Festivalma: des embarcations toujours sous l'eau

Le lac Saint-Jean s'est montré sous son pire... (Photo courtoisie, Martial Tremblay)

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Le lac Saint-Jean s'est montré sous son pire visage, samedi dernier.

Photo courtoisie, Martial Tremblay

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Serge Émond
Le Quotidien

Quarante-huit heures après une édition particulièrement mouvementée de l'épreuve reine de Festivalma, quelques embarcations reposaient toujours au fond du lac Saint-Jean, lundi. Pendant ce temps, au quartier général du comité organisateur, on tournait la page en préparant la prochaine activité, un spectacle d'Atchoum le clown mardi, tout en se promettant de tirer des leçons des événements de samedi.

Le lac Saint-Jean s'est montré sous son pire visage, samedi, ce qui a forcé le retrait des 27 embarcations qui avaient pris le départ du marathon de 42 kilomètres à la rame. Les forts vents et les vagues ont fait craindre le pire à plusieurs participants et causé des dégâts matériels importants. Depuis, des embarcations ont été retrouvées sur les berges du Piékouagami, mais quelques-unes manquent encore à l'appel.

«Nous avons eu de récentes communications avec le club d'aviron et les fameux quads bleus et rouges ont été retrouvés, précise la directrice générale de Festivalma, Janie Maltais. Malheureusement, ce sont des épaves, des pertes. Ils étaient dans le secteur de l'île Verte. Il reste deux ou trois chaloupes à rames sous l'eau. On sait à peu près où elles se trouvent. Il faut maintenant voir avec des plongeurs s'il est possible de les récupérer. Il faut aussi valider avec les assureurs. Il y a encore des points d'interrogation de ce côté.»

Janie Maltais assure que le comité organisateur tracera un bilan complet des événements de samedi. Si des correctifs s'avèrent nécessaires pour assurer une sécurité encore plus grande des rameurs, ils seront apportés.

Et pourquoi ne pas doter les embarcations d'une puce qui les rendrait plus faciles à suivre, comme le font d'autres sports? À ce propos, Janie Maltais souligne que l'organisation a tenté l'expérience d'un système à puce en 2010. Chaque embarcation a été munie d'une puce, mais le système a flanché pendant l'épreuve et l'idée a été laissée de côté. Elle note que la compagnie a poursuivi le développement de son produit depuis ce temps et qu'il n'est pas impossible que l'expérience soit répétée un jour.

«Il est certain que nous en tirons des leçons et que nous allons revoir certaines choses, poursuit-elle. Nous allons faire un bon post mortem avec tout notre monde. Présentement, chacun prend des notes de son côté. Déjà, dimanche, une équipe a contacté les gens des bateaux de sécurité et des bateaux-escortes. Les gens nous assurent qu'ils seront encore là l'an prochain. Nous reverrons encore les plans d'évacuation et des trucs techniques, mais dans l'ensemble nous avons mis à exécution tout ce qu'on avait à mettre. Oui, les gens ont eu peur et nous en avons vu de toutes les couleurs sur les réseaux sociaux, mais nous avons vraiment fait le maximum du début à la fin. Nous avons suivi ce que nous avions à suivre. À ce niveau, c'est mission accomplie, mais il est évident que nous n'aurions pas souhaité ça. Nous déplorons ce qui s'est passé. Il y a eu beaucoup de pertes matérielles et c'est malheureux, mais tous nos rameurs sont sains et saufs et c'est ce qui est important».

Parlant des rameurs, Janie Maltais a l'impression que les opinions sur ce qui s'est passé restent partagées, mais elle croit que le temps arrange les choses et que la pression tombe. Elle répète que les conditions, samedi matin, n'annonçaient vraiment pas une édition 2016 aussi mouvementée et permettaient le lancement de l'épreuve sans inquiétude. Mais elle rappelle aussi que le lac Saint-Jean est un plan d'eau imprévisible et que la priorité du comité organisateur demeure la sécurité des rameurs.

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