Apprivoiser le soccer

Benoit Lavoie mange du soccer. En plus de... (Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Benoit Lavoie mange du soccer. En plus de l'Euro, il suit également le déroulement du tournoi de la Copa America.

Le Quotidien, Gimmy Desbiens

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CHRONIQUE / Aller écouter un match de l'Euro à l'Espace soccer d'Alma, c'est s'imprégner de l'ambiance et de la culture du sport le plus populaire au monde.

D'entrée de jeu, je dois faire mon mea culpa. Je m'intéresse au soccer que depuis quelques années. Comme il est difficile de suivre les ligues européennes à la télé, surtout quand on n'y connaît rien, il restait l'Impact, mais du temps que la formation montréalaise évoluait dans la NASL, ligue de deuxième division, je me disais que le calibre était trop faible. J'attendais donc patiemment l'entrée de l'équipe en MLS pour vraiment m'y intéresser. Je regardais également les matchs de l'Euro et de la Coupe du monde, mais un peu en cachette, sans le dire bien fort et sans trop comprendre ce qui se passait réellement, avec mon oeil d'amateur de hockey. Ce n'est que lors de ma première présence au domicile du club montréalais, le Stade Saputo, que j'ai eu le coup de foudre pour l'équipe et aussi pour le sport. Depuis, je regarde pratiquement tous les matchs de l'Impact. J'ai également eu la chance d'assister à quelques rencontres européennes, dont récemment le mythique Paris Saint-Germain au Parc des Princes et ça change toute la perspective. Tout ça pour dire que le soccer est maintenant rendu bien haut dans ma liste des sports favoris et j'avais bien hâte à cet Euro, même si je me considère encore bien humblement comme un novice en la matière.

Voilà qui m'amène à dimanche dernier où je suis allé regarder le dernier match préliminaire de la France, face à la Suisse, à Espace soccer, à Alma. Pour ceux qui ne connaissent pas l'endroit, dès qu'on entre dans l'établissement adjacent au restaurant Apollo sur la rue Sacré-Coeur, on comprend vite la passion du responsable, Benoit Lavoie. Les drapeaux de plusieurs pays trônent au plafond avec des souvenirs de soccer un peu partout sur les murs, sans oublier la grande collection de chandails.

Le plus intéressant, à mon avis, c'est de pouvoir échanger avec de vrais connaisseurs de soccer, qui savent de quoi ils parlent. Ils étaient une trentaine dans le petit établissement, rivés à l'écran géant. Unanimement, ils voulaient tous voir le match de la France, même si l'Albanie et la Roumanie s'affrontaient en même temps avec la possibilité de passer au tour éliminatoire, ce qui ne s'est pas produit.

J'ai pu en apprendre sur certains joueurs de la sélection française, avec une longue explication sur le rejet du controversé Karim Benzema. J'ai aussi eu droit à des précisions sur les stratégies utilisées par les équipes. Le soccer, c'est beaucoup plus qu'un jeu plate à 11 contre 11. Bref, pendant deux heures, j'ai jasé de soccer, comme on peut le faire dans n'importe quel bar sportif au Québec pour le hockey. Non, ça ne fait pas mal... Benoit Lavoie me confiait également que son établissement est pas mal le seul dans son genre au Québec. Même à Montréal, les endroits où les gens se rassemblent lors des matchs ne sont pas dédiés uniquement au soccer. Il aimerait faire grossir l'établissement, mais il est également bien conscient que le soccer est bien secondaire au Québec et au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Je me promets de retourner écouter un match éliminatoire d'ici la fin de l'Euro, et cette fois, je vais amener un ou des amis. Je veux leur faire découvrir l'émotion du soccer. S'ils sont réticents, je vais leur vendre l'idée en leur disant qu'on se sent comme dans un bar sportif quand le Canadien joue en séries éliminatoires!

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