Le début d'une grande aventure pour Girard

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Samuel Girard ira à Nashville une semaine pour prendre part à un camp de développement.

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En devenant la propriété des Predators de Nashville samedi, Samuel Girard a fait un pas de plus vers l'atteinte de son objectif ultime, soit celui de jouer dans la Ligue nationale de hockey. Le choix de deuxième ronde, 47e au total, sait plus que quiconque que le chemin vers les plus hauts sommets ne fait que commencer.

Le Robervalois n'a pas manqué d'avoir une petite pensée pour tous ceux qui le disaient trop petit pour écarquiller les yeux des recruteurs de la LNH.

«C'est tellement une motivation pour moi, a fait valoir le défenseur de cinq pieds, neuf pouces et 165 livres. Oui j'ai été repêché, mais je n'ai pas encore prouvé que j'étais capable de jouer dans la Ligue nationale. Je veux continuer sur la même voie et c'est une autre grande aventure qui commence pour moi. Ça va prendre le temps qu'il faut, mais je veux jouer dans la Ligue nationale le plus rapidement possible. Je suis sûr que je vais y arriver. J'ai le talent et la tête pour le faire. Je vais être prêt.»

Joint au téléphone plusieurs heures après avoir été sélectionné, le défenseur étoile des Cataractes de Shawinigan n'était pas encore totalement retombé sur ses pattes. Il ne savait pas non plus avec quelle équipe il allait se retrouver, précisant qu'il avait eu des discussions avec plusieurs équipes sans pour autant avoir l'impression de plaire davantage à une formation en particulier.

«Je n'ai pas de mots pour décrire ce que je viens de vivre, a soufflé Samuel Girard. Je joue au hockey depuis l'âge de quatre ans et j'ai toujours rêvé d'appartenir à une équipe de la Ligue nationale. Le rêve ultime est d'y jouer, mais d'avoir été repêché, c'est indescriptible.»

«Un recruteur des Predators m'a dit qu'il était vraiment surpris de me voir disponible au 47e rang et qu'il ne pouvait pas se permettre de me laisser passer. Tous les recruteurs ont l'air de bien m'aimer et c'est ça le plus important.»

Girard a également souligné qu'avec la qualité de défenseurs présents dans la ville du country, dont Shea Weber, Roman Josi et Ryan Ellis (dont son style est souvent comparé à celui du Robervalois), il ne pouvait demander meilleur endroit pour se développer.

La fierté régionale savait qu'il s'apprêtait à vivre un week-end mémorable à Buffalo, mais peut-être pas à ce point.

«C'est tellement gros, a concédé l'agile hockeyeur. Il y avait beaucoup de monde et c'était fou. Je ne pensais pas que ça allait être comme ça. Quand je me suis assis ce matin (samedi) et que je me suis dit que j'allais bientôt être repêché, je n'en revenais pas encore. C'est mon rêve et c'est vraiment incroyable.»

Samuel Girard était du même coup ravi d'avoir pu partager cette étape de sa carrière en compagnie de ceux qui lui ont toujours permis de faire ce qu'il aime le plus au monde.

«Tous les gens qui étaient avec moi à Buffalo ont toujours été là pour me soutenir tout au long de mon cheminement et ils ont toujours cru en moi, a exprimé celui qui était classé au 38e rang de la liste finale du Bureau central de recrutement de la LNH chez les patineurs nord-américains. Comme je le dis depuis que j'ai atteint la Ligue de hockey junior majeur du Québec, c'est un travail d'équipe. Plusieurs gens m'ont aidé, que ce soit mon agent, mes parents, la ville de Roberval, le Saguenay-Lac-Saint-Jean et j'en passe.»

Lors de la dernière saison, Samuel Girard a été nommé défenseur par excellence du circuit Courteau. En 67 matchs avec les Cataractes, il a récolté 74 points, dont 10 buts. Cette production fut la plus élevée pour un défenseur dans le hockey junior canadien. Le #94 a ajouté 22 points en 21 rencontres pendant les séries éliminatoires.

Des parents remplis de fierté

Présents à Buffalo avec fiston, les parents de Samuel Girard se pinçaient encore, quelques heures après la sélection du défenseur par les Predators de Nashville. Soudainement, les nombreuses heures passées à l'aréna, les déplacements et les dollars investis se sont en quelque sorte matérialisés en immense fierté.

«Des sacrifices, on en fait encore et on l'a toujours soutenu, a confié le père de Samuel, Tony Girard, à Buffalo en compagnie d'une trentaine d'amis et membres de la famille. Je lui ai toujours dit de foncer et de ne jamais lâcher. C'est comme ça que ça marche dans la vie.»

Lorsque le nom de Samuel Girard a résonné dans le First Niagara Center de Buffalo, il a fallu un certain moment avant que la mère du défenseur, Guylaine Dion, ne réalise que le moment tant attendu venait de se produire.

