Festirame: enquête des assureurs en cours

Le président du conseil d'administration de Festivalma, Patrice... (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

Agrandir

Le président du conseil d'administration de Festivalma, Patrice Lapointe, la directrice générale, Janie Maltais, et le président du comité organisateur, Mario Lesage, ont rencontré la presse vendredi matin pour faire le point sur l'enquête en cours déclenchée à la suite des événements de samedi dernier.

Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les dirigeants de la corporation Festivalma prennent acte des commentaires suite à la mouvementée 43e édition du marathon Festirame samedi dernier.

«Il est beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions suite aux décisions qui ont été prises», a prévenu le président Mario Lesage lors d'un premier point de presse vendredi matin afin de faire une mise à jour sur l'enquête en cours, un processus qui sera transparent, a-t-il assuré. Le dossier a été ouvert avec l'assureur dès lundi matin. Il était accompagné pour l'occasion de la directrice générale Janie Maltais et du président du conseil d'administration, Patrice Lapointe.

«Tout va être analysé, toutes les décisions et ce qu'on a comme protocole», a fait valoir Janie Maltais, ne voulant pas non plus spéculer sur l'avenir de l'événement.

Samedi dernier, après un départ sans histoire, le lac Saint-Jean s'est déchaîné et l'épreuve a dû être stoppée après environ trois heures. Les vagues ont pris une ampleur impressionnante et quelques participants ont souffert d'hypothermie. Sur les réseaux sociaux, plusieurs ont critiqué l'organisation pour la gestion de l'évacuation des eaux.

«C'est certain qu'on va retirer beaucoup de choses de cette expérience», de confier Janie Maltais, annonçant que des rencontres seront faites dans les prochaines semaines avec les rameurs et membres de différents comités.

«Différents spécialistes seront mis à contribution pour analyser tout ce qui a été fait avant, pendant et après les événements. Nous vous tiendrons informés des résultats de cette enquête», de laisser savoir la directrice générale qui a précisé que la cellule de crise érigée dans le quartier général de l'organisme demeurera tant et aussi longtemps que nécessaire.

«J'étais moi-même sur l'eau samedi dernier. J'agissais à titre de bateau de sécurité. Croyez-moi, comme la plupart des rameurs et bénévoles, j'ai été impressionné par la force des vents et la hauteur des vagues. En 15 ans de navigation, je n'avais jamais vu un tel lac», a confié Patrice Lapointe, mentionnant que les participants étaient également des amis et des parents et qu'il n'était pas question de mettre la sécurité de personne en danger.

À la suite de l'édition 2010, qui avait également été très mouvementée, de nouvelles règles ont été mises en place par les organisateurs de Festirame. Toutes les chaloupes avaient une escorte, en plus de dix bateaux de sécurité supplémentaires. «Il n'y a pas une chaloupe qui a le droit de partir sur le lac sans escorte», d'assurer Mario Lesage, évaluant qu'environ 70 personnes étaient sur l'eau samedi.

«Le travail après 2010 a été accompli. Oui il y a des choses encore à faire. Par contre, on va progresser dans les prochaines semaines et mois pour que l'an prochain, ce soit encore mieux», a-t-il assuré.

Assurances

Les responsables ont profité de l'occasion pour donner tous les détails sur les réclamations d'assurances pour les bateaux endommagés ou perdus. Pour le moment, ils n'ont eu que des discussions verbales avec les propriétaires et estiment qu'une douzaine d'embarcations ont subi des dommages, allant de bris légers à des plus importants, comme des hélices cassées. Ils conseillent aux propriétaires, qui ont reçu toute la documentation nécessaire, de s'adresser en premier à leur assureur personnel ou d'envoyer un avis de dénonciation à l'organisation par courriel (dg@festivalma.com) ou par la poste. Sans aucune admission de responsabilité, tel qu'écrit dans le document remis à la réunion des escortes/sécurités, Festivalma remboursera tout dommage jusqu'à concurrence de 500$, qui peut s'appliquer à une franchise. Les dommages seront évalués par un expert mandaté par Festivalma.

Trois chaloupes ont également sombré au fond du lac samedi. Les responsables ont une bonne idée de leur localisation originale, qui pourrait toutefois avoir changé depuis. Ils analysent différentes alternatives pour les récupérer.

Nicolas Proulx, Bernard Tremblay et Samuel Lapointe ont... (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens) - image 2.0

Agrandir

Nicolas Proulx, Bernard Tremblay et Samuel Lapointe ont vivement défendu l'organisation après un point de presse pour faire le point sur les événements de samedi lors de la 43e édition de Festirame.

Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens

«Ce n'est pas vrai qu'on a perdu le contrôle»

Estimant que de fausses informations ont circulé sur le déroulement des événements de samedi, Bernard Tremblay a senti le besoin de faire valoir son point de vue à la fin du point de presse.

Se disant le porte-parole des 14 équipes de rameurs et accompagné des participants Samuel Lapointe et Nicolas Proulx, le bénévole Bernard Tremblay a indiqué que les trois embarcations ont coulé lors du remorquage et non pendant la course comme il a été rapporté. «Ce n'est pas vrai qu'on a perdu le contrôle. C'était structuré», a-t-il mentionné lors de son intervention, ajoutant que tous les rameurs possédaient des vestes de flottaison à l'intérieur de leur embarcation, ainsi qu'une corde et un sifflet en cas de problème. Un des accompagnateurs sur un bateau-escorte a ensuite mis en doute le système de communication alors qu'il n'a pas été capable de joindre personne de l'organisation pour dire que tous les membres de son équipe étaient sains et saufs, ce qui a ensuite mené à une discussion animée d'environ cinq minutes.

«C'est sûr qu'il y a des conclusions à tirer de ça. Ce qu'on surveille surtout, ce sont les éclairs et il n'y en a pas eu. On savait qu'il y aurait un bon coup de vent et ce n'était pas la première fois que ça se produisait. On ne pensait jamais autant et que ce serait plus tard dans la journée», a souligné après coup Bernard Tremblay, précisant que le sujet des conditions avait été abordé lors de la réunion avec les rameurs avant le départ et personne n'a soulevé la moindre inquiétude.

Samuel Lapointe a ensuite confié qu'il n'avait jamais vu un «lac aussi monstrueux» en 20 ans de carrière. «De dire que le comité organisateur a mis la vie des rameurs en danger, je suis contre», a-t-il exprimé, optimiste pour la suite des choses avec des changements à venir. «La sécurité, on n'en a jamais assez. Même moi, en tant que rameur, j'ai réalisé que dans mon embarcation, il y a des choses où il y a de l'amélioration à faire», a-t-il conclu.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer