Mécontentement à l'endroit de la FINA

Xavier Desharnais... (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Xavier Desharnais

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Louis Potvin
Le Quotidien

Les nageurs du marathon du 32 kilomètres de la Traversée internationale du lac Saint-Jean croient que la FINA veut tuer cette discipline en imposant le port de la combinaison isothermique et en ne soutenant pas les épreuves longues distances qui en arrachent.

Champion en titre de la Traversée, Xavier Desharnais pense que la direction de la Traversée et les autres marathons à travers le monde devraient quitter la FINA et devenir indépendants.

«On dirait que la FINA ne veut plus de la nage en eau libre longue distance. Ses dirigeants ne consultent pas les athlètes, ils prennent des décisions complètement folles comme de permettre le «wetsuit» qui va dénaturer le sport. Si rien n'est fait, ce sport va mourir», déplore l'athlète de Sherbrooke.

La direction de la Traversée internationale du lac Saint-Jean réfléchit à ce qu'elle va faire quand son affiliation avec la FINA va prendre fin en 2017. Elle veut dresser la liste des avantages et inconvénients. L'affiliation coûte près de 15 000$ par année. Ajoutez à cela les frais liés à la venue d'une dizaine de représentants et officiels pendant la durée de la Traversée, comme les déplacements, hôtels et repas.

Ces coûts importants ont probablement contribué à l'interruption de la Traversée du lac Memphrémagog.

L'Argentin Damian Blaum est cinglant.

«Si le port du «wetsuit» est accepté, moi, j'arrête de nager. Ça n'a aucun sens! Ils vont tuer le sport. Aussi ça ne vaut plus la peine de faire de l'entraînement pour participer à seulement 3 épreuves dans le monde. Il y a une prise de conscience qui doit être faite avant qu'il ne soit trop tard.»

Un autre gagnant de la Traversée et vétéran de ce sport, Tomi Stefanovski n'est pas plus tendre.

«C'est un sport d'hommes... et de femmes endurantes. C'est un sport dur qui doit le rester. Il faut arrêter de rendre ça facile pour tout le monde. La nage en eau libre, c'est en maillot que ça se fait, pas avec une combine. Ceux qui sont trop frileux, qu'ils nagent en piscine», lance-t-il.

Pour Xavier Desharnais, nager avec une combinaison sur une longue distance risque de causer des blessures aux nageurs.

«Ça limite l'aisance des bras. Pour une courte distance, ça va, mais pour un marathon, ça va prendre des jours à se remettre du mal d'épaules. Ils ne nous ont même pas consultés», critique-t-il.

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