain et un Mexicain. Par contre, c'est moi qui est en tête de liste au pays pour faire partie du circuit international. En étant optimiste, je pourrais être aux Jeux olympiques en 2024 seulement.»

Dans le but de se faire connaître sur la planète judo, Maxime Tremblay revient d'ailleurs d'un important tournoi à Berlin, en Allemagne. Il faisait partie des 45 arbitres sur place, dans le cadre de la Coupe européenne junior, réservée au meilleurs judokas de 21 ans et moins de l'Europe. C'était une première expérience du genre pour lui sur le Vieux continent. Il était d'ailleurs l'un des deux seuls arbitres des continents américains à être présent, l'autre étant un représentant des États-Unis.

«C'est un autre monde, convient Maxime Tremblay. J'ai eu la chance de faire une des 16 finales pour la médaille d'or. C'était un combat entre le deuxième et le quatrième au monde chez les juniors, c'était donc un combat très serré. J'ai aussi été juge lors d'une autre finale pour l'or, ainsi que trois finales pour la troisième marche du podium. Pour une première expérience, ce n'est pas mauvais.»

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