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Gestion des Saguenéens : Saguenay opte pour un OSBL pendant 10 ans

Propriétaire des Saguenéens de Chicoutimi, Ville de Saguenay... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Propriétaire des Saguenéens de Chicoutimi, Ville de Saguenay a finalement décidé de confier la gestion du club de hockey à une corporation sans but lucratif (OSBL) composée de dix personnes pour les dix prochaines années. Le maire de Saguenay, Jean Tremblay (photo), en a fait l'annonce vendredi, en conférence de presse. Les trois gestionnaires bénévoles actuels, Richard Létourneau, Marc Denis et Jean-François Abraham, resteront en poste au sein de la nouvelle organisation.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Propriétaire des Saguenéens de Chicoutimi, Saguenay a finalement décidé de confier la gestion du club de hockey à une corporation sans but lucratif (OSBL) pour les dix prochaines années.

Les trois gestionnaires bénévoles actuellement en poste, soit le président Richard Létourneau et les vice-présidents Marc Denis et Jean-François Abraham, poursuivront l'aventure à la barre de la nouvelle entité qui sera composée de dix membres du conseil d'administration.

En conférence de presse, le maire Jean Tremblay a expliqué qu'il est beaucoup plus facile de susciter un sentiment d'appartenance si l'équipe n'appartient pas à une compagnie à but lucratif qui vise à faire des profits. De même, il est plus facile pour un OSBL de solliciter l'appui financier de la population ou de la communauté d'affaires quand ces derniers savent que l'argent consenti sera investi dans l'équipe.

Pour le maire Tremblay, pour faire des Saguenéens un club gagnant comme escompté, «il faut penser hockey et non dans l'esprit de faire des profits. Et il faut que les citoyens soient fiers de leur club. Il ne faut pas qu'ils aient l'impression d'encourager une compagnie privée, mais leur équipe de hockey».

Après avoir entendu les recommandations faites par le président Létourneau quant à la structure à privilégier pour assurer la pérennité de l'équipe, les autorités municipales en sont venues à la conclusion qu'un organisme à but non lucratif était la meilleure option. «Je ne fais pas ça par reconnaissance parce qu'ils ont rendu service à la Ville, mais parce que j'y crois. Ces gens-là ont démontré que (la formule) fonctionne. Les assistances ont augmenté, ils ont bien géré le budget avec les sommes qu'ils avaient et ce sont des gens de qualité», a précisé le maire.

Un avocat travaille déjà à la rédaction du contrat de l'entente de dix ans. La forme finale et la composition du conseil d'administration restent à définir, mais le maire a précisé que des dix membres à être nommés, deux ou trois proviendront du Lac-Saint-Jean afin d'assurer la représentativité régionale. «On veut que le Lac-Saint-Jean adhère au concept que les Sags sont la fierté de toute une région.»

«On va demander avec insistance l'implication des gens d'affaires pour l'achat des billets de saison, la publicité, les événements, etc. Ce sera beaucoup plus facile de les solliciter avec une corporation sans but lucratif (qu'avec un groupe à but lucratif)», a fait valoir le maire. «Si le club veut faire une activité de financement, si on sait que ce n'est pas pour une compagnie à but lucratif, on va se sentir beaucoup plus à l'aise. Tu y vas vraiment pour ton club parce que tu sais que l'argent va rester dans le club et non plus enrichir un groupe particulier.»

Marc Denis, Richard Letourneau et Jean-Francois Abraham... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque) - image 2.0

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Marc Denis, Richard Letourneau et Jean-Francois Abraham

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Prête pour les Assises de la LHJMQ

Richard Létourneau aimerait que la nouvelle corporation sans but lucratif qui assurera la gestion du club Les Saguenéens de Chicoutimi pour les dix prochaines années soit fonctionnelle pour le début juin, soit à temps pour la tenue des Assises annuelles de la Ligue de hockey junior majeur du Québec qui auront lieu du 1er au 4 juin à Charlottetown, à l'Île-du-Prince-Édouard.

Président du trio de gestionnaires qui a pris la relève en novembre dernier, M. Létourneau souhaite que la nouvelle structure ait une légitimité rapidement. «L'entité actuelle est en place jusqu'au 31 juillet, mais dans un monde idéal, il faut que ça se règle avant. (...) Notre objectif est que la nouvelle corporation soit finalisée pour la fin mai et soit opérante afin qu'on soit présents aux Assises à titre de représentants officiels de l'équipe pour les dix prochaines années», a-t-il indiqué lorsque joint après la conférence du maire Jean Tremblay.

