Keven Bouchard a retrouvé tous ses repères

Keven Bouchard... (Archives Le Droit, Martin Roy)

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Keven Bouchard

Archives Le Droit, Martin Roy

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Avant d'atteindre la demi-finale avec ses Wildcats de Moncton, Keven Bouchard a dû traverser quelques tempêtes. Un début de saison difficile, un passage à vide et une transaction n'ont pas réussi à l'écraser et c'est avec une confiance renouvelée qu'il amorce le prochain tour éliminatoire.

Le gardien de but qui fêtait son 20e anniversaire de naissance mardi a été l'un des ingrédients de la recette gagnante des Wildcats. Bouchard, qui a remporté huit de ses 11 départs depuis le début de la danse printanière, est convaincu que les difficultés rencontrées rapportent maintenant des dividendes. Rappelons que Moncton s'est débarrassé des Tigres de Victoriaville en cinq parties au premier tour, avant de surprendre les Olympiques de Gatineau en six matchs lors des quarts de finale.

«On a subi neuf défaites en ligne avant la fin de la saison et on a appris de ça, a exprimé Keven Bouchard. Le succès, ce n'est pas toujours une ligne droite. C'est un peu comme dans la vie, ce n'est pas toujours beau mais des fois, ça prend des creux de vague pour revenir plus fort.»

Le cerbère de Métabetchouan a souligné que la panique ne s'est jamais emparée de la formation néo-brunswickoise. La maturité du groupe de leaders a fait une différence selon lui.

«Quand tu joues mal et que tu gagnes, c'est trop facile et ça ne marche pas comme ça, a jugé Bouchard. Notre mauvaise séquence nous a forcés à être plus intense, à jouer avec plus d'émotion et un plus grand sentiment d'urgence.»

Keven Bouchard a amorcé les 22 derniers matchs des Chats sauvages. Son entraîneur Darren Rumble lui a octroyé un vote de confiance et à partir de ce moment, le portier a cessé de se poser des questions. Il a mentionné que la situation avait eu un effet boule de neige sur son moral et ses sensations. «Plus je joue, mieux je me sens et mieux je me sens, plus je joue bien», a-t-il énuméré.

Après une première moitié difficile avec le Drakkar de Baie-Comeau et une arrivée cahoteuse à Moncton, Bouchard a peu à peu retrouvé ses repères. Il a toutefois tenu à relativiser certains faits.

«On parle d'une saison difficile parce que vous regardez seulement les statistiques, a affirmé le choix de septième ronde des Oilers d'Edmonton en 2014. À Baie-Comeau, je pouvais avoir 30 lancers par match, mais 25 étaient jugés dangereux. Quand tu te retrouves avec une meilleure équipe défensive comme Moncton, le nombre de lancers dangereux diminue grandement. Les chiffres ne disent pas tout.»

À propos des experts qui ne donnaient pas cher de la peau des Wildcats en séries, Keven Bouchard a balayé du revers de la main les doutes qui planaient au-dessus de sa formation.

«J'essaie de ne pas trop lire les journaux, a soutenu Bouchard. Je savais dès le début que personne allait croire en nous mais les séries, c'est une toute autre saison et on l'a vu dans nos deux premières rondes.»

Lors de son entretien avec Le Quotidien, le gardien ne connaissait pas l'identité de l'adversaire des Wildcats. En vertu de la victoire de 6-2 des Sea Dogs de Saint John lors du septième match face aux Screaming Eagles du Cap-Breton, Keven Bouchard et sa bande croiseront le fer avec les puissants Huskies de Rouyn-Noranda, champions de la saison régulière.

«On sait qu'on va affronter une excellente équipe et il va falloir travailler fort si on veut se rendre en finale», avait-il mentionné.

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