Le Tour de France et Rio dans la mire

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Alors qu'il portait les couleurs d'Europcar l'an dernier, Antoine Duchesne arborera le noir et le jaune de l'équipe de Direct Énergie cette saison.

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Le cycliste professionnel, Antoine Duchesne, amorcera sa troisième saison en Europe sous le signe de la nouveauté, mais surtout avec de grandes ambitions. En effet, le natif de Chicoutimi garde dans sa mire une participation au Tour de France et, en cette année olympique, une qualification pour une épreuve sur route aux Jeux de Rio, au Brésil.

Sur son blogue, Duchesne parle de ses aspirations. «La saison qui débute pourrait me permettre d'atteindre deux très grands objectifs de carrière en l'espace de quelques semaines. Le Tour de France en juillet et la course sur route des Jeux olympiques de Rio en août sont dans ma mire pour cette année. Si la forme est au rendez-vous dès le début de la saison, tout est possible pour moi», explique celui qui s'attaquera à une première course à la fin du mois, à l'occasion du Grand Prix d'ouverture La Marseillaise.

L'athlète de 24 ans, qui portait les couleurs d'Europcar l'an dernier, a pu découvrir les nouvelles couleurs de son équipe, Direct Énergie (noir et jaune) et les vélos de la marque espagnole BH, en plus de faire connaissance avec ses nouveaux coéquipiers et le nouveau commanditaire principal de l'équipe.

Même si le premier rendez-vous n'aura lieu qu'à la fin du mois, Duchesne précise que sa saison est commencée depuis longtemps déjà.

«Tout a débuté en franchissant la ligne d'arrivée des championnats du monde à Richmond à l'automne dernier. Satisfait de conclure la saison 2015 en beauté avec une 61e place au niveau mondial, je me suis offert un bon repos», qui s'est d'abord traduit par une récupération physique après avoir roulé plus de 20 000 kilomètres autour du globe, incluant de nombreuses heures passées en transport aérien et terrestre.

Mais le Chicoutimien s'est aussi consacré à la récupération psychologique, en prenant le temps cet automne de refaire le plein de motivation.

«Il aurait été facile de reprendre l'entraînement rapidement pour continuer de progresser comme je l'ai fait en 2015. J'ai plutôt pris le temps de sortir du monde du vélo pour un moment en effectuant un stage chez un vignoble non loin de chez moi en France. Durant quelques semaines, j'ai vécu à fond l'expérience des vendanges en compagnie d'une équipe remarquable. Ces heures passées dans les vignes m'ont ressourcé et au terme du stage, j'étais plus motivé que jamais à reprendre l'entraînement.»

«Cette année, je n'ai pas eu à gérer une blessure durant la saison morte, si bien que la reprise de l'entraînement s'est déroulée rondement. Je débute ma préparation avec un niveau de forme supérieur à celui de l'an dernier à pareille date. J'ai encore deux semaines pour progresser avant le début des courses», poursuit Duchesne, qui a pris la route de Calpe, en Espagne, pour un camp d'entraînement préparatoire d'une dizaine de jours avec ses coéquipiers. Au programme, de longues sorties et des mises à l'épreuve au quotidien.

Calendrier chargé

Antoine Duchesne devra composer avec un début de la saison bien rempli en 2016. Outre Marseille, plusieurs courses par étapes suivront en février, si bien qu'il passera plus de la moitié des 29 jours du mois en compétition. Au programme : l'Étoile de Bessèges (5 jours), la Méditerranéenne (4 jours) et le Tour du Haut-Var (2 jours) sont au programme, en plus de quelques courses d'un jour, entre autres le Het Nieuwsblad et Kuurne-Bruxelles-Kuurne, deux difficiles semi-classiques belges.

«Les courses par étapes constituent le meilleur entraînement qui soit. La forme acquise devrait me permettre de bien faire à Paris-Nice, cette légendaire course de niveau World Tour qui descend presque toute la France en une semaine. Direct Énergie prévoit m'y envoyer à nouveau cette année et je veux être à la hauteur», assure celui qui a aussi à son agenda les grandes classiques du printemps, soit le Tour des Flandres et Paris-Roubaix.

«Je compte être de l'alignement sur ces épreuves pour la 3e saison consécutive, affirme l'ambitieux jeune homme. L'arrivée de Sylvain Chavanel dans l'équipe me stimule énormément. La chimie s'est déjà installée entre nous et j'apprendrai beaucoup de ce grand coureur français qui sait batailler avec les meilleurs sur ces grandes courses. Ma participation au Tour d'Espagne l'automne dernier m'a permis de franchir un palier intéressant. Je sens que j'ai encore de bonnes jambes après 200 kilomètres et j'ai très hâte de voir ce que je peux faire sur ces prestigieuses courses dans trois mois.»

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