Cinq lauréats se partagent 30 000$

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Pierre Lavoie et Jean Tremblay ont remis cinq bourses jeudi soir à de jeunes athlètes dans le cadre du Podium Pierre Lavoie. Martine Roy, la mère de Félix Roy-Arseneault, Alex-Antoine Marquis, Jonathan Riverin, Mathieu Pageau et Isabelle Martin, la mère de Rachel Pageau, ont accepté les bourses.

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Les bourses du Podium Pierre Lavoie ont fait cinq jeunes athlètes heureux qui se sont partagé 30 000$, jeudi soir.

Le triathlète Mathieu Pageau et la vététiste Rachel Pageau ont reçu chacun 2500$, le joueur de tennis Félix Roy-Arseneault a hérité d'un montant de 5000$. Également adepte du tennis, Alex-Antoine Marquis profite d'une bourse de 10 000$, tout comme Jonathan Riverin, espoir olympique pour 2020 en taekwondo.

Les jeunes et leurs parents qui étaient présents à la cérémonie ont tous souligné l'importance du support local dans la réussite de leur sport. «C'est pour ça qu'on les envoie en avant et montrer comment c'est important», d'annoncer Pierre Lavoie, mentionnant que les candidats, tous de Saguenay et du territoire de la MRC du Fjord-du-Saguenay, avaient été choisis en tenant compte de leurs performances sportives, mais également leurs résultats scolaires et leur implication sociale.

Présent lors de la cérémonie de remise, le maire de Saguenay, Jean Tremblay, a pour sa part indiqué que les récipiendaires étaient des modèles locaux accessibles qui pouvaient servir d'exemple pour les autres. «C'est beau de voir la jeunesse s'investir dans le sport. Ces jeunes se développent dans leur discipline et ont un bel avenir devant eux», a-t-il exprimé.

Pour une deuxième année consécutive, Alex-Antoine Marquis a obtenu une bourse de 10 000$. Le champion canadien de tennis titre chez les moins de 14 ans disputera un premier tournoi professionnel, à Sherbrooke, dans deux semaines. La raquette de 14 ans est au Centre national d'entraînement de Montréal depuis 2014.

Lauréat d'une première bourse de 10 000$, Jonathan Riverin a les yeux sur le processus de sélection en vue des Jeux olympiques de 2020 à Tokyo, au Japon, à compter de l'an prochain. Le Chicoutimien devra alors se classer parmi les six meilleurs dans la division des 63 kilos pour assurer sa place sans passer par la sélection continentale. «Ça va m'amener à voyager un peu partout», indique le détenteur d'une ceinture noire qui a pris la 4e place l'an dernier au Canada Open, une compétition internationale.

Récipiendaire d'un montant de 5000$, Félix Roy-Arseneault disputera également le tournoi de Sherbrooke. En fin de semaine, il disputera le Championnat québécois des moins de 18 ans à Montréal. Il y habite depuis quelques mois pour faire partie d'un programme sport-études à l'Île-des-Soeurs. Sa mère, Martine Roy, a souligné que ce coup de pouce financier venait enlever une certaine pression financière. «C'est une grosse tape dans le dos de voir que les gens croient en nous. Ça n'a pas le prix», a-t-elle souligné.

Pour une troisième fois en autant d'année, Rachel Pageau a touché une bourse du Podium Pierre Lavoie. L'athlète de 20 ans est présentement à Victoria, pour un camp d'entraînement avec son entraîneur. Elle y demeurera jusqu'en avril pour la première Coupe Canada de cross-country en vélo de montagne.

Finalement, étudiant en médecine, Mathieu Pageau a été sacré l'an dernier champion canadien de triathlon sur distance olympique, à Magog. Il a également pris la 103e position au cumulatif lors du championnat mondial, à Chicago. L'an prochain, il veut se concentrer sur la discipline qui permet les pelotons (draft), qui regroupe les meilleurs athlètes sur la planète.

Mathieu Pageau: une discipline de fer

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Mathieu Pageau

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Étudiant en médecine, le triathlète Mathieu Pageau doit faire preuve d'une discipline de fer. Le champion canadien sur distance olympique s'en sort avec de très bonnes notes tant à l'école qu'en compétition.

Le Jonquiérois est rendu à l'étape de l'externat du doctorat de premier cycle en médecine de l'Université de Sherbrooke, ce qui le mènera aux examens terminaux et l'étape de la résidence à compter de juin 2017. Il est présentement en stage à l'urgence de l'hôpital de Chicoutimi. Pour donner une idée de son horaire chargé, il ne profitera que d'une semaine de congé l'été prochain alors qu'il continuera à voir toutes les facettes pratiques de la médecine. Mentionnant qu'il n'a pas de semaine typique, il doit savoir se montrer flexible.

«Mon entraîneur m'envoie ma semaine d'entraînement. Souvent, je vais m'entraîner le matin avant le travail et parfois, je vais en faire un autre le soir. Si ça n'a pas de bon sens, il est rendu 20h30 et je n'ai pas soupé encore, je vais laisser tomber et le lendemain, adapter mes affaires pour rattraper», explique le récipiendaire d'une bourse de 2500$ du Podium Pierre Lavoie. Dans son dossier de candidature, sa professeure, la Dre Julie Cantin, a noté qu'en 16 ans d'enseignement de la médecine, c'était la première fois qu'un étudiant était capable de maintenir un dossier académique aussi solide, tout en continuant d'exercer un sport de haut niveau.

«Après le secondaire, en sachant que je voulais faire médecine, les gens me disaient que je ne serais pas capable que garder le rythme au cégep. Finalement, j'ai été capable et j'ai encore mieux réussi que je pensais. Rendu à l'université, je me suis fait dire que je devrais ralentir. J'ai tout le temps réussi à me débrouiller tout en progressant dans le sport», mentionne Mathieu Pageau, ajoutant que pour réussir à concilier ses études et le triathlon, la clé est d'être organisé, structuré et surtout motivé.

«Je vois certain de mes amis qui s'entraînent en Australie et qui suivent des cours à distance. J'aurais le goût de le faire, mais c'est impossible pour moi», de confier Mathieu Pageau, mentionnant qu'avec des disponibilités aussi restreintes, il doit majoritairement s'entraîner en solo, surtout l'hiver. Il peut toutefois compter sur un bon réseau. «Dans les moments plus difficiles, je regarde en rétrospective ce que j'ai fait et où je suis rendu. C'est sûr que ça me motive à continuer», souligne-t-il.

«Je vais avouer que des jours, quand j'ai dormi 6h eures et que je dois me lever à 4h30 pour aller m'entraîner et que je travaille toute la journée avant de retourner à l'entraînement le soir, il faut que je me parle un peu, admet-il. C'est sûr que des fois, ça me passe par la tête (d'arrêter). Je ''tripe ben raide'' à faire ce que je fais. Aller à une soirée comme le Podium Pierre Lavoie où je peux voir ce que les autres font, c'est motivant.»

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