La double vie de Martin Leblanc

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Martin Leblanc essaie de faire changer l'image parfois négative des arts martiaux mixtes. Il combattra une deuxième fois chez les professionnels, le 21 mai, à Québec.

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Martin Leblanc s'adonne aux arts martiaux mixtes pour le plaisir, ce qui ne l'empêche pas de mener une carrière professionnelle dans le domaine. Le Jonquiérois tentera de garder sa fiche intacte lors de son deuxième combat dans la Ligue d'arts martiaux mixtes du Québec (LAMMQ), le 21 mai, au centre sportif de Sainte-Foy, à Québec.

Pour l'occasion, l'athlète qui aura bientôt 34 ans fera face à Marc-André Barriault, qui montre une fiche de trois victoires et une défaite. Ses trois victoires ont été méritées par arrêt de l'arbitre. L'athlète originaire de Gatineau, qui demeure maintenant à Québec, a perdu son dernier combat par décision partagée contre Jonathan Vallée, un autre combattant bien connu sur la scène provinciale. Pour sa part, Martin Leblanc a fait des débuts fracassants en juin dernier avec une victoire par soumission sur Mathieu Langlais chez les 185 livres. Cette fois, le duel dans l'octogone sera chez les 190 livres en vertu d'une entente entre les deux adversaires.

«Je sais un peu dans quoi je m'embarque. Ce sera un bon test, mais je pars confiant», d'assurer Martin Leblanc qui sera accompagné dans son coin par ses entraîneurs du Spartan Fight Club de Jonquière, Claude Perron et Jason Ouellet. À un peu plus d'un mois du moment fatidique, il demeure toutefois bien calme.

«À la différence de bien des combattants au niveau où je suis rendu, pour moi, ça reste un passe-temps. Il y a beaucoup de gars qui prennent ça très au sérieux. C'est professionnel, on est rémunérés et c'est réglementé par la Régie des alcools, des courses et des jeux. Je suis enseignant, ensuite père de famille et le temps qui me reste, je le passe au gym à m'entraîner», de mentionner le professeur d'éducation physique à la Polyvalente Jonquière qui augmentera la cadence dans le gymnase dans les prochaines semaines. Il combine son entraînement régulier avec quelques sessions de boxe au Club de boxe de Chicoutimi.

«Oui j'ai un stress, mais je le fais vraiment par plaisir de compétitionner. Il y en a des gars qui aspirent à aller plus loin. Je le fais parce que j'aime ça et que je suis encore capable. Quand ça ne fera plus, ça ne fera plus. Je suis zen là-dedans», poursuit Martin Leblanc qui est passé près de monter dans l'octogone à l'automne, mais les négociations avec un adversaire ont achoppé sur le poids. «Il n'y a pas beaucoup de galas. Le MMA (Mixed Martial Arts) professionnel a déjà été plus en santé. Il y a déjà eu plus d'événements et de promoteurs», reconnaît Martin Leblanc.

Dominic Leclerc un militaire originaire de Longueuil, mais établi au Saguenay depuis une dizaine d'années, sera également en action le 21 mai. Également à son deuxième combat, il a rendez-vous avec Didier Brassard qui sera également à la recherche d'une première victoire. Il a subi deux défaites depuis son entrée dans la Ligue d'arts martiaux mixtes du Québec.

Accompagné de ses entraîneurs Jason Ouellet et Claude... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie) - image 2.0

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Accompagné de ses entraîneurs Jason Ouellet et Claude Perron, Martin Leblanc tentera de mériter une deuxième victoire en autant de combats dans la Ligue d'arts martiaux mixtes du Québec, le 21 mai, au centre sportif de Sainte-Foy. 

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Faire tomber les préjugés

Les combats de Martin Leblanc ne sont pas tous dans l'octogone. Il travaille très fort pour faire changer les préjugés négatifs à propos des arts martiaux mixtes.

Le Jonquiérois déplore que souvent, l'image véhiculée par le Ultimate Fighting Championship (UFC) n'est pas tout le temps la bonne pour faire la promotion du sport, et qu'elle vise plutôt à attirer l'attention sur les combats. «Des fois, on a tendance à penser que ce sont tous des gars qui sortent de prison qui font du MMA. Je suis un père, un enseignant. On ne se cachera pas que ce n'est pas un sport qui est fait pour tout le monde. Manger des coups de poing, ce n'est pas tout le monde qui accroche à ça», admet Martin Leblanc, qui fait de l'éducation quand il en a l'occasion. Il trouve également dommage que certains parents empêchent à leurs adolescents la pratique des arts martiaux mixtes sans s'informer vraiment sur la réalité. Il n'aime pas non plus quand les gens utilisent le terme combats extrême.

«Sans être un modèle, je suis fier de dire que je fais du MMA et que j'ai une vie stable. Je suis quelqu'un de très normal comme monsieur madame Tout-le-monde. Pour les jeunes qui sont attirés vers le sport, ce n'est pas juste des gars tatoués, mais aussi des gens normaux», d'insister Martin Leblanc, un ancien lanceur des Voyageurs de Saguenay de la Ligue de baseball élite du Québec

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