D'autre part, Richard Létourneau ne s'engage pas à rester en poste pendant dix ans, durée de l'entente annoncée. «Pour faire du hockey junior, c'est important d'avoir la passion. La journée où je n'aurai plus la passion, je devrai passer le bâton de pèlerin à quelqu'un d'autre», explique le président, une vision que partagent ses deux vice-présidents. «On fait ça beaucoup plus pour la passion et le jour où ce ne sera plus le cas, notre défi sera de trouver d'autres personnes qui auront la même passion que nous pour assurer la pérennité de l'équipe. C'est le club de hockey qui est important. Il faut s'organiser pour que le club survive aux organisations et que l'équipe soit toujours représentative.»

D'autre part, M. Létourneau se montre confiant d'obtenir l'appui de la communauté d'affaires et d'atteindre la rentabilité financière, voire de constituer un fonds de roulement de 500 000$. «On sait qu'une équipe junior a des cycles. Ce qu'on vise, pendant les dix que nous serons là, c'est d'être dans le premier quartile. Et je dis que si nous avons une équipe performante et que nous sommes dans le premier quartile, il y aura des années où nous serons capables d'être en série et du même coup, d'avoir des assistances (et des revenus additionnels). S'il arrive un coup dur ou une année plus difficile, le club sera capable d'opérer quand même. On ne sera pas clopin-clopant.»

Quant aux autres membres qui formeront le conseil d'administration, M. Létourneau a bien quelques noms en tête, mais n'avait pas approché de candidats avant de connaître les intentions de la municipalité. Une seule personne est déjà pressentie pour la trésorerie au sein de l'exécutif, d'une part parce qu'elle a manifesté son intérêt pour ce poste et de l'autre, «parce que j'avais besoin de conseils pour échanger sur le modèle d'affaires qu'on a présenté». L'exécutif devrait être complété avec l'ajout d'une personne responsable du volet ventes et marketing. Pour compléter le CA, le trio misera sur des gens possédant diverses expertises et qui seront capables de donner leur point de vue sur les orientations à prendre pour obtenir les meilleurs résultats. Les candidats potentiels devront bien sûr recevoir l'aval de la municipalité avant d'être officiellement nommés.

Pointe de plume

  • En acceptant le défi de la nouvelle corporation de gestion des Saguenéens de Chicoutimi, Richard Létourneau ne renouvellera pas son poste de président du Club de golf Chicoutimi. «Mon mandat se termine à la prochaine assemblée générale qui aura lieu en décembre. Je vais probablement terminer mon mandat, à condition que mes administrateurs acceptent que je sois un peu moins présent», a-t-il indiqué...
  • Désormais, ce ne sera plus la Ville, mais l'exécutif de la nouvelle entité de gestion qui procédera à la nomination du gouverneur de l'équipe. Toutefois, il faudra que la ville approuve le candidat sélectionné avant qu'il soit officialisé...
  • Le maire Jean Tremblay refuse de considérer comme un échec le processus d'appel d'offres qui avait permis au groupe de Laval Ménard, Alain Deschênes, Pierre-Marc Bouchard et Martin Lavoie d'obtenir la gestion du club en juin 2012. «C'était une belle formule que Gilles Courteau (commissaire de la LHJMQ) a lui-même qualifiée de remarquable. Ça a quand même donné 800 000$ à la ville, a rétorqué le maire Tremblay. Financièrement, pour la ville ce n'est pas un échec, mais pour le hockey ce n'est pas un succès. (...) Pour Alain Deschênes, c'est un échec financier, mais pour la ville, c'était une belle formule.»...
  • Le maire Tremblay assure que depuis qu'il est en poste, il n'a jamais eu d'offres d'achat pour l'équipe. Il a du même souffle démenti la rumeur voulant que Marc Denis ait fait une offre d'achat...
  • Le maire Tremblay souhaite que la nouvelle entité se concentre sur le hockey. «Si on voulait que ce soit juste pour l'argent, on retournerait à l'ancienne formule. Mais on veut que l'équipe soit notre ambassadeur provincial. C'est l'une des équipes les plus prestigieuses et on veut être gagnant.»...
  • Concernant les rénovations du centre Georges-Vézina, le maire rappelle qu'elles sont conditionnelles la mise en place d'un programme dans lequel le fédéral et le provincial doivent s'entendre. Toutes les provinces se sont entendues avec le fédéral, sauf le Québec. Si le programme se concrétise, Jean avoue que le projet de réfection majeure «sera un vrai casse-tête», avec des travaux qui s'échelonneront sur un an, «mais pas nécessaire de septembre à septembre.» Le défi de ce dossier ne lui fait pas peur. «On en a déjà géré des plus difficiles», a-t-il conclu...

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