Dominic Jalbert à Chamonix: vivre le moment présent

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Ancien joueur des Saguenéens junior majeur, Dominic Jalbert apprécie la vie en Europe où il évolue avec l'équipe de hockey de Chamonix.

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Chaque jour, le défenseur Dominic Jalbert peut profiter du panorama extraordinaire de Chamonix. L'ancien des Saguenéens, maintenant âgé de 26 ans, vit dans le moment présent, en étant conscient qu'il ne passera que quelques années de sa carrière de hockeyeur en Europe.

«Je ne me vois pas rester ici jusqu'à 35 ans. J'ai 26 ans et ça fait deux ans que je suis ici. Je veux faire ça encore une année ou deux. Ça dépend toujours aussi des offres qui vont arriver», de mentionner Dominic Jalbert, rencontré après une victoire de 2-1 en prolongation contre le rival de la ville voisine de Morzine lors du dernier match à domicile, ce qui confirmait du coup le retour des Chamois dans la Ligue Magnus la saison prochaine.

S'il avait voulu faire une longue carrière en Europe, il aurait plutôt tenté sa chance dans des ligues comme la Suisse ou la Ligue continentale en Russie. «On verra, mentionne le diplômé de l'Université d'Ottawa en sciences commerciales avec une mineure en finance en parlant de la suite des choses. «Une fois que j'ai obtenu le papier, j'avais le goût de vivre une expérience le fun. L'année dernière, j'étais à Grenoble et là, à Chamonix. Je me suis toujours dit qu'après chaque saison, j'allais évaluer les pour et les contre. C'est un très beau mode de vie en Europe. On a la chance de visiter et voyager. J'en profite et après chaque année, je vais voir si j'ai assez la passion pour continuer. Ce sont quand même des sacrifices d'être loin de sa famille et de ses amis pendant huit mois. Malgré tout, je suis gâté et très chanceux de vivre ce mode de vie.

«Je ne me retrouve pas devant rien. Grâce au hockey, j'ai également de bons contacts. Trouver un emploi au Québec, ce ne sera pas compliqué. On a une vie à vivre, aussi bien en profiter», poursuit celui qui a été nommé à deux reprises joueur étudiant par excellence dans la Ligue canadienne de hockey.

Quand il décidera de rentrer au bercail, Dominic Jalbert aimerait de nouveau évoluer dans la Ligue nord-américaine de hockey, lui qui a porté les couleurs des Marquis de Jonquière, avant d'être échangé puis de se retrouver à Grenoble. Ses droits appartiennent toujours à Saint-Georges-de-Beauce. «Je vais revenir dans la LNAH avec plaisir quand je vais avoir fini mon trip. Pour les joueurs qui reviennent au Québec, ça permet de jouer à un hockey de haut niveau, sans être engagé 7 jours sur 7», souligne Jalbert qui retrouve cet horaire chargé dans la Ligue Magnus avec beaucoup d'entraînements.

«On joue moins de matchs, seulement 26 en saison. Junior, on en jouait 70. On a la chance de pouvoir en profiter un peu. C'est un mode de vie un peu moins intense que le hockey nord-américain», précise le numéro 71, ajoutant que le style de jeu est beaucoup moins physique et basé sur les habiletés avec des joueurs rapides.

À Chamonix, les partisans sont très attachés à leur équipe qui existe depuis plus de 100 ans. Les joueurs se font même reconnaître dans la rue. Lors du dernier match, les gradins étaient pratiquement remplis. En France, le hockey n'est toutefois pas le sport numéro un, loin derrière le rugby et surtout le soccer. Dominic Jalbert pense que les récents succès de la France lors des Championnats du monde ont attiré l'attention sur le sport et la Ligue Magnus, où le niveau de jeu est sous-estimé selon lui, va en bénéficier également. «Le hockey français est en progression. C'est un sport qui monte. On voit que la Ligue s'organise un peu plus et essaie de faire rentrer les grosses villes. Bordeaux a débuté l'année dernière et deux ans auparavant, c'était Lyon. Ça va donner un peu plus de sérieux et de budget pour de bons joueurs avec de gros CV. On va voir dans les prochaines années même si je ne pense pas être encore ici dix ans», de confier Jalbert.

Dominic Jalbert porte les couleurs des Chamois de... (Photo courtoisie) - image 2.0

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Dominic Jalbert porte les couleurs des Chamois de Chamonix.

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Début d'une carrière d'entraineur

Dominic Jalbert passe beaucoup de temps sur la glace. En plus des entraînements et parties de son équipe, il s'occupe également du programme sport-études de Chamonix, chez les moins de 13 ans.

Il a lui-même demandé d'avoir cette charge supplémentaire, avant tout pour remplir son agenda, mais également parce que l'occasion était belle de faire ses premiers pas derrière le banc. «On s'entraîne le matin et à midi-13h, ta journée est finie. L'an dernier, j'ai fait plus du Netflix et les journées étaient assez longues. Un moment donné, tu te tannes d'écouter des séries. Je voulais faire quelque chose d'un peu plus constructif. Le ''coaching'' m'a toujours intéressé. Je ne sais pas si je vais en faire une carrière, mais ajouter cette corde à mon arc peut toujours m'être utile», raconte Dominic Jalbert.

Richard Martel

L'an dernier, c'est Richard Martel, alors à Grenoble, qui avait lâché un coup de fil à son ancien défenseur avec les Saguenéens. L'histoire s'est mal terminée pour Martel après qu'il ait demandé à un joueur de foncer sur le gardien adverse en séries. Dominic Jalbert demeure toutefois très attaché au Chicoutimien qui lui avait également donné sa première chance dans le junior majeur avec les Sags. «C'est un entraîneur émotif. L'année dernière, on a eu une bonne saison et il a fait de bonnes choses. Dans le moment de l'émotion, il a fait quelque chose de regrettable et je pense qu'il le regrette aujourd'hui. Si c'était à refaire, il ne ferait peut-être pas la même chose. Ça s'est passé dans le feu de l'action et je lui souhaite simplement la meilleure des chances pour le reste de sa carrière», de commenter avec prudence Dominic Jalbert.

La capitale du ski

Étonnamment, malgré toutes les montagnes qu'on retrouve dans le secteur de Chamonix, le Gatinois n'a jamais fait de ski. Contrairement à d'autres formations, le contrat des joueurs le permet à Chamonix, une manière d'attirer des joueurs. «J'ai un peu peur de me blesser», avoue-t-il dans un premier temps en riant.

«C'est garanti que je vais devoir y aller avant la fin. Chamonix, on dit que c'est la capitale mondiale du ski», de rappeler Dominic Jalbert.

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