Des bémols à la sortie de Yanick Jean

Responsable de la structure intégrée du Saguenay-Lac-Saint-Jean et... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Responsable de la structure intégrée du Saguenay-Lac-Saint-Jean et entraîneur des Élites de Jonquière midget AAA, Steve Thériault a réagi à la sortie de Yanick Jean.

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Responsable de la structure intégrée du Saguenay-Lac-Saint-Jean et entraîneur des Élites de Jonquière midget AAA, Steve Thériault est d'accord avec un point de la sortie de son homologue des Saguenéens, Yanick Jean. Il pense également qu'il faut à tout prix éviter que les jeunes passent 12 mois par année sur la patinoire. Il apporte toutefois des bémols au reste de son argumentaire.

«Il y a des points là-dedans qui ont du bon sens, mais il n'y a pas beaucoup de solutions dans l'article», de commenter d'entrée de jeu Steve Thériault sur la sortie de Yanick Jean. Réagissant à la faible récolte du Québec au dernier repêchage de la Ligue nationale de hockey, avec huit joueurs repêchés, l'entraîneur-chef et directeur général des Sags a pointé la base et au passage Hockey Québec, notamment avec les camps estivaux qui font du hockey une industrie.

«Personne va être en désaccord que de faire du hockey 12 mois par année, ce n'est pas l'idéal pour le développement d'un athlète», convient Steve Thériault, qui a tenu à expliquer le fonctionnement et le but des programmes estivaux U14 et U13. Pour ce qui est des joueurs de catégorie U12 et U15, ils ont plutôt participé à un tournoi lors de la semaine de relâche hivernale, en mars.

Pour le responsable, ces programmes permettent de regrouper les meilleurs éléments de la structure pour cinq fins de semaine avec une compétition à la fin avec les 15 autres structures. «C'est surtout sur le développement individuel que ces programmes sont basés et non sur le fait qu'il faut remporter des tournois. Ça permet aussi de donner une identité à la structure. Quand les jeunes arrivent à 15 ans dans le midget AAA, ils ne sont pas dans l'inconnu, mais avec un bagage, des outils et ils ont développé des valeurs», met en valeur Steve Thériault, précisant que le camp se tenait du vendredi au dimanche.

«On ne fait pas du hockey 12 heures tous les jours. Le jeune peut faire facilement d'autres activités», affirme-t-il.

À son avis, le développement du hockey au Québec va bien au-delà d'uniquement Hockey Québec. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte, que ce soit dans la société ou ailleurs, en débutant par le manque d'infrastructures. «L'hiver, on se pile dessus dans les arénas, pointe-t-il. Tous les entraîneurs aimeraient ça faire du développement individuel plus qu'une heure par semaine. Quand tu es restreint, tu essaies de maximiser ça le plus possible.»

Il estime du même souffle que les dirigeants de l'organisation provinciale sont proactifs, notamment avec la création des structures de développement en 2011 et le calibre AAA dans toutes les régions du Québec dans le pee-wee et le bantam à compter de la saison prochaine. «Ça va être dans les prochaines années qu'on va voir les effets. Ce sont toutes des actions faites en fonction de s'améliorer tout le temps et non pour avoir l'effet inverse», plaide Steve Thériault, insistant également sur la formation des entraîneurs.

Concernant les coûts de la pratique du hockey, Steve Thériault rappelle que tous les sports sont onéreux. Il a fait partie deux autres organisations en plus des Élites et assure qu'en cas de problèmes financiers, tous les efforts sont mis pour ne pas pénaliser le jeune.

Hockey Québec se défend

Le directeur du développement des joueurs à Hockey Québec, Paul Ménard, a sursauté mercredi matin en lisant dans Le Quotidien que son organisation faisait de l'argent avec les camps estivaux.

«Au contraire, ça nous en coûte», d'affirmer le responsable, réagissant ainsi aux propos de l'entraîneur-chef des Sags, Yanick Jean. La charge est minime pour le joueur et on en met autant que le joueur.

«Le but est de préparer le joueur pour le programme des moins de 17 ans de Hockey Canada», réplique Paul Ménard, mentionnant qu'au départ, le camp était offert aux joueurs U16. Depuis l'an dernier, les U15 ont également leur semaine et cette année, les U14 se sont joints au groupe, sous une formule de trois jours. Il précise que les camps sont calqués sur celui de Hockey Canada avec l'accent sur les habiletés en matinée et des matchs en soirée et vise quatre objectifs pour le joueur avec la préparation physique, mentale et technique en plus de montrer un environnement gagnant. Dans son esprit, ce sont des camps de perfectionnement, au même titre que les écoles de hockey estivales.

Il estime également que l'organisation remplit son mandat avec la Ligue d'excellence du Québec, fondée à la suite du Sommet sur le hockey en 2011 qui permet aux meilleurs d'évoluer avec les meilleurs. À compter de septembre, toutes les régions, dont le Saguenay-Lac-Saint-Jean, en feront partie. «Il fallait apprendre à marcher avant de courir et on est prêts à le faire maintenant», d'indiquer Paul Ménard, assurant que le développement des habiletés individuelles est une priorité.

Des réactions

Texte le plus lu sur le site Internet du Quotidien, la sortie de Yanick Jean a provoqué de nombreuses réactions sur le réseau social Facebook. Partagé à de nombreuses reprises, les lecteurs appuyaient pratiquement à l'unanimité les propos de l'entraîneur-chef et directeur général des Saguenéens.

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