100 milles de folie

Michel Bernard a couru 160 kilomètres en 23h05mn07.... (Photo courtoisie)

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Michel Bernard a couru 160 kilomètres en 23h05mn07.

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Après avoir relevé avec succès le défi de courir 100 kilomètres à Niagara le 18 juin dernier, le Chicoutimien Michel Bernard s'est offert une autre petite folie dimanche dernier en complétant le «Vermont 100 miles», un Ultramarathon de 160 kilomètres (!) qu'il a terminé en 23h05mn07.

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La tradition veut que les coureurs qui complètent le «Vermont 100 miles» reçoivent une boucle de ceinture lorsqu'ils terminent l'épreuve en moins de 24 heures.

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Des 300 coureurs qui ont pris le départ à 4h du matin, 256 ont terminé l'épreuve dans les 30 heures allouées. Grâce à son chrono, le Saguenéen a pris le 78e rang au classement général.

En entrevue téléphonique mercredi, Michel Bernard avoue que l'épreuve a été difficile physiquement , comme en témoignent son genou endolori et ses nombreuses ampoules, mais il a tellement aimé l'expérience qu'il songe à refaire un autre 100 milles l'an prochain.

Pour le Chicoutimien, la course s'est déroulée dans de belles conditions. «On a eu du beau temps, du soleil et un peu de nuages. Parfois, en forêt, dans les montées, c'était un peu étouffant, mais on n'a jamais vraiment souffert de la chaleur, raconte-t-il. En soirée, vers minuit, il a commencé à pleuvoir et ça s'est amplifié. Même avec les lampes frontales, on avait de la misère à voir devant. Ç'a été la portion la plus difficile du parcours. Tu te sens loin de chez vous quand t'es perdu comme ça dans la forêt au Vermont. Tu te fies aux balises pour indiquer le chemin et il faut vraiment avoir confiance dans les organisateurs, car tu souhaites de ne pas te perdre!»

«Cette pluie a compliqué un peu les choses parce que je courais en espadrilles de route», mentionne-t-il. Heureusement pour lui, sa conjointe l'attendait avec des espadrilles de sentier et des vêtements secs au ravitaillement situé à une dizaine de kilomètres de la fin, de sorte qu'il a pu terminer l'épreuve un peu plus confortable.

Courir avec les chevaux

Cette course a ceci d'original qu'au départ, c'était une course de chevaux. Mais en 1974, un participant, dont le cheval s'était blessé, a décidé de courir l'épreuve. Encore aujourd'hui, les coureurs côtoient les cavaliers et leurs montures durant le trajet, et chaque groupe ont leurs points de ravitaillement respectifs.

Pour réaliser l'exploit de courir 100 milles, les participants ont le choix de le faire en solo ou de recevoir le soutien moral d'un accompagnateur pour les 49 derniers kilomètres. Michel Bernard a donc fait appel à son partenaire d'entraînement, Stéphane Girard de Laterrière, qui l'a encouragé et l'a incité à bien s'hydrater et s'alimenter durant cette dernière portion de la course.

La borne indiquant le dernier mile à faire a donné des ailes au Chicoutimien qui a littéralement survolé la distance. «Autant ça m'a pris tout mon p'tit change pour courir les miles avant parce que j'avais mal partout, autant quand je suis arrivé au dernier mille, je me suis dit que j'étais capable de tenir un bon rythme. J'ai vraiment fini en force, j'ai eu un «boost» d'énergie et selon ce que m'a dit Stéphane, j'ai dépassé une vingtaine de personnes», raconte le Saguenéen. Pour lui, l'abandon n'a jamais été une option. «J'ai adoré l'expérience. Malgré la fatigue et la douleur, j'aimerais refaire un 100 milles l'été prochain peut-être encore au Vermont, peut-être ailleurs», avance celui qui se concentre présentement à bien récupérer.

Cette course a été la plus longue distance qu'il a ralliée. Après avoir couru des marathons et des Ironman, il a pris part à un Ultramarathon de 80 km à Bromont en octobre dernier, puis, à un 100 km à Niagara en compagnie de son comparse, Stéphane Girard. Ce dernier a d'ailleurs lui aussi apprécié l'expérience et il songe à ajouter un 100 milles à ses prochains objectifs.

Hervé Stecq au 113e rang

Mentionnons enfin qu'en plus de Michel Bernard, un autre Saguenéen a réussi l'exploit du 100 milles. Hervé Stecq a conclu au 113e rang, après avoir couru l'épreuve en solo en 23h53mn29.

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