Les hauts et les bas d'Étienne Boulay

Étienne Boulay parle beaucoup de passion et de... (Archives La Presse)

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Étienne Boulay parle beaucoup de passion et de motivation dans sa conférence.

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L'ancien joueur des Alouettes de Montréal, Étienne Boulay, se livre sans détour dans une conférence qu'il prononcera jeudi soir, à l'auditorium de l'école Charles-Gravel. Dans son allocution intitulée Le parcours d'un gagnant, il aborde autant les hauts que les bas.

«Je pense que c'est une conférence très transparente où je suis franc sur les décisions et les sacrifices que j'ai faits pour arriver professionnel», annonce dans un premier temps lors d'une entrevue téléphonique l'ancien maraudeur des Alouettes et des Argonauts de Toronto qui parle beaucoup de passion et de motivation, lui qui se décrit lui-même comme un excessif. «Je ne suis pas moralisateur. Je raconte ce qui a fonctionné pour moi et je pense que ça marche dans plein de domaines différents», indique-t-il.

«La motivation d'atteindre des objectifs, c'est ce qui va te forcer à te lever au jour le jour et décider de foncer dans une direction. Le dénominateur commun des moments où ça allait bien, c'est que je savais où je m'en allais ou je voulais aller et quand ça allait plus mal, je ne savais pas trop ce que je voulais faire», raconte Boulay, mentionnant qu'une période sera dédiée aux questions à la fin de sa présentation.

Au secondaire, c'est grâce à sa passion pour le football qu'il est devenu plus sérieux dans ses études, ce qui a marqué le début d'une longue aventure qui l'a mené jusqu'à la Ligue canadienne de football.

«L'école pour moi, c'était plus une activité sociale. Ce n'est pas que je n'étais pas brillant ou que je n'avais pas le potentiel. C'est que je m'en foutais pas mal. Quand j'ai commencé à jouer au football et à partir du moment où je me suis dit que je voulais jouer pro, en gars logique que je suis, je me suis aperçu que je devais passer par le cégep et l'université et pour faire ça, j'avais besoin de bonnes notes», rappelle Étienne Boulay qui aborde également son après-carrière qui n'a pas toujours été rose.

Tentative de suicide

Comme il se livre entièrement, Étienne Boulay aborde notamment un chapitre noir de sa vie qui a culminé par une tentative de suicide ratée après sa retraite à la suite d'une séparation houleuse. «J'en parle à 100% et je vais dans les détails qui me tentent d'aller. Je dis les mots comme ils sont. J'ai fait une tentative de suicide et je voulais tirer sur la ''plug''. Ce n'est pas facile pour moi, mais je pense que ça vaut la peine d'être dit. Il y a eu assez de temps depuis cette période et je trouve que ça vaut la peine d'être adressé. C'est une réalité que je ne suis pas seul à vivre», d'indiquer le Montréalais.

«Heureusement, j'ai manqué mon coup. Quelques années plus tard, ça va bien et je suis bien dans ma peau. Je me dis que j'étais à côté de la ''track'', ça aucun sens. C'est quelque chose qui vaut la peine d'être dit et égoïstement, en en reparlant, ça me fait du bien et ça me rappelle de ne pas retomber dans les mêmes ''patterns'' et de faire attention à moi», raconte Étienne Boulay qui axe sa présentation sur le côté positif de cet événement.

«C'est normal d'avoir des périodes où ça ne va pas bien, mais il ne faut pas avoir honte d'en parler. Tu n'as pas à vivre ça en silence. C'est normal, ça arrive. C'est juste d'être capable de passer au travers en s'entourant bien et en prenant soin de soi», fait valoir celui qui est l'un des ambassadeurs de Bell pour la cause pour la santé mentale et coanimateur de l'émission Les Testeurs à Vrak TV.

Les profits dégagés par l'événement iront à la Fondation de la réussite du Fjord qui a vu le jour dernièrement.

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