Vincent Godin, sauvé par la natation

Vincent Godin (président d'honneur) et Louis Morin (organisateur)... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

Agrandir

Vincent Godin (président d'honneur) et Louis Morin (organisateur) ont procédé à la mise en jeu protocolaire avant la rencontre, en compagnie du conseiller municipal Réjean Hudon.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Pour Vincent Godin, la natation est plus qu'une passion. Elle lui a littéralement sauvé la vie, affirme sans détour le jeune dysphasique.

Plusieurs personnalités politiques ont assisté à la rencontre... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 1.0

Agrandir

Plusieurs personnalités politiques ont assisté à la rencontre au profit de la dysphasie, dont la députée fédérale de Jonquière Karine Trudel et le député provincial Sylvain Gaudreault.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

Originaire de Trois-Rivières, Vincent Godin était un invité de marque vendredi soir au Cégep de Jonquière. Il était le président d'honneur du match de basketball «Jouons pour la dysphasie», organisé par le Jonquiérois Louis Morin et qui a réuni plus de 300 personnes. «Sans la natation, je ne serais pas ici», admet-il en entrevue avant la rencontre.

Vincent Godin n'a pas de problème de langage, mais plutôt de compréhension. Depuis son tout jeune âge, l'athlète de maintenant 20 ans s'adonne à la natation presque quotidiennement avec le Club Mégophias. Avant d'aller en classe, il se rendait à la piscine, ce qui était une véritable thérapie pour lui. «Le sport m'aide énormément à me concentrer et à canaliser mes énergies. Quand je nage, je me sens fort. Ça me valorise énormément», pointe Vincent Godin, ajoutant les bienfaits sur le plan social.

Le Trifluvien a terminé son secondaire V, sans pouvoir aller plus loin en raison de ses résultats scolaires. Il aimerait toutefois reprendre des études dans un avenir rapproché. En octobre, Vincent Godin a rencontré l'ancien ministre de l'Éducation, François Blais, pour lui faire part des problèmes d'accessibilités aux études supérieures pour les jeunes dysphasiques.

À travers des défis de nage en eau libre, Vincent Godin veut sensibiliser les gens à la réalité des dysphasiques, un trouble de langage et de l'apprentissage. L'été dernier, il a réalisé la traversée entre la Nouvelle-Écosse et les Îles-de-la-Madeleine, ce qui lui a pris 48 heures d'efforts. «Mon but premier est de faire connaître la dysphasie. Je veux porter une image qui me tient à coeur», d'exprimer Vincent Godin qui a accepté avec empressement l'invitation de Louis Morin en décembre parce qu'il trouve important d'unir les forces.

Le prochain défi du Trifluvien pourrait très bien se tenir dans la région. Vincent Godin a déjà pensé au lac Saint-Jean ou au Fjord du Saguenay. Il aimerait s'associer avec d'autres nageurs dans cette aventure. «Ce serait une traversée, mais je voudrais amener plus ça sur la cause, exprime-t-il. Peu importe que tu sois dysphasique ou non, c'est important de réaliser ses rêves.»

Le match de vendredi soir a permis d'amasser 4000$ pour la cause de la dysphasie et pour aider Vincent Godin dans son prochain projet. En prime, le duel, qui mélangeait des joueurs juvéniles du Bleu et Or de la Polyvalente Arvida et des Mustangs de l'école Odyssée/Dominique-Racine ainsi que des Gaillards du Cégep de Jonquière et des Couguars du Cégep de Chicoutimi, s'est conclu en prolongation. Il s'est finalement terminé au compte de 101-100 à l'avantage des foncés sur les blancs.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer