Richard Martel penche vers un retour

Richard Martel... (Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Richard Martel

Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Réconforté par la qualité du hockey qu'il a vu en fin de semaine, Richard Martel parlait comme quelqu'un qui serait de retour derrière le banc des Marquis de Jonquière la saison prochaine après l'élimination des siens. Il se donnera tout de même deux semaines de réflexion avant de confirmer sa décision, mais s'il dit oui, un contrat l'attend.

«Ça augure bien, d'annoncer Richard Martel d'entrée de jeu. Je vais prendre un petit répit quand même, mais il n'y a rien de négatif avec ce que j'ai vécu cette semaine, au contraire. Aujourd'hui, si je n'accepte pas le poste, sachant la qualité de joueurs dans le vestiaire, je m'en voudrais énormément. Une chance que j'ai dit oui. Ces gars-là m'ont accueilli d'une façon extraordinaire», de noter Martel, estimant avoir appris lors de sa courte expérience, notamment qu'il avait le feu sacré. «Je pensais que j'étais capable de laisser aller un peu, mais je me suis aperçu que c'est vraiment beaucoup dans ma vie le hockey. C'est venu me chercher. Je vous le dis, moi ce soir, je ne suis pas fatigué», d'exprimer Richard Martel qui a senti une connexion immédiate avec ses joueurs. «Je commence à sentir que l'entraîneur et les joueurs peuvent se rapprocher beaucoup plus que je l'ai fait dans le passé. Je l'ai créé en trois jours. Je prenais beaucoup mes distances dans le junior, mais j'ai adoré me rapprocher et être très près des joueurs», d'observer l'entraîneur d'expérience qui n'aurait pas accepté d'aller avec une autre équipe que celle de sa région natale. Il a d'ailleurs souligné la persévérance des dirigeants de l'équipe, Marc Boivin et Éric Claveau, qui n'en étaient pas à leur première tentative de l'amener à la barre des Marquis. L'appui des gens l'a finalement convaincu, même si la situation n'était pas idéale avec un retard de 3-1 dans la série. «Je ne pouvais pas reculer. On dirait que c'était trop fort. Il fallait que je rentre là-dedans», de dire Richard Martel avec conviction.

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Sans hésitation, le Chicoutimien avouait avoir été charmé par le calibre de la Ligue nord-américaine de hockey. Si les entraîneurs doivent donner le spectacle en saison régulière, il estimait que le hockey, et de grande qualité, avait pris toute la place lors de la série Jonquière-Sorel. «Je ne dis pas que les bagarres n'ont pas lieu, loin de là, mais il faut amener quelque chose où l'intensité va prendre le dessus, où la compétition entre bons joueurs va lever», d'exprimer Richard Martel qui semble vouloir faire partie de la solution.

«Ce que j'espère, c'est que cette série va faire réaliser qu'on peut amener dans la Ligue nord-américaine du hockey dur, avec de l'intensité, mais propre. Je suis convaincu que les amateurs qui n'étaient pas venus depuis dix ans ont été complètement emballés. C'était un troisième match en trois soirs et les gars avançaient quand même et étaient capables de créer des chances de marquer. C'est remarquable», de souligner Martel.

Vendre le talent dans la LNAH: Forcier appuie Martel

Richard Martel peut compter sur l'appui inconditionnel de son vis-à-vis des Éperviers, Serge Forcier. L'ancien des Marquis est également convaincu que les dirigeants de la Ligue nord-américaine doivent axer sur les meilleurs éléments pour avoir une meilleure visibilité.

«Ceux qui ont suivi la série, des bagarres, ils n'en ont pas vu. C'était du sapré bon hockey. J'ai dirigé dans le junior majeur et ça n'arrive pas à la cheville du calibre qu'il y a dans notre ligue présentement, d'estimer Forcier. Les gens ont toujours la maudite mentalité que c'est une ligue de "goons". Ce sont des séries. C'était pour homme, ça jouait, ça frappait.»

S'il se dit très heureux de la venue de Richard Martel dans la Ligue nord-américaine, l'entraîneur des Éperviers a moins apprécié les circonstances de son arrivée et s'est servi du congédiement de Francis Brault à 3-1 pour motiver ses troupes. «Francis a dirigé pendant trois ans à Sorel. Il n'avait que des gars qui l'ont aimé au bout et on voulait la gagner pour lui», de mentionner Serge Forcier, bien conscient que la série aurait pu aller d'un côté ou de l'autre. Il n'a d'ailleurs pas manqué de souligner la tenue du gardien Mathieu Dugas, après une longue période d'inactivité, en relève à Karel St-Laurent, blessé dans la rencontre de vendredi.

Marquis en bref

• Blessé samedi, l'attaquant des Marquis Alex Bourret n'a pas pris part à ce match ultime. Il n'avait pas terminé le match de samedi, ce qui était une bonne indication de son incapacité de jouer dimanche. Jérémy Vigneault-Bélanger a réintégré sa place dans l'alignement et plus le match avançait, plus il était utilisé par Richard Martel qui l'a découvert dans cette série...

• Quelques partisans ont profité de la belle température pour tenir un ''tailgate'' improvisé dans le stationnement du Palais des sports. Parlant du stationnement, c'était encore une fois le bordel avant la rencontre. Comme un partisan a lancé à la blague, «l'architecte qui a conçu le secteur n'avait certainement pas de char»...

• Une petite visite dans les estrades entre deux périodes a rapidement permis de voir que les officiels n'avaient vraiment pas la cote auprès des amateurs...

• Les Éperviers accèdent à la finale de la LNAH pour une deuxième année de suite. Ils s'étaient inclinés l'an dernier face à Thetford-Mines. Cette fois ils affronteront les 3L de Rivière-du-Loup à compter de vendredi...

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