Le lac Saint-Jean encore le plus fort

Heidi Levasseur... (Photo Le Quotidien, Isabelle Tremblay)

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Heidi Levasseur

Photo Le Quotidien, Isabelle Tremblay

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Si la région est réputée pour être accueillante, le lac Saint-Jean, lui, ne collabore vraiment pas avec la visite ces jours-ci. Partie lundi matin de Roberval avec comme objectif de nager 300 km par étape jusqu'à Tadoussac en dix jours, la Trifluvienne Heidi Levasseur est vraiment éprouvée par les conditions météo et aquatiques.

Mercredi, le lac est encore une fois venu contrecarrer son programme, un trajet de 34 kilomètres entre Pointe-Taillon et Vauvert qu'elle n'a pu faire au complet à la nage. Elle a dû être retirée des eaux pendant une partie de sa trajectoire avant de replonger pour le dernier droit, une fois la rivière Péribonka passée.

«Très difficile journée, s'est-elle exclamée d'entrée de jeu lorsque jointe par téléphone. Le lac n'est pas conciliant avec moi cette semaine. J'ai été obligée de me retirer de la trajectoire après environ une dizaine de kilomètres parcourus parce que j'étais en hypothermie. Ce n'était pas du tout la même température de ce côté-ci du lac que lundi de l'autre côté. On parlait d'une température en bas de 60 degrés Fahrenheit (15,5 degrés Celsius)! Je n'avais pas le wetsuit (combinaison en néoprène) adéquat pour cette température-là.»

Mais celle qu'on surnomme la «Sirène du Québec» n'est pas du genre à baisser les bras. «Ça fait partie du jeu. Ce n'est pas toujours des réussites. Jusqu'à maintenant, j'ai toujours réussi mes projets et ça a toujours relativement bien été, mais cette fois-ci c'est plus difficile et ça montre aussi que je suis une humaine.»

Une deuxième dure journée

Lundi, la Trifluvienne a vécu une éprouvante journée dès la première portion de son périple entre Roberval et Métabetchouan. Le mardi, les forts vents et d'imposantes vagues l'ont forcée à annuler le trajet entre Métabetchouan et Saint-Henri-de-Taillon. Mercredi, après deux heures de nage, elle a été retirée de l'eau, puis elle a plongé de nouveau à l'eau une fois passée la rivière Péribonka où il y avait un autre coup froid. Elle a nagé jusqu'aux rives de Vauvert où les enfants l'ont accueillie.

«Le côté positif de la chose, c'est que j'ai eu plus de temps pour jaser avec les jeunes et faire les activités sur les rêves qu'ils ont confiés à la sirène. Ils m'ont demandé de signer leurs chandails, leurs gougounes, leurs casques de bain, etc. J'ai eu le temps de le faire ce que j'aurais peut-être moins eu le temps de faire si j'étais arrivée deux heures plus tard comme prévu.»

Jeudi, Heidi Levasseur doit en principe prendre une journée de repos, mais elle n'écarte pas la possibilité de nager une étape si le temps et le lac se montrent cléments. «Je garde la tête haute, assure-t-elle. C'est dans mes habitudes d'aller jusqu'au bout. Cette fois-ci, c'est un peu plus tumultueux et un peu plus éprouvant, mais ça fait partie de l'expérience qui rentre et de l'exemple que je dois donner», de conclure celle qui souhaite devenir en 2018, la première femme à traverser l'océan Atlantique Nord, à la nage.

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