Snowcross Saguenay: journée couronnée de succès

Des gens de tous âges se sont massés... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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Des gens de tous âges se sont massés dans les estrades et tout autour de la piste pour regarder les sauts spectaculaires effectués par pilotes.

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Présenté pour la première fois sur la Zone portuaire de Chicoutimi, le Snowcross Saguenay a tenu une première journée couronnée de succès. Samedi, les gens se sont présentés nombreux pour venir voir de près les prouesses des meilleurs pilotes du circuit québécois, tant et si bien que les organisateurs songent déjà à une version d'encore plus d'envergure pour l'an prochain.

Promoteur de l'événement, Michel Mallette n'était pas peu fier de l'intérêt suscité au sein de la population. De fait, des gens de tous âges se sont massés dans les estrades et tout autour de la piste pour regarder les sauts spectaculaires effectués par pilotes (voir photos). Confortable pour les spectateurs, le temps doux n'a pas affecté le parcours aménagé en bordure du Hangar, au centre-ville de Chicoutimi.

«C'est l'emplacement idéal et le temps doux est l'un des avantages», estime Michel Mallette. Pour ce qui est de la piste, le fait que l'organisation ait eu recours à de la neige artificielle est un atout. «La neige artificielle est plus dure et plus longue à fondre, et c'est plus écologique», ajoute-t-il.

À son avis, les coureurs ont apprécié le défi de ce nouveau site. «On leur offre un nouveau défi, car le circuit est un peu plus court et il est plus physique.»

Samedi, le promoteur estime qu'entre 3000 à 4000 spectateurs seront passés sur le site. «C'est au-delà de mes prédictions pour une première édition. (...) On a voulu ouvrir le spectacle à l'ensemble de la population, car on savait qu'on aurait (un bassin) de 1500 à 2000 vrais passionnés en fin de semaine. Personnellement, je m'attends à avoir une aussi belle foule dimanche grâce au bouche-à-oreille», avance Michel Mallette.

Un p'tit miracle

Pour le promoteur, l'organisation a réussi un tour de force en fin de semaine. «C'est une activité de sport extrême et nous avions un budget tellement restreint qu'on a fait un p'tit miracle», souligne M. Mallette en rendant hommage aux partenaires de l'événement, qui en plus du coup de pouce financier, ont même fait du bénévolat.

Hier soir, l'événement avait des visées économiques en organisant un souper et une soirée pour les compétiteurs et les partenaires. L'activité tenue dans le Hangar était à guichets fermés. Michel Mallatte rappelle que l'organisation avait deux objectifs: satisfaire la population en terme de spectacle sportif et créer un mouvement de réseautage pour l'économie en permettant aux partenaires d'échanger et de discuter de projets éventuels. Comme il s'agit d'une première édition, les organisateurs sont bien sûr conscients qu'il y aura des améliorations à apporter l'an prochain.

«L'événement est là pour rester. Ce qu'il faudra voir, lorsque nous ferons le post-mortem, c'est de voir comment la population a reçu l'événement», ajoute-t-il. Les courses reprennent aujourd'hui (dimanche), à compter de 9h, pour se terminer à 16h. Il s'agit d'une manche officielle du championnat SCMX du Québec qui octroie 10 500 $ en bourses.

La prochaine tranche du circuit aura lieu à Roberval les 5 et 6 mars. Suivront ensuite les étapes de La Doré, les 19 et 20 mars, de Baie-Comeau/Manicouagan les 2 et 3 avril, et la grande finale, à Rivière-du-Loup le 9 avril.

Vice-champion de snocross sur le circuit américain, Tim... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie) - image 2.0

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Vice-champion de snocross sur le circuit américain, Tim Tremblay a profité d'une pause sur le circuit ACS National pour venir courir devant les siens au Snowcross Saguenay. Une chance unique de voir le talentueux pilote, puisque ce sera sa seule compétition dans la région cette saison.

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Tim Tremblay: une pause des États-Unis

Le pilote Tim Tremblay, natif de Sainte-Jeanne d'Arc, a profité d'une pause sur le circuit américain pour venir prendre part à l'étape saguenéenne du circuit SCMX. Une chance unique pour ses admirateurs, car ce sera sa seule présence dans la région. En effet, le pilote professionnel ne pourra être de la partie pour les étapes de Roberval et de La Doré. «Les organisateurs m'ont demandé de venir courser et comme c'était devant mon public et que j'avais un week-end sans courses aux États-Unis, j'ai pu être présent, mais je ne pourrai pas être à Roberval cependant», explique en entrevue celui qui a remporté les honneurs du Grand Prix de Valcourt en fin de semaine dernière.

