Grand défi Pierre Lavoie: gros test pour commencer

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Pierre Lavoie, au départ du 1000km de l'édition 2015.

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La montée de la côte du lac Ha! Ha! en fera voir de toutes les couleurs aux quelque 350 cyclistes qui seront de la première étape du Grand défi Pierre Lavoie (GDPL). Le coup d'envoi de la huitième édition sera donné jeudi, à 18h, au quai des croisières de La Baie. Les cyclistes se dirigeront vers Baie-Saint-Paul et la Côte-de-Beaupré pour la première journée.

Cette huitième édition du 1000 kilomètres de vélo devrait permettre de faire vivre une expérience à la fois incroyable et pénible pour les plus aguerris du peloton sur la route 381. Les athlètes délégués auront eu le temps de se réchauffer sur une quarantaine de kilomètres avant d'apercevoir les deux monstres.

Ils voudront se dépasser afin d'atteindre le sommet, mais devront se garder des énergies, car ils auront encore 80 autres kilomètres à faire dans le parc de la Galette pour rallier la plus longue étape du GDPL (125 km).

«La première montée a un dénivelé de 14 pour cent. Et la seconde fait 17 pour cent. Elles sont collées et font 1,7 kilomètre. Ce sera un véritable défi pour tous ceux qui seront de cette étape», lance Pierre Lavoie.

Afin d'ajouter au défi, l'instigateur de l'événement offre une bière à tous ceux qui grimperont au sommet sans mettre le pied à terre et sans louvoyer. Il ne croit pas que ça va lui coûter une fortune.

«Je pense qu'il devrait y avoir entre 100 et 125 cyclistes qui arriveront en haut. Les autres vont terminer à pied, à côté de leur vélo», croit-il.

Premier Québécois à avoir complété le Tour de France, David Veilleux ne doute pas que ce sera un défi intéressant à relever, mais nullement comparable à l'une des étapes du célèbre tour cycliste français.

«Non, ça ne peut pas se comparer au Tour de France, notamment en raison de la préparation et des montées que nous avons à faire. Mais cela dit, je suis convaincu qu'il s'agira d'un défi très intéressant», indique David Veilleux, lors d'un entretien avec Le Quotidien.

«Je n'ai jamais fait la côte du lac Ha! Ha! , mais je sais qu'elle ne sera pas facile. Il s'agira sans doute de l'étape la plus difficile de l'histoire du GDPL. Il y aura effectivement les deux principales montées, mais il y aura tout le trajet auparavant, qui est fait de faux plats montants et d'autres montées. Ça va demander un effort constant et les cyclistes devront se garder des énergies pour arriver au sommet des deux côtes et pour terminer l'étape», de mentionner le cycliste professionnel.

Les participants devront déployer de l'énergie et de la force durant cette étape. Pierre Lavoie croit avoir besoin de 400 watts d'énergie pour y parvenir.

Afin de bien comprendre ce que ça signifie, Pierre Lavoie atteint cette énergie lorsqu'il roule à 45 kilomètres à l'heure sur le plat. Pour la même puissance, dans la côte du lac Ha! Ha! , il pédalera à sept ou huit km/h.

«Ça va être difficile, très difficile. Mais je tenais à passer par là. Je voulais montrer le village de Ferland-et-Boilleau et le lac Ha! Ha! . C'est l'un des plus beaux endroits du Québec. La vue que nous avons au sommet de la montée est fantastique», précise Pierre Lavoie.

Le reste de la randonnée ne sera pas de tout repos. Vers la fin du trajet, il y a beaucoup de descentes et les cyclistes devront redoubler de prudence pour éviter les chutes.

Après un arrêt à Baie-Saint-Paul, les cyclistes rouleront jusqu'à la Côte-de-Beaupré pour y passer la nuit.

Les équipes qui participeront au GDPL auront leur... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay) - image 2.0

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Les équipes qui participeront au GDPL auront leur place réservée pour la prochaine édition.

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Les équipes invitées à recruter hors du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Les 41 formations du Saguenay-Lac-Saint-Jean du Grand défi Pierre Lavoie (GDPL) n'ont pas à craindre pour leur participation dans le futur. L'organisation aimerait cependant qu'elles recrutent des cyclistes de l'extérieur, question de donner un peu de souffle à d'autres groupes caritatifs.

Récemment, Pierre Lavoie a laissé voir qu'il y avait trop d'équipes régionales (41 sur 205) au GDPL. Il a parlé de la possibilité de faire un tirage pour déterminer les formations.

Avant le départ de la huitième édition, M. Lavoie a voulu se faire rassurant.

«C'est officiel, je ne ferai pas de tirage. Les équipes en place n'ont pas à avoir peur, car elles ont leur place. Par contre, ce que j'aimerais, c'est que les régionaux aillent chercher un cycliste ou deux de l'extérieur. Et ça pourrait même être un Bleuet, car il y en a 275 000 en dehors de la région.»

«Ça permettrait de ramasser un peu d'argent ailleurs et soulager la région financièrement. Ça pourrait donner un peu d'air aux autres organisations qui tentent d'obtenir des commandites. Car il n'y a pas que l'acidose lactique et le GDPL qui me tiennent à coeur, il y en a d'autres. Et ça me fait mal au coeur de me faire dire que les autres groupes ne récoltent pas grand-chose», indique-t-il.

Sur les 205 coureurs des 41 équipes régionales, 181 proviennent de la région.

le beau temps

Par ailleurs, après des semaines de pluie et de température froide, les cyclistes pourront enfin rouler sous le soleil et la chaleur.

«Et je peux dire que ça va changer toute la dynamique. Ça va amener de la bonne humeur, ça va paraître sur l'accueil aussi», reprend Pierre Lavoie.

Ce dernier se réjouit de l'arrivée du beau temps, notamment pour la deuxième journée du GDPL alors que les cyclistes parcourront l'étape entre Côte-de-Beaupré et Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier.

«Il s'agira d'une étape mémorable. On va saluer et passer près des élèves de 29 écoles primaires sur le parcours. Ça va être un lien très fort entre le 1000 kilomètres et les enfants qui se défoncent pour les cubes énergie. Tout ça, ce sont nos valeurs», ajoute Pierre Lavoie.

D'ailleurs, celui-ci précise que plusieurs écoles défavorisées du Québec recevront une aide financière substantielle de la part des équipes inscrites au GDPL.

«Et le montant qui sera remis cette année devrait être plus élevé que par les années passées», note-t-il.

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