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Vélo de montagne: le mont Édouard veut devenir la destination #1

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La première phase des Sentiers des 21 a débuté la semaine dernière sur le mont Édouard.

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Le mont Édouard pourrait devenir la destination numéro un au Québec en sentiers de vélo de montagne au cours des prochaines années. Le nouveau projet Les sentiers des Vingt-et-Un a été lancé tout récemment et les artisans ont la ferme intention que la montagne située à L'Anse-Saint-Jean devienne un paradis pour les vététistes de tous les niveaux.

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Les premiers sentiers du nouveau projet devraient être prêts à l'automne.

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Les Sentiers des 21 seront entièrement construits à la main, un fait plutôt rare au Québec selon les administrateurs de l'organisme.

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Trois phases sont prévues à cet important projet de sentiers de type enduro, un mélange de descente et de cross-country. La première étape consiste à développer la partie inférieure de la montagne afin de créer un réseau accessible aux cyclistes débutants et intermédiaires. La seconde phase touche la partie supérieure du mont, dans le but de façonner des pistes plus difficiles, et la dernière phase est portée sur le développement du versant sud, endroit où est pratiqué le ski hors-piste durant l'hiver.

L'instigateur du projet est Charles Sexton. Le natif de Lac-Beauport sait de quoi il parle, puisqu'il a développé des sentiers au Mont Sainte-Anne, en plus d'avoir occupé un poste de gérant de sentiers en Jamaïque, dans les populaires Blue Mountains. Propriétaire d'un chalet au Mont-Édouard depuis deux ans, il a réalisé que la montagne pouvait devenir une destination de choix pour les amateurs de plein air, et ce 12 mois par année. «Le potentiel est exceptionnel, d'autant plus que c'est une montagne qui peut être développée sur 360 degrés», estime Charles Sexton, prêt à déployer un maximum d'énergie pour assurer le succès des Sentiers des Vingt-et-Un. L'organisme à but non lucratif est composé de quatre administrateurs et M. Sexton en est le vice-président. Les premiers balbutiements de ce projet datent de la fin de l'été dernier.

La première phase, amorcée la semaine dernière, verra naître un sentier d'ascension de près de trois kilomètres qui ne dépassera pas un dénivelé de dix pour cent. À partir de là, le sentier principal s'éclatera en plusieurs autres accès dans la montagne.

«On veut développer trois ou quatre sentiers qui descendent, mais de façon assez douce, soutient Charles Sexton. Ça va permettre à tout le monde d'y accéder, jeunes comme moins jeunes, débutants comme experts. Le plan est de se rendre au point le plus élevé de la montagne par le sentier d'ascension sans être exténué.»

L'entrepreneur voit grand pour le mont Édouard. Il estime que la station de ski, qui a connu une hausse de l'achalandage exponentielle au cours des deux derniers hivers, peut recevoir des visiteurs à l'année. Les Sentiers des Vingt-et-Un entrent dans cette optique.

«On veut développer quelque de grandiose dans la région, un peu comme on retrouve dans l'Ouest canadien, mais qui n'existe pas du tout au Québec, exprime Charles Sexton. Pour ce faire, on commence tranquillement, en encourageant les intervenants du Bas-Saguenay à se joindre à l'aventure.»

En ce sens, il entend privilégier les partenaires locaux avant de rechercher des commanditaires de l'extérieur. Des démarches ont également été entreprises afin d'obtenir des subventions des gouvernements provincial et fédéral.

Les premiers coups de pédale dans les nouveaux sentiers sont prévus à l'automne. Plusieurs facteurs sont toutefois à prendre en considération, comme par exemple les mauvaises surprises de la nature, la productivité des travailleurs ou encore les fonds monétaires. Actuellement, six valeureux guerriers sculptent les sentiers manuellement, pulaski à la main, une hache-pioche de pompier forestier qui est l'outil par excellence pour la construction de sentiers. Deux débroussailleurs mettent également l'épaule à la roue.

«La mission est de développer les plus beaux sentiers de vélo de montagne au Québec faits à la main, contrairement à la plupart des autres endroits au Québec où c'est de la machinerie mécanisée qui est utilisée, précise Charles Sexton. Tout le monde est d'accord pour dire que les sentiers faits à la main sont de qualité supérieure. C'est moins néfaste pour l'environnement et ça offre un environnement plus intime aux cyclistes.»

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