«Ma femme était tellement sur les nerfs qu'elle n'a pas entendu lorsque le nom de Samuel a été prononcé par les Predators! Quand elle nous a vus nous lever et nous sauter dans les bras, elle a réellement réalisé ce qui venait de se passer. C'était un beau moment. On s'est tous mis à pleurer et l'émotion était à son maximum. Encore là, je pense que ça va me prendre une semaine avant de le réaliser complètement», a indiqué Tony Girard.

Le père de quatre enfants a avoué que le stress avait été difficile à soutenir dans les dernières heures. Présent lors de la première ronde vendredi, M. Girard avait du mal à tenir en place. Au réveil samedi matin, il avait toutefois eu le temps de décompresser.

«Depuis qu'il est tout jeune que Samuel rêve de jouer dans la Ligue nationale, a fait valoir Tony Girard. Chaque année, il se met des buts et il a toujours cet objectif ultime dans la mire. Il lui reste un beau bout de chemin à parcourir, mais il en a une partie de faite. On verra ce qui arrivera dans le futur. Il m'a dit que ça se passe sur la glace et que le rang de sélection lui importe peu. On voit beaucoup de joueurs qui sont repêchés en première ronde, mais qui n'ont jamais joué dans la Ligue nationale.»

La famille et les proches de Samuel Girard reviennent au Lac-Saint-Jean dimanche. D'ici là, ils entendent prendre le temps de s'asseoir et de savourer chaque instant de cette journée mémorable.

«Je pense qu'on va sortir le champagne! On va aller manger un beau steak en bonne compagnie et relaxer. On va profiter du moment avec Samuel», a conclu le sympathique père de famille.

Le dépisteur Jean-Philippe Glaude est entouré des recrues... (Photo courtoisie) - image 3.0

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Le dépisteur Jean-Philippe Glaude est entouré des recrues des Predators de Nashville Frédéric Allard et Samuel Girard.

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Frédéric Allard retrouve un ami

Les Predators de Nashville se sont assurément fait comme mission de repêcher les meilleurs espoirs de la LHJMQ à la ligne bleue. Moins d'une heure après la sélection de Samuel Girard au 47e échelon, les Preds ont jeté leur dévolu sur Frédéric Allard des Saguenéens de Chicoutimi. Celui qui était classé au 32e rang chez les patineurs nord-américains a dû attendre jusqu'à la 78e sélection avant d'entendre son nom.

Les deux jeunes hommes se sont d'ailleurs offert une accolade bien sentie lorsqu'ils ont réalisé qu'ils allaient avoir la chance de se développer dans la même organisation professionnelle. Malgré cette attente légèrement plus longue que prévu, le natif de Québec était loin de faire la baboune.

«Ça parait long, mais ce ne l'est pas vraiment, a assuré Frédéric Allard, qui, à l'instar de Samuel Girard, était présent à Buffalo en compagnie de plusieurs parents et amis. Je ne m'étais pas fait d'attentes pour ne pas être déçu. Mon rang de sélection dépendait de plusieurs facteurs et finalement, je me retrouve au sein d'une excellente organisation.»

Le défenseur des Sags était toutefois surpris de se retrouver avec l'équipe du directeur général David Poile. L'effet-surprise s'est rapidement transformé en élan d'enthousiasme.

«C'est incroyable et je ne m'attendais pas du tout à sortir à Nashville, a partagé Frédéric Allard, ajoutant avoir été impressionné par l'ampleur que prenait une séance de sélection de la LNH. Quand j'ai entendu mon nom, j'étais vraiment content. C'est un sentiment qu'on ne peut décrire. C'est l'une des meilleures organisations pour développer des défenseurs et je ne peux demander mieux.»

Le patineur droitier entend maintenant profiter de la période estivale et de la prochaine saison pour améliorer son coup de patin, en plus de se développer physiquement.

«J'ai débloqué au cours de la dernière saison et les efforts commencent à payer, a raconté l'athlète de six pieds, un pouce et 178 livres. Ce n'est qu'une étape de plus et le but ultime est de jouer dans la Ligue nationale.»

Allard et Girard n'auront pas le temps de célébrer leur accomplissement bien longtemps puisqu'ils quittent dimanche matin en direction de Nashville afin de participer à un camp de développement d'une durée d'une semaine.

«Ça va nous permettre de nous comparer face aux autres joueurs», a fait savoir le joueur des Saguenéens, heureux de pouvoir vivre le moment en compagnie de Samuel Girard, avec qui il s'est lié d'amitié lors des tests physiques (Combine) de la LNH le 4 juin dernier.

«C'est sûr que d'être avec Fred, ça va être moins plate et ça enlève une certaine pression, mais ça reste qu'on s'en va là-bas pour jouer au hockey avant tout», a ajouté Girard.

Frédéric Allard a récolté 14 buts en plus d'ajouter 45 passes lors de la dernière saison avec les Saguenéens, sa plus haute production offensive en trois ans à Chicoutimi.

Avec Guillaume Pelletier

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