Keven B. Tremblay: un enseignant heureux

Directeur de l'Académie du Club de golf La... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Agrandir

Directeur de l'Académie du Club de golf La Tempête, Keven B. Tremblay (à droite) a dirigé une clinique de perfectionnement, lundi, en compagnie de Sébastien Néron, professionnel enseignant du club Saguenay et responsable de l'Académie de golf Armada.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Serge Émond
Le Quotidien

Après avoir goûté à la compétition pendant plusieurs années, souvent sous les couleurs du Club de golf Saguenay Arvida, Keven B. Tremblay a fait sa niche dans le domaine de l'enseignement du golf. Et il ne va surtout pas s'en plaindre.

Directeur de l'Académie du Club de golf La Tempête depuis quatre ans, le Jonquiérois a effectué une rapide visite dans sa région natale, en début de semaine, afin de diriger une clinique d'un jour en compagnie de Sébastien Néron, professionnel enseignant du club Saguenay et responsable de l'Académie de golf Armada. Pendant quelques heures, il a accompli le travail qu'il effectue quotidiennement à Lévis. Seul le terrain a changé.

Keven B. Tremblay a principalement représenté le club jonquiérois dans les rangs juniors. Il a ensuite obtenu le statut de professionnel à l'âge de 18 ans, ce qui lui a permis de se joindre au circuit de l'Association des golfeurs professionnels du Québec et de travailler avec André Nols à titre d'assistant professionnel. Il a quitté la région en 2006, principalement pour augmenter ses chances de succès en compétition. Après des séjours à Joliette et Sorel, il s'est installé à Québec.

«J'ai vite compris que la compétition était moins ma place que l'enseignement, raconte Keven B. Tremblay. Ça prend beaucoup de sacrifices pour progresser en compétition. J'étais rendu le plus loin que je pouvais me rendre et l'enseignement a pris plus de place.»

Aujourd'hui, Keven B. Tremblay enseigne le golf douze mois par année. Son boulot à La Tempête l'occupe pendant six mois et il poursuit dans la même veine à l'intérieur pendant la période hivernale.

«L'enseignement est un univers très agréable, assure le Jonquiérois. Tu es en relation avec les gens et j'adore ça. Il y a un côté très satisfaisant dans l'enseignement du golf. Quand on réussit, ce qu'on souhaite tout le temps, c'est très satisfaisant. C'est agréable de voir une progression dans le jeu des clients. Ils ont plus de plaisir à jouer. On amène du monde vers le golf. On garde le monde dans le golf. Il peut être décourageant de moins bien jouer. Les gens peuvent avoir tendance à vouloir lâcher. Tous les jours, j'ai des appels de gens un peu en détresse qui pensent à tout abandonner parce que ça ne va pas bien. On les voit une ou deux fois, on les rassure, on leur parle de technique un peu et les choses se replacent. Ils recommencent à avoir du plaisir et on les garde dans le golf. C'est un univers très satisfaisant.»

Keven B. Tremblay est convaincu que l'enseignement demeurera sa principale préoccupation pendant encore plusieurs années. Ceci étant dit, l'idée de refaire de la compétition un jour trotte encore quelque part au fond de sa tête. Mais ce jour est encore bien loin. Pour y arriver, il devra trouver le moyen de jouer et de s'entraîner plus souvent. Pour l'instant, cela lui est impossible puisque l'enseignement l'occupe douze heures par jour, pratiquement sept jours sur sept.

L'avenir des clubs

À titre d'enseignant, Keven B. Tremblay touche un volet du golf qui intéresse tous les clubs. Il fait sa part pour assurer une relève à ce sport.

Malgré toute l'incertitude qui plane au-dessus de bien des clubs, il voit l'avenir avec optimisme.

«Ça ne m'inquiète pas tant, avance le Jonquiérois. Je vois le côté positif des choses. À La Tempête, je fais partie d'un club en changement, un club qui a apporté des nouveautés. Ça bouge. Les gens embarquent dans le golf, mais c'est différent. Des gens qui jouent 120 parties par année, il y en a moins. La réalité a changé et les clubs doivent faire face au changement. Ça demande un bon ajustement.»

Keven B. Tremblay ajoute que bien des clubs ont réagi à la nouvelle réalité seulement une fois placés au pied du mur. Il rappelle que les clubs doivent être proactifs et qu'ils ne doivent pas craindre d'effectuer les changements qui s'imposent, même s'ils peuvent déranger les petites habitudes de certains.

«Il y a encore beaucoup de passionnés de golf, souligne-t-il. Il y en a autant qu'avant et même plus, mais ils jouent moins souvent. Il y a moins de gens qui jouent 100 parties par année, mais il y a de plus en plus de golfeurs. Ces gens ont un budget pour le golf. C'est aux clubs de les attirer.

«Dans l'enseignement, il faut aussi changer. Aujourd'hui, on doit faire vite et bien. Les gens ne vont pas prendre quatre ans pour apprendre le golf. Ils veulent voir des résultats rapidement. Il faut s'ajuster, mais nous réussissons à amener de nouvelles personnes au golf toutes les semaines.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer