Du baume pour Cantin

Geneviève Cantin... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Geneviève Cantin

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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Ce que Geneviève Cantin voulait plus que tout, c'était d'aller à Rio. Mais après son échec à se qualifier, la nageuse a pris le titre d'athlète par excellence du Rouge et Or comme un baume sur sa plaie olympique.

Quatre jours après ses insuccès aux sélections de l'équipe canadienne, Cantin a été sacrée meilleure athlète de la dernière année au sein des clubs d'élite de l'Université Laval, jeudi soir. Belle conclusion de cinq années de compétitions universitaires pour cette spécialiste du 200 mètres dos.

«C'est un peu un baume, mais l'universitaire et le civil, c'est deux choses différentes. L'universitaire m'aidait à concilier le civil», a expliqué la vedette de la soirée, après être monté chercher son deuxième trophée. «Dans l'universitaire, je m'amusais plus, je voulais aller chercher des points et nager pour l'équipe.»

La Saguenéenne de 25 ans ne s'estime pas encore en mesure de déterminer avec précision son sentiment face à la seconde mort de son rêve olympique, une répétition de 2012. «Je n'ai pas eu le temps de décompresser et de pleurer sur ma course.»

«Je suis en fin de session. Peut-être que tout va me frapper en même temps après», a poursuivi celle qui pourrait faire des championnats canadiens civils en août, à Edmonton, sa dernière compétition d'envergure en carrière. «Je vais voir si la motivation est encore là.»

Bien qu'elle n'ait disputé que la session hivernale à l'universitaire, après avoir fait l'impasse sur l'automne pour s'entraîner en vue des essais olympiques, Cantin avait été nommée meilleure nageuse universitaire au Québec pour la saison 2015-2016.

Surtout grâce à cinq médailles aux championnats canadiens et six, dont quatre d'or, aux provinciaux. «Ç'a été une demi-saison vraiment pas pire!» a-t-elle reconnu. Elle pourra peut-être profiter d'un peu de repos cette fin de semaine. Son amoureux, l'ancien capitaine et passeur du Rouge et Or Justin Boudreault, lui a promis un déjeuner «deux oeufs, bacon».

Comme athlète de l'année, Cantin succède au coureur de demi-fond Charles Philibert-Thiboutot, gagnant du plus gros prix lors des deux derniers galas.

Cantin est la première membre du club de natation nommée à ce titre depuis 2011, l'année de Marie-Pier Ratelle. Chanelle Charron-Watson (2007) et Sophie Simard (2004, 2002, 2001) ont été précurseures. Cantin était en lice au titre d'athlète par excellence en 2015 et en 2012, année où elle avait aussi obtenu le trophée de meilleure recrue.

Mathieu Betts peut ainsi espérer être nommé athlète par excellence des clubs du Rouge et Or dans quelques années. Jeudi, l'ailier défensif a été récompensé comme meilleure recrue. Ses 12 sacs durant la saison régulière de football l'ont laissé à court de seulement un demi sac du record universitaire canadien.

Betts «compte les jours» d'ici l'ouverture de la prochaine saison et, s'il garde de beaux souvenirs de la campagne 2015, espère remonter sur la scène en 2017 pour y cueillir un prix d'équipe.

Le 65e gala annuel du Rouge et Or réunissait 600 convives au PEPS de l'Université Laval, dont quelque 420 athlètes dispersés au sein de 17 équipes. C'est la gang du badminton qui a raflé les honneurs collectifs à la suite de leur récolte des trois bannières québécoises, une première.

Soulignons l'hommage rendu au préparateur physique Raymond Veillette, qui quitte le Rouge et Or après plus de 25 ans de services. Il sera entre autres remplacé auprès des footballeurs de l'UL par l'ancien receveur de passes Guillaume Rioux. Loin de prendre sa retraite, Veillette continue d'enseigner et reste lié au groupe de hockeyeurs professionnels qui s'entraînent à Québec l'été.

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