Paris-Roubaix: Duchesne ralenti par les chutes

Antoine Duchesne... (Archives Le Quotidien)

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Antoine Duchesne

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Serge Émond
Le Quotidien

Sur sa page Facebook et sur compte Twitter, Antoine Duchesne a publié une photographie de lui, dimanche après-midi, qui en disait long sur le défi qu'il venait de relever. On le voyait en action sur une section de pavés de la course Paris-Roubaix, les jambes en partie couvertes de boue et un filet de sang coulant de son genou gauche.

Le cycliste natif de Chicoutimi a franchi la ligne d'arrivée d'un Paris-Roubaix particulièrement mouvementé en 58e place, à 14 minutes et 23 secondes du vainqueur, l'Australien Mathew Hayman. L'édition 2016 de cette épreuve mythique a été marquée par de nombreuses chutes, principalement en raison de pavés souvent humides, et Duchesne a fait partie des nombreux coureurs qui ont été ralentis d'une façon ou d'une autre par des incidents. Malgré cela, il a rangé son vélo avec le sentiment du devoir accompli.

«C'est un des Paris-Roubaix les plus rapides de l'histoire, a fait remarquer Duchesne au réseau Sportcom. Ç'a pris plus de 80 kilomètres avant de partir l'échappée et après nous étions déjà dans les secteurs de pavés. C'était très exigeant comme course. Il m'en manquait un peu, mais je suis toujours content de la progression. Ça fait un mois et demi que c'est la grosse forme alors c'est un peu normal qu'il y ait de la fatigue.

Antoine Duchesne a fait partie des nombreux coureurs... (Photo tirée de Twitter) - image 2.0

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Antoine Duchesne a fait partie des nombreux coureurs qui ont été ralentis d'une façon ou d'une autre par des incidents. Malgré cela, il a rangé son vélo avec le sentiment du devoir accompli.

Photo tirée de Twitter

«Je ne suis pas tombé. Je n'ai pas fait de gros efforts pour revenir comme certains leaders. Lorsqu'il y a eu la grosse chute avec Etixx-QuickStep qui est sorti, j'étais pris derrière Fabian Cancellara (Trek-Segafredo) avec Adrien Petit (Direct Energie).»

Membre de l'équipe Direct Energie, Antoine Duchesne a fait remarquer qu'il s'est retrouvé parmi les cinq premiers avant la tranchée d'Arenberg, le secteur de pavés le plus difficile de la course, situé à moins de 100 kilomètres de l'arrivée. En revanche, le déroulement de l'épreuve l'a empêché d'appliquer à la lettre la stratégie prévue.

«J'étais dans une bonne journée, mais je me sentais très diesel, a précisé Duchesne. Je n'étais pas coincé même quand j'ai perdu le premier groupe. Je me suis bien senti jusqu'à la fin, mais avec la fatigue je n'étais pas capable de donner le gros effort qu'il fallait.

«Il y a des échappées anticipées qui partent une fois passé la tranchée alors qu'il reste environ 85 kilomètres. Il y a des petits temps morts où des gars du peloton de 80 coureurs ressortent par-derrière de l'échappée principale et se rendent très loin. C'était mon rôle, mais il n'y a jamais eu de temps morts. Adrien (Petit) a fini dixième, c'est un gros numéro de sa part. Nous finissons avec un super beau résultat d'équipe.»

L'autre cycliste québécois inscrit au Paris-Roubaix, Hugo Houle (AG2R La Mondiale) a lui aussi quitté le parcours couvert de boue.

«Les pavés, ça ne pardonne pas et c'est souffrant, a fait remarquer Houle, 111e au classement général. J'ai deux grosses ampoules dans les mains. Je suis surtout content d'avoir fini la course et d'avoir repoussé mes limites. Tu ne sais jamais ce qui va arriver avec toutes les chutes. J'ai été un peu ralenti avec ces accrochages. J'ai fait un beau travail pour Damien Gaudin, mais il a été pris dans la grosse chute ce qui l'a éloigné du top-10.»

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