De hockeyeur bagarreur à coureur

Bernard Mathieu... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Bernard Mathieu

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En 2008, son entraîneur disait de lui qu'il pourrait bien devenir, « d'ici quelques années », le meilleur pugiliste de la Ligue nord-américaine de hockey. Ces quelques années ont passé et c'est sur la piste de course plutôt que sur la glace que Bernard Mathieu se fait remarquer.

Le Jonquiérois jouait pour le 98,3 FM (l'ancêtre des Marquis) dans la Ligue nord-américaine de hockey en plus de s'être mis à la boxe lorsque des luxations aux épaules l'ont forcé à abandonner le hockey. « Je ne pouvais plus me servir de mes épaules », explique-t-il.

Or, ses épaules, elles étaient très importantes. « Disons que je jouais physique. J'étais là quand ça brassait, pour éteindre les feux. » Dit de manière moins métaphorique, Bernard Mathieu était devenu, au fil du temps, un bagarreur. « À partir de l'âge de 19 ans, dans le junior AA avec les Marquis, ça brassait plus, admet-il. J'aimais le hockey, j'aimais être avec les gars, j'aimais l'esprit d'équipe. Quand j'ai dû arrêter le hockey, c'était un deuil. »

S'en est suivi une transformation quasi extrême. Quand il a commencé à courir, il y a sept ans, Mathieu pesait 279 lbs. « J'ai commencé avec un dix minutes de course. Je me sentais comme si j'allais faire une crise cardiaque. C'était tellement difficile ! » Dimanche, lorsqu'il a pris le départ de la course du Carré Davis, la balance montrait 210 lbs. Le chronomètre, lui, a affiché un temps de 42min17s à l'issue d'un dix kilomètres de course.

« Je cours entre 30 et 100 kilomètres par semaine. L'hiver, je vais deux fois par semaine à l'intérieur à l'UQAC. La course m'a fait découvrir autre chose. L'esprit de gang me manquait énormément, mais je le retrouve ici, même si ça reste différent d'un vestiaire de hockey. »

En 2008, dans Le Quotidien, l'entraîneur du 98,3, Maurice Lemay, affirmait que Bernard Mathieu représentait une partie de l'avenir de la formation. « Si on lui fait attention, dans quelques années, il va devenir un numéro 1 dans la ligue. Le mois dernier, il a donné beaucoup de trouble à Mike Brault. Il a peur de personne et c'est un bon jeune homme. »

Aujourd'hui, le grand gaillard parcourt les différentes villes du Québec, mais ses combats sont bien davantage contre lui-même que contre qui que ce soit d'autre.

« Je fais des marathons et des demi-marathons. J'essaie de me battre moi-même. S'il y avait des catégories de poids, j'aurais plus de chance de gagner, mais je l'ai proposé et ils ont refusé », lance-t-il en riant.

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Quelque 200 coureurs ont participé à la course du Carré Davis au profit du volet athlétisme de Jakours, dimanche. Les coureurs réalisaient une boucle à partir de la piste cyclable du parc Moritz jusqu'à celle longeant le boulevard du Saguenay, devant l'usine (près du Club de golf Saguenay).

Bernard Mathieu a terminé au 12e rang, cinq minutes et demie derrière un certain Pierre Lavoie.

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