Le Jeannois de 29 ans réalise son rêve en vivant de sa passion. «Pour moi, c'était mon rêve et je n'ai jamais abandonné», confirme le #11 de l'équipe Scheuring Speed Sport qui occupe actuellement le 2e rang sur le circuit américain ACS National. C'est aussi un mode de vie, car son sport l'occupe à longueur d'année. «C'est mon travail, confirme-t-il. La saison de course se déroule de novembre à mars et pendant l'été, je m'entraîne pour ça et je suis au gym quatre cinq mois avant la saison», fait valoir celui qui fait encore des courses de motocross sur le circuit provincial. Il vient d'ailleurs de remporter le Grand Prix de Valcourt le week-end dernier.

Tim Tremblay fait partie des meilleurs au monde et profite d'une belle notoriété sur le circuit américain avec ses deux titres en classe Pro (ProStock en 2010 et Championnat Pro Open en 2012) ainsi qu'un autre en Semi Pro (2009). L'an dernier, il a terminé 2e au classement final, derrière Tucker Hibbert qui le devance encore cette année. Le vice-champion n'a pas dit son dernier mot et compte bien ajouter un autre titre à son palmarès au cours des prochaines années.

À 11 ans, le Chicoutimien Jordan Lebel démontre... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie) - image 3.0

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À 11 ans, le Chicoutimien Jordan Lebel démontre déjà beaucoup de talent sur les circuits de snocross québécois et américain.

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Jordan Lebel: une bonne relève

La relève régionale est aussi bien présente avec le jeune talent qu'est Jordan Lebel. Le pilote de 11 ans, qui a trois étapes du circuit américain à son agenda cette saison, essaie de privilégier le circuit québécois. «C'est bon pour l'économie et on veut être là pour les courses, mais quand on a la chance d'aller aux États-Unis, on y va», explique son père Janathan Lebel. Accompagné de son paternel, le Chicoutimien prend part à quelques épreuves aux États pour prendre de l'expérience, voir où il se situe et évaluer sa progression. «Il est premier chez les 10-13 ans et 2e en 14-15 ans et 2e en 16-17 ans. «Il a terminé premier dans toutes les qualifications qu'il a faites et il a fini 2e parce qu'il a fait de mauvais départs. Mais c'est lui qui avait le meilleur temps à Duluth et à New York. C'est lui le plus rapide au monde dans son groupe d'âge, d'après les résultats qu'on a eus», explique M. Lebel, dont fiston est déjà commandité par Bombardier. . «Jordan n'a pas de pression; il s'amuse et donne son 100% chaque fois et les résultats suivent.» Quant à Jordan, il n'est pas intimidé, peu importe où il se trouve. Et courir devant les siens ne lui met pas de pression non plus. «Ça ne me dérange pas vraiment, mais c'est sûr que c'est sûr que c'est plus le fun pour les spectateurs. Moi, je veux faire de mon mieux et finir le mieux que je peux», résume le jeune pilote, fort calme et souriant.

Jennifer Paré de La Doré, qui a longtemps... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie) - image 4.0

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Jennifer Paré de La Doré, qui a longtemps fait la loi en snocross, continue de courser pour le plaisir sur le circuit SCMX. Heureuse d'être au Saguenay, elle sera aussi en action à Roberval et à La Doré au cours des prochaines semaines.

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Jennifer Paré: toujours autant de plaisir

Même si elle ne court plus sur le circuit américain depuis trois ans en raison d'une blessure majeure à un genou, Jennifer Paré de La Doré n'a rien perdu de son plaisir à courser. Ce qu'elle fait au sein de l'équipe de son père. «En fin de semaine, ça va bien. Je ne sais pas mon classement pour le championnat, car il y a des finales où je me suis virée deux fois sur le top et où j'ai fini dernière. J'y vais une course à la fois. À cause de mes malchances, le titre de championnat est à oublier, mais à chaque course que je fais, j'essaie de donner le maximum», explique la sympathique pilote qui s'est dite fort heureuse d'être à Saguenay «car les gens sont chaleureux.».

La fierté de La Doré qui a connu ses heures de gloire en snocross sur les circuits américain et québécois ne sait pas quand elle prendra sa retraite. «Je n'en ai aucune idée, mais je peux dire que j'en ai pas mal plus de fait que ce qui me reste à faire. Au Québec, il n'y a pas de quoi se mettre millionnaire. On travaille et on fait ça pour le plaisir les fins de semaine», de conclure celle qui sera aussi aux étapes de Roberval et de La Doré.

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