L'entraînement estival: oui, mais...

Gino Roberge supervise l'entraînement d'une quarantaine de joueurs... (Photo Le Progrès-dimanche, Michel Tremblay)

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Gino Roberge supervise l'entraînement d'une quarantaine de joueurs de hockey cet été, dont certains du midget AAA et du junior majeur. Vendredi, il a travaillé avec l'attaquant des Saguenéens Nicolas Guay.

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L'entraînement estival pour les joueurs de hockey est devenu primordial, mais attention, pas avant l'âge pee-wee et pas non plus de n'importe quelle manière, prévient le préparateur physique des Saguenéens de Chicoutimi, Gino Roberge.

Au cours des dernières semaines, ce dernier a remarqué que les offres pullulent sur les réseaux sociaux. « Je n'ai jamais vu ça », laisse tomber Gino Roberge, qui est dans le domaine depuis 1999. « C'est comme les garagistes. Il y en a qui s'improvisent, qui font les réparations et que ça brise encore deux mois plus tard », estime-t-il.

À son avis, une grande méconnaissance existe sur l'entraînement d'été. « Il faut que les parents soient conscientisés », fait-il valoir, ajoutant qu'il est primordial de vérifier les compétences de la personne, sa formation - préférablement un baccalauréat ou une formation spécifique à la préparation physique pour les jeunes en développement - ainsi que son programme. Il illustre qu'il n'est pas normal qu'un jeune d'âge atome s'entraîne trois fois par semaine, ce qui est la norme pour les jeunes de niveau pee-wee. Ce n'est habituellement pas avant le bantam ou le midget que les jeunes peuvent s'entraîner cinq fois par semaine, pas seulement en salle ou dans le gymnase, mais également à l'extérieur sur la piste de course.

Avant 12 ans, il conseille de faire d'autres sports, ce qui va permettre au jeune de développer de nouvelles qualités athlétiques qui feront de lui un athlète plus complet et moins susceptible de se blesser plus tard. Même pour les plus vieux, il est important de ne pas faire d'hyperspécialisation uniquement pour le hockey. Ironiquement, trop de hockey nuit au développement de l'athlète. « C'est important de diversifier », mentionne Gino Roberge.

Document

À la suite d'un colloque des préparateurs physiques en octobre, Hockey Québec a fait préparer un document de référence expliquant les objectifs poursuivis lors de l'entraînement d'été, pourquoi le faire et comment, avec tous les mythes et réalités. « Tout part du développement du joueur à long terme, observe Gino Roberge. Il faut développer un être globalement sain, un athlète avant de viser à en faire un joueur de hockey. Ce n'est pas juste de faire de la musculation et de la course. Il faut aller chercher des qualités athlétiques qui vont lui servir sur la patinoire à court, moyen et long terme. »

Il est également crucial de laisser quelques semaines de repos à la suite de la saison. Pendant l'été, Gino Roberge s'occupe de deux groupes de jeunes (pee-wee/bantam et midget/junior) et a une quarantaine de jeunes sous sa supervision. Les plus jeunes, qui ont pour la plupart terminé à la fin avril, ne débuteront pas avant fin mai. Dans son cycle d'entraînement, le préparateur physique des Sags mélange toutes sortes de styles, allant de la musculation à la flexibilité, en passant par le yoga. L'éducation à une saine alimentation prend également une place importante. Le plaisir doit également être de la partie.

« Oui, ça doit être sérieux, mais il faut quand même que le jeune ait du plaisir à le faire. S'il n'a pas de plaisir, il risque de mettre moins d'intensité et de voir sa progression ralentie. Il est également probable qu'il ne durera jamais tout l'été », pense Gino Roberge qui compte sur une équipe complète pour l'épauler durant l'été.

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