À l'assaut d'Hawaï

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Le Jonquiérois d'origine Jean-Philippe Leclerc a dominé sa catégorie d'âge (35-39 ans) lors du demi-Ironman de Mont-Tremblant, en fin de semaine dernière.

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Après avoir vaincu une tumeur au cerveau en 2012, Jean-Philippe Leclerc est à l'assaut d'un nouveau défi. Le Jonquiérois d'origine vise une qualification pour l'Ironman d'Hawaï. Selon ses plus récents résultats, il est en très bonne position pour atteindre son objectif.

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Le Jonquiérois d'origine Jean-Philippe Leclerc a dominé sa catégorie d'âge (35-39 ans) lors du demi-Ironman de Mont-Tremblant, en fin de semaine dernière.

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À sa dernière compétition, au demi-Ironman du Mont-Tremblant, Jean-Philippe Leclerc, qui aura 35 ans en octobre, a dominé dans sa division (35-39 ans), en plus d'obtenir une 33e place au classement général. Il a bouclé les trois distances - 1,9 km de nage, 90 km de vélo et un demi-marathon de 21,1 kilomètres - pour conclure avec un chrono de 4h28. Il fera le même parcours en août pour son cinquième Ironman, mais avec les distances doublées et l'objectif de prendre l'une des quelques places disponibles pour le Championnat du monde de Kona.

«Je suis un entêté et je veux aller à Hawaï. C'est mon but ultime. J'entreprends une famille cette année et les choses risquent de changer sous peu. Disons qu'il faudrait que ça passe cette année à l'Ironman de Tremblant», de noter Jean-Philippe Leclerc, qui devra à tout le moins terminer dans les cinq premiers de son groupe d'âge, probablement mieux, ce qui lui demandera un temps autour de 9h30, selon les conditions.

«Au fond de moi, j'ai commencé à cause d'Hawaï. C'est ce qui me ''drive''. J'y pense pratiquement tous les jours. Chaque fois que je fais un entraînement, quelque part, j'ai une pensée pour l'Ironman d'Hawaï. C'est la course des courses et l'histoire du sport. Il faut absolument que je vive ça au moins une fois», insiste le Jonquiérois qui participera également au demi-Ironman de Muskoka, en Ontario, dans deux semaines, où il pourrait se qualifier pour les Championnats du monde de 2017, au Tennessee.

En vue de l'Ironman de Tremblant, il tente présentement de trouver le bon mélange de nutrition pour le jour de course, lui qui a dû composer avec des crampes lors de ses dernières expériences. «Je fais des tests et à date, jusqu'à la moitié, ça passe et c'est là que ça flanche. Je suis encore en train de travailler là-dessus», souligne-t-il avec optimisme.

Installé dans la région de Montréal depuis six ans, en raison de son travail chez Bombardier, Jean-Philippe Leclerc a longtemps été bien connu dans le monde du basketball. Après avoir porté les couleurs du Bleu et Or de la Polyvalente Arvida, il a évolué à Sherbrooke dans le collégial AAA. Jusqu'à ce qu'il découvre les épreuves longues distances, il n'avait jamais été attiré par les trois disciplines. «Quand on faisait des tours de piste en camp d'entraînement, ça me faisait tout le temps suer. Je n'ai jamais travaillé l'endurance du tout. Ç'a commencé quand j'ai vu le Championnat du monde d'Ironman à Hawaï à la télévision. Ça m'a crinqué à commencer à courir parce que je n'avais pas de vélo et je ne savais pas nager», de relater Jean-Philippe Leclerc qui, après deux ans de course à pied, s'est lancé dans l'aventure du triathlon.

«Rapidement, j'ai sauté à la longue distance», raconte celui qui se décrit lui-même comme un extrême et consacre entre 20 et 25 heures par semaine à son entraînement.

Un autre athlète du Saguenay s'est illustré lors du demi-Ironman de Mont-Tremblant. Alexandre Boulé a également dominé sa catégorie d'âge, chez les 40-44 ans avec une 17e place au cumulatif grâce à un temps de 4h18.

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Opéré pour une tumeur au cerveau en 2012, Jean-Philippe Leclerc est rapidement retourné au sommet de sa forme.

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La plus grande de toutes les épreuves

Quelques semaines après son premier Ironman, à Lake Placid, en 2012, les sérieux ennuis de santé de Jean-Philippe Leclerc ont débuté, ce qui a mené à une délicate opération pour retirer une tumeur bénigne au cerveau.

Jean-Philippe Leclerc n'hésite pas à utiliser le terme calvaire pour qualifier cette période de sa vie, dont il ne garde que des séquelles mineures, soit des étourdissements et un manque d'équilibre. Il raconte l'histoire sans hésitation, parce qu'il est fier d'avoir surmonté cette épreuve et veut également inspirer d'autres personnes, qu'elles soient malades ou non.

Au départ, avec les symptômes, les médecins soupçonnaient un problème dans les oreilles, mais son état s'est détérioré rapidement pendant l'été et un examen a révélé une grosse masse entre le cerveau et le cervelet. «Là, ç'a vraiment défilé. En l'espace d'une semaine, ils m'ont scanné le corps pour s'assurer que je n'avais pas ce genre de tumeur ailleurs, ensuite l'opération au cerveau. Somme toute, ç'a vraiment bien été», raconte Jean-Philippe Leclerc, admettant que même si la tumeur n'était pas cancéreuse, il n'aurait pas survécu sans cette opération pour la retirer en septembre 2012.

Tout ça est survenu un peu plus d'un mois après son premier Ironman à Lake Placid, où il avait fait un temps très respectable de 10h50. Les grosses crises avaient déjà commencé à ce moment, si bien qu'il s'est demandé s'il allait réussir à prendre le départ. «La semaine après, j'ai commencé à pâlir. Probablement que je me suis tellement drainé le corps et à partir de là, j'ai rapidement décliné», relate le Jonquiérois, qui a eu besoin de quelques semaines de réhabilitation après l'opération, notamment pour reprendre de la force au cou et dans les jambes. «J'ai marché avec une canne. Même au début, c'était la chaise roulante. Je marchais 100 mètres et j'étais content. Je devais m'accrocher partout», se rappelle Jean-Philippe Leclerc.

Deux mois plus tard, il était capable de reprendre le jogging. Graduellement, il a repris le vélo et la natation en plus de s'inscrire à quelques compétitions, sans grandes attentes, ce qui l'a toutefois aidé sur le plan mental. «Tout ce qui pouvait dire que j'avais eu quelque chose, c'est la grosse cicatrice que j'ai derrière la tête. Le reste, tu ne pouvais pas dire qu'il y a trois mois, j'étais quasiment mort», confie Jean-Philippe Leclerc, admettant qu'il ne pensait pas être en mesure de revenir aussi fort.

«Durant la saison (été 2013), je me suis rendu compte que j'étais pas mal de retour, au moins à mon niveau d'avant», d'indiquer Jean-Philippe Leclerc, qui a célébré son premier anniversaire d'opération, jour pour jour, lors du Marathon de Montréal où il a réussi un temps en bas de trois heures. «C'était vraiment un beau cadeau que je me faisais», d'estimer l'athlète qui avait profité de l'occasion pour amasser des fonds pour les enfants malades.

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