La descente extrême dans le sang

Les sports sur patins sont dans les gènes de la famille Bouvet-Morrissette.... (Photo 123RF)

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Les sports sur patins sont dans les gènes de la famille Bouvet-Morrissette. Vainqueur de la descente Xtrême de Chibougamau samedi, Guillaume Bouvet-Morrissette fait partie de l'élite mondiale du sport alors que son frère, André, a évolué dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec et poursuit une carrière professionnelle aux États-Unis.

Guillaume Bouvet-Morrissette (au centre) a remporté la descente... (Photo courtoisie) - image 1.0

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Guillaume Bouvet-Morrissette (au centre) a remporté la descente extrême de Chibougamau samedi.

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«Quand j'étais jeune, mon père nous a toujours fait une glace extérieure à la maison», se rappelle Guillaume Bouvet-Morrissette qui a également joué au hockey, au niveau local à Bécancour, près de Trois-Rivières avant de dévier vers la descente extrême.

«Un peu comme tout le monde, j'en ai vu à la télé. En étant un joueur de hockey qui a fait un peu de sport extrême, je me suis dit que ce serait pour moi. J'ai essayé et j'ai eu la piqûre», relate-t-il.

Circuits majeurs

À sa quatrième saison à sillonner la planète pour les différentes épreuves de descente en patins, le Québécois tire son épingle du jeu sur les deux circuits majeurs, le Crashed Ice et le Riders Cup, le petit frère qui donne le quart des points. Il a enregistré son meilleur résultat de la saison en France avec une 7e place dans une compétition de la Riders Cup en plus de réussir une 23e position en Allemagne du côté du Crashed Ice. Il est présentement 25e au classement mondial, après avoir pris le 22e rang au cumulatif l'hiver dernier. «Quand tu tombes dans les 64 meilleurs au monde, tu es invité à toutes les courses», explique Guillaume Bouvet-Morrissette qui admet qu'à 28 ans, il lui sera difficile de continuer sa progression avec les jeunes qui poussent.

Il veut tout de même continuer encore quelques années alors que la descente en patins être un sport de démonstration aux Jeux olympiques de 2018. Une fédération internationale a été créée récemment afin de mousser le projet. «Ce serait une belle façon de clôturer ma carrière», convient-il.

L'an dernier, Guillaume Bouvet-Morrissette n'avait pas pu se présenter à Chibougamau, étant retenu sur le circuit mondial. Même si une compétition avait lieu en fin de semaine aux États-Unis, il a préféré accepter l'invitation des organisateurs du Défi Xtrême pour la troisième et dernière épreuve du Circuit provincial qui a vu le jour cette saison. Il en a profité pour mettre la main sur le titre, en s'imposant lors de la descente finale, pour coiffer le meneur après deux étapes, Jérémy Bergeron.

«Même dans les courses provinciales, le calibre augmente chaque année. Avec les Riders cup et la fédération, il y a de plus en plus d'athlètes. Il y a plusieurs bons patineurs en fin de semaine», signale Guillaume Bouvet-Morrissette qui ironiquement, est chiropraticien dans la vie de tous les jours.

Risques minimes

Questionné sur les dangers de la descente en patins, il estime que rendu au niveau mondial, les risques sont minimes. Il a d'ailleurs su éviter les blessures graves lors des dernières années.

«Si tu ne tombes pas et que tu as une bonne fin de semaine, je reviens frais comme une rose. Des fois, je suis plus magané à faire une fin de semaine de hockey dans des ligues de garage qu'au Crashed Ice, signale-t-il. Les gars qui sont sur le circuit sont les meilleurs au monde. On sait ce qu'on fait et on sait comment tomber. On va aussi tomber moins que des amateurs.

«Ça peut arriver des blessures, mais je ne trouve pas que c'est pire que d'autres sports», prend-il la peine de préciser.

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