À l'assaut du lac Saint-Jean à vélo

Christian Gauvin et Ian Carbonneau... (Photo Le Quotidien, René Bouchard)

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Christian Gauvin et Ian Carbonneau

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Le Quotidien

Près de 120 cyclistes tenteront de traverser le lac Saint-Jean en fatbike aujourd'hui. France, Brésil, États-Unis, Belgique, les coureurs viennent d'un peu partout dans le monde pour participer à la Traversée du lac Saint-Jean en vélo. Et si la première édition de l'événement a été marquée par une forte tempête et la deuxième par des conditions facilitantes, cette troisième traversée s'annonce entre les deux, sur le plan des difficultés. Des rafales de 50 km/h et des températures de - 15 degrés Celsius attendent les cyclistes. Le Quotidien a rencontré quelques coureurs, quelques heures avant le grand départ.

Christian Gauvin et Ian Carbonneau

Christian Gauvin et Ian Carbonneau ont été les premiers à franchir la ligne d'arrivée, l'an dernier. Les deux amis de Bromont ont terminé en même temps, après un peu moins de deux heures. Et les deux cyclistes comptent bien conserver leur titre. 

«We're back», prévient d'emblée Ian Carbonneau. 

Les deux amis admettent toutefois que cette édition sera plus difficile qu'en 2015. 

«On est allé voir le parcours et je pense que ça va être très difficile, car le sol est mou. Ça sera sans doute plus long pour nous que l'an dernier. Mais il ne faut pas penser que ça va être toujours dur comme de la glace», commente Ian. 

«On a fait 4 km tantôt et ça a pris une demi-heure. On est habitué à participer à de tels événements. Mais pour ceux qui débutent, je crois qu'ils vont trouver ça très difficile», ajoute Christian Gauvin, qui prend part à plusieurs courses de fatbike au pays et même à l'étranger.

Perrin et Kendall Prescott... (Photo Le Quotidien, René Bouchard) - image 3.0

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Perrin et Kendall Prescott

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Perrin et Kendall Prescott

Père et fille, Perrin et Kendall Prescott tentent l'expérience pour une deuxième fois. Résidant au New Hampshire, ils tenaient à revenir au Lac-Saint-Jean pour traverser le lac en famille. 

«On a tellement eu de plaisir l'an dernier qu'on devait revenir», exprime d'emblée Kendall.

C'est cette dernière qui a convaincu son père de s'inscrire pour une première fois en 2015. 

«J'ai vu une publicité dans un magazine spécialisé et j'ai dit à mon père qu'on devait le faire. On venait d'acheter nos fatbike, donc ça tombait vraiment bien», ajoute-t-elle.

Les deux savent que les conditions seront plus difficiles que l'an dernier. Mais le père et la fille ne montrent aucune nervosité. 

«Je ne suis pas nerveux, car je peux toujours arrêter», répond candidement Perrin Prescott. 

«Parce qu'on l'a fait l'an dernier, ça enlève de la nervosité. On sait déjà à quoi s'attendre un peu», renchérit sa fille.

Jonatha Junge... (Photo Le Quotidien, René Bouchard) - image 4.0

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Jonatha Junge

Photo Le Quotidien, René Bouchard

Jonatha Junge

Le Brésilien Jonatha Junge est un adepte du fatbike. Il est l'un de ceux qui ont contribué à faire connaître le sport dans son pays. Mais au Brésil, le fatbike ne se pratique pas dans la neige. 

«On le fait dans la boue, dans la jungle et sur les plages. Je suis littéralement tombé en amour avec ce sport. Et on a créé un mouvement intéressant dans mon pays. On devait venir ici en tant que touriste pour voir l'événement. Mais on s'est dit pourquoi ne pas faire la course de 32 km?», raconte le Brésilien, qui a reçu des vêtements d'hiver de son commanditaire pour l'occasion.

Jonatha Jung ne croit pas terminer en première position. Comme plusieurs, il participe d'abord pour le plaisir. 

