Pédaler comme des fous!

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Les soeurs Heidi et Laurie Fournier de Granby ont causé une surprise en remportant la grande finale en catégorie Relève, devançant l'équipe du Japon, vainqueur des trois premières rondes. Encore cette année, les équipes féminines ont été à l'honneur dans le cadre du Championnat mondial de pédalo.

Le Progrès-Dimanche, Gimmy Desbiens

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En matière de conditions extrêmes, les finalistes de la classe Open du Championnat mondial de pédalo ont été servis! Vents forts, chute d'une dizaine de degrés de la température, de la pluie ainsi que des coups de tonnerre et quelques éclairs au loin ont pimenté la grande finale de ce rendez-vous annuel tenu dans le cadre de Desbiens Extrême.

La satisfaction de la victoire était visible, chez... (Le Progrès-Dimanche, Gimmy Desbiens) - image 1.0

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La satisfaction de la victoire était visible, chez ce jeune tandem de pédalo. Les jeunes ont pu rivaliser du mollet dans de belles conditions. Le temps s'est toutefois envenimé par la suite, notamment pour la grande finale en classe Open.

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Dame Nature avait donné un premier coup de semonce lors de la ronde suicide, les colorés animateurs Michäel Gagnon et Frédéric Néron ne pouvant s'empêcher de souligner que cet unique tour de piste pourrait bien être le dernier des six équipes de concurrents avec l'orage qui se profilait au loin. Malgré tout, la course s'est déroulée sans anicroche... sauf pour le duo de Jean-Daniel Privé et Mathieu Hudon, les déterminés représentants des Îles Marshall, qui ont de nouveau pris l'eau. Mais à force de pédaler, le tandem a réussi à se qualifier pour la ronde finale, non sans peine il va de soi.

Les dames à l'honneur

Encore une fois, ce sont les équipes féminines qui ont dominé le podium, leurs mollets s'avérant plus efficaces sur les pédaliers des embarcations jaunes que ceux des messieurs. Pour la grande finale, cinq des huit tandems au départ sous le pont de Desbiens étaient féminins. Et ce sont les représentantes des États-Unis, Alexandra Gauthier et Daphnée Tremblay, qui ont été couronnées à l'issue de quatre tours de parcours. La troisième fois aura été la bonne pour les «pédaleuses» qui arboraient fièrement les couleurs de l'Oncle Sam.

«C'est la troisième fois qu'on participe. La première année, on avait fini en 2e position et l'an passé, on avait accédé à la finale, mais ça n'avait pas bien été. On avait été pris dans un carambolage pour finir sixièmes sur huit», raconte Alexandra Gauthier, qui a utilisé diverses techniques pour augmenter sa puissance de pédalage.

Non seulement ça a fonctionné, mais d'autres l'ont imitée. «On a essayé de nouvelles choses pour avoir plus de puissance et ç'a très bien fonctionné.» Effectivement, après avoir négocié serré le virage de la première bouée, l'équipe américaine a semé ses adversaires pour mener aisément la course de bout en bout. L'équipe de l'Islande a eu moins de chance et a eu besoin que le ponton vienne à sa rescousse pour regagner la terre ferme.

La deuxième équipe à franchir l'arrivée a été celle de Marie-Pier Tremblay et Marjorie Fortin. Le duo a aussi amélioré son classement. «Pour Marjorie, c'est sa troisième participation et moi, ma deuxième parce que j'étais enceinte l'an passé. La première année, on avait fini troisièmes. L'an dernier, Marjorie l'avait fait avec mon amie Mélissa Bouchard . Et cette année, on a fini deuxièmes», a expliqué Marie-Pier Tremblay, tout sourire.

La relève

D'ailleurs, même la nouvelle catégorie de la relève (13 équipes) n'a pas échappé aux filles. Ainsi, les représentantes du Togo, Laurie et Heidi Fournier de Granby, n'oublieront pas leur première participation aux mondiaux du pédalo. Les soeurs Fournier, qui auront bientôt 13 et 10 ans, ont en effet délogé les triples champions des rondes préliminaires, le Japon, pour chacune mettre la main sur le premier prix, un forfait pour quatre personnes au Zoo sauvage de Saint-Félicien.

Leurs parents, Hélène Cauchon et Danny Fournier, n'en revenaient pas. Maman Hélène, qui est native de Desbiens, séjournait chez ses amies Marie-Claude et Chantale Fortin. «Nous avions bien sûr entendu parler souvent du festival et de la compétition de pédalo, mais nous n'étions jamais venus à Desbiens Extrême auparavant», explique-t-elle, ravie et fière de ses filles. Elle ignorait que ces dernières avaient du talent pour le pédalo, car elles n'en ont fait que quelques fois par le passé, lorsque la famille allait à la plage. Avec deux forfaits pour le zoo, probablement que la famille s'offrira une visite du zoo l'hiver et ce sera une bonne occasion de revoir toute la parenté qui réside encore à Desbiens.

L'équipe composée de Thomas Simard et Maude Villeneuve-Doré a pris le 2e rang et a elle aussi reçu un prix de belle valeur, tout comme Jean-Simon Tremblay et Samuel Larouche qui ont remporté la finale consolation. En fait, les organisateurs ont gâté pas mal de monde, puisqu'au total, quelque 2500$ ont été attribués en forfaits pour les gagnants et en prix pour le public.

Des mollets d'enfer

N'empêche que ça prenait des mollets en forme pour ce 7e Championnat mondial de pédalo qui a réuni plus d'une quarantaine d'équipes.

Juste en classe Open, les organisateurs ont dû tenir trois rondes de qualifications, à raison de six équipes chaque fois! À cela s'ajoute une ronde suicide pour déterminer les deux dernières équipes qualifiées pour la grande finale.

Chez les juniors, en plus de la finale, il y a eu une finale consolation. Chez les vétérans, trois équipes ont pris le départ, mais ça jouait dur et tous les coups étaient permis pour ces «légendes du pédalo», dixit le duo d'animateurs Michaël Gagnon et Frédéric Néron.

D'ailleurs, l'édition 2016 a été extrême aussi pour ces animateurs puisque les qualifications et les finales ont toutes été courues le même jour, alors que les années précédentes, les finales avaient lieu le dimanche. Un bon test pour l'endurance vocale!

Mentionnons enfin qu'outre les soubresauts de dame Nature, les deux amigos de l'animation ont encore eu droit à une édition fertile en rebondissements, au grand plaisir des spectateurs, dont certains avaient même placé une bière suspendue au bout du fil d'une longue branche de bois, qu'ils agitaient selon qu'ils voulaient inciter les concurrents à aller plus vite ou pour appâter un rival qui avait devancé leurs favoris. Extrême vous avez dit?

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