«Rouler dans la neige ça ressemble à rouler dans le sable. Mais c'est un peu plus facile. Le fait que ça soit ma première fois, ça rend les choses plus difficiles. Je connais moins la texture de la neige. Je ne crois pas gagner, mais je suis persuadé que je vais avoir du plaisir», croit le Brésilien, qui en est à sa première visite au Canada.

Thomas De Dorlodot... (Photo Le Quotidien, René Bouchard) - image 5.0

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Thomas De Dorlodot

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Thomas De Dorlodot

Connu comme l'un des meilleurs pilotes de parapente au monde, Thomas De Dorlodot a voyagé jusqu'ici pour survoler l'événement. Mais le Belge a finalement décidé de participer au 32 km.

« Je devais voler. Mais j'ai décidé de profiter de l'occasion pour découvrir le fatbike. Je n'avais jamais fait de fatbike de ma vie. Je viens de le tester aujourd'hui (vendredi) pour la première fois. Heureusement, je suis quand même entraîné physiquement. Car ma spécialité c'est de faire des traversées de chaînes de montage », précise le Belge.

Ce dernier en est à sa deuxième visite en sol québécois, mais sa première en hiver. Il devrait survoler le lac Saint-Jean dans quelques jours pour le plaisir, mais aussi pour capturer des images spectaculaires.

« Je viens de Belgique, donc je ne suis pas habitué à ce genre de température. On découvre ça et c'est un peu surprenant. C'est tout nouveau pour moi. Je dois dire que j'ai toujours eu envie de venir en hiver. Et jusqu'à maintenant, c'est fantatisque. On est allé voir des loups, les gens sont sympathiques, on fait de belles rencontres. Et maintenant, je suis impatient de faire la traversée », mentionne Thomas De Dorlodot.

André Côté ... (Photo Le Quotidien, René Bouchard) - image 6.0

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André Côté 

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André Côté

Natif d'Alma, mais résidant aujourd'hui à Blainville, André Côté tenait à participer pour une deuxième fois à l'événement. Le denturologiste est arrivé bon dernier l'an dernier, après cinq heures de vélo.

« Je veux le refaire pour améliorer mon temps. C'est ça mon but. Je suis mieux préparé et surtout mieux équipé. Et bon, je l'avoue, je viens aussi pour manger du fromage en crottes », lance-t-il à la blague.

 

En effet, André Côté revient régulièrement dans sa région natale pour participer à des activités sportives, dont les Cols du fjord et le Challenge des bleuets Desjardins.

« J'aime revenir ici. Les gens sont sympathiques, on a du plaisir dans les activités. Et en plus, j'amène des gens de Montréal pour qu'ils découvrent eux aussi la région », exprime le cycliste qui espère terminer la traversée de 32 km avec un meilleur temps

Le président d'honneur Éric Larouche... (Photo Le Quotidien, René Bouchard) - image 7.0

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Le président d'honneur Éric Larouche

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Éric Larouche

Après avoir traversé le lac à la nage et à la chaloupe à rames, Éric Larouche tentera une traversée en fatbike cette fois. Également président d'honneur de l'événement, l'homme d'affaires ne cache pas une certaine nervosité à quelques heures du départ. D'autant plus qu'il enfourche un fatbike pour la première fois.

« Ce qui me stresse le plus, c'est la température. Je suis un frileux de nature et mes extrémités ne vivent pas très bien avec le froid. Mais sinon, je suis assez serein. Je ne crois pas que ça sera facile. Je ne le fais cependant pas de manière compétitive. Le défi, c'est de traverser le lac », commente M. Larouche.

Président de l'Alliance de l'industrie touristique du Québec, ce dernier n'a pas hésité avant d'accepter la présidence d'honneur de cette troisième édition.

« C'est le genre d'événement hivernal qui peut être porteur pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean si on fait bien ça. Et je pense qu'ils font bien ça. Ils font grandir progressivement l'événement. Ils contrôlent les inscriptions. Je pense que c'est sage de faire ça et ça crée de l'engouement. Ça peut et ça va devenir un événement, au niveau international, intéressant pour la région », estime celui qui porte également le titre de président de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean.

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