Marie-Ève Drolet devra être agressive

Marie-Ève Drolet.... (Archives La Presse)

Agrandir

Marie-Ève Drolet.

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La Laterroise Marie-Ève Drolet devra se présenter avec le couteau entre les dents en fin de semaine, aux Championnats canadiens seniors à l'aréna Maurice-Richard à Montréal puisqu'elle vise une place dans le top-6, afin d'assurer sa place en Coupe du monde. Une attitude contre nature pour la sympathique patineuse qui est souvent perçue comme la grande soeur des membres de l'équipe nationale féminine.

«Mon agressivité, c'est quelque chose qu'il faut que je pratique», convient-elle en riant à l'autre bout du fil. «Il faut que je sois capable de me battre, même si c'est toujours tannant de se battre contre ceux qu'on aime», avoue la maman de la petite Zoey qui célébrera son premier anniversaire le 27 janvier.

L'athlète de 33 ans, qui a effectué un retour à l'entraînement en juillet dernier, a effacé tous doutes quant à sa forme physique. «Ça va très bien! La vitesse est revenue et je fais des tours avec quasiment mes meilleurs temps à vie. Mais c'est plus sur le plan stratégique que ça va se jouer. Il faut que je sois plus alerte aux changements de tracé (et dépassements) des filles», concède celle qui devra laisser les amitiés au vestiaire.

Pour obtenir son billet pour les deux dernières étapes de la Coupe du monde (Allemagne, du 5 au 7 février, et les Pays-Bas la semaine suivante), Marie-Ève devra conclure la fin de semaine parmi les six premières ou mieux encore, dans le top-5. «Si je ne suis pas dans le top-6, il faudra que je fasse les essais de mars et que je gagne à tout prix si je veux faire l'équipe (pour la prochaine saison).» Si elle se fie aux entraînements, il n'y a pas de raison pour qu'elle n'atteigne pas ses objectifs. «Je suis confiante, mais en même temps, c'est toujours stressant. Je vais tout donner et on verra ce que ça va donner», énonce-t-elle, pendant que sa petite gazouille à ses côtés.

En entrevue à Sportcom, la maman-athlète a expliqué que la décision de poursuivre la compétition avait été prise en famille. «Mon chum et moi, nous nous sommes dit que ce serait un beau défi que je recommence la compétition. Il était prêt à m'aider et de mon côté, la passion était toujours là. Honnêtement, ça se gère bien. Nous nous entraînons à heures fixes et je peux rentrer à la maison entre l'entraînement du matin et celui de l'après-midi pour allaiter ma fille. Je suis chanceuse, parce que c'est un bébé facile. Elle aide sa maman elle aussi», assure-t-elle .

Malgré les changements que son corps a subis pendant la grossesse, la patineuse a trouvé son retour dans l'action moins ardu que lorsqu'elle s'était blessée à une hanche quelques mois à peine avant les Jeux olympiques de Sotchi. «Ç'a été tout un défi. Rien n'est comparable à ça. J'avais seulement six mois pour revenir assez en forme pour les Jeux olympiques. C'était difficile parce que j'étais dans la douleur», explique celle qui a trouvé cette période plus difficile que de renouer avec son sport après une pause de six ans!

Si elle se qualifie pour les étapes de la Coupe du monde, son plan est déjà prêt: son conjoint Corey Crysler et leur petite Zoey feront partie de la délégation.

La Laterroise Marie-Ève Drolet devra se présenter avec... (Archives Le Quotidien) - image 2.0

Agrandir

Archives Le Quotidien

Dix athlètes de la région sur les rangs

Plusieurs athlètes de la région prendront part aux Championnats canadiens seniors sur courte piste qui servent également de sélection pour les deux dernières étapes de la Coupe du monde.

Outre Marie-Ève Drolet, on retrouve les Félicinoises Marianne Saint-Gelais (championne en titre), Kasandra Bradette, Léonie Bradet et les Saguenéennes Valérie Maltais (La Baie), Claudia Gagnon (Chicoutimi) et Marie-Soleil Fallu-Dion (Jonquière) parmi les 32 meilleures athlètes féminines au Canada. Dans le cas de Gagnon et Fallu-Dion, il s'agira d'une première participation aux Championnats canadiens seniors et elles visent surtout à améliorer leur classement. Chez les messieurs, Samuel Girard (Ferland-Boilleau) et Yannick Desmeules sont sur les rangs avec des objectifs bien différents dans le cadre de cette compétition féroce.

Parmi les absentes, la Jonquiéroise Joanie Gervais, victime d'une commotion en début de saison, a reçu une exemption (bye) pour cette épreuve puisque son retour à l'entraînement est encore trop récent. La Félicinoise Rosalie Tremblay doit elle aussi faire l'impasse sur la compétition même si elle s'était qualifiée. Elle doit être opérée vendredi pour un kyste à la mâchoire. «Ma mâchoire est tellement mince et fragile qu'il était dangereux pour moi de patiner et de risquer de tomber, parce qu'au moindre petit coup, ma mâchoire aurait éclaté», a expliqué la Félicinoise via Facebook

À l'issue de l'événement, six athlètes par sexe seront choisis pour les deux dernières étapes du circuit de la Coupe du monde. Les athlètes sélectionnés en vue des Championnats du monde seront automatiquement sélectionnés pour les deux coupes du monde.

Au programme de vendredi, on retrouve les épreuves du 1500 m, suivies samedi de celles du 500m tandis que le dimanche sera consacré au 1000m. Selon les points accumulés lors de ces trois épreuves, les 16 meilleurs patineurs par sexe auront l'opportunité d'améliorer leur classement en prenant part à une dernière épreuve de 3000m.

Parmi les participants, trois médaillés olympiques chercheront à faire un retour au sein de l'équipe canadienne pour les Coupes du monde d'hiver et/ou les Championnats du monde, soit Olivier Jean qui s'était concentré sur le longue piste cet automne, Marie-Ève Drolet (retour) et Anouk Leblanc-Boucher qui tentera de poursuivre son retour à la compétition après que la qualification pour les Jeux de 2010 lui eut échappé. Leblanc-Boucher, 35 ans, médaillée de bronze au 500 m et d'argent au relais aux Jeux olympiques de 2006, vise maintenant ceux de 2018 en Corée du Sud.

À noter que les compétitions seront webdiffusées en direct sur les sites Internet radio-canada.ca et cbc.ca.

Saguenay hôte du Défi A

Quelque 115 patineurs de vitesse courte piste tenteront d'améliorer leur sort, samedi et dimanche, dans le cadre du Défi A présenté au centre Georges-Vézina. Dans la région, 11 patineurs tenteront de faire une provision de points pour monter au classement.

«C'est le championnat de mi-saison qui regroupe les meilleurs patineurs du début de l'année (des sections) est et ouest du Québec», résume David Simard, entraîneur-chef au centre d'excellence Marc-Gagnon. À l'enjeu, outre les points au classement, une place dans le circuit Élite, le plus fort calibre de compétition au Québec. Les quatre premiers hommes et les quatre premières femmes à l'issue de la compétition de ce week-end accéderont donc à ce volet. Parmi les régionaux qui tenteront de faire le saut dans cette catégorie, on souligne Maxim Simard de Dolbeau et Charles Fortin de Chicoutimi, ainsi que Karina Montminy (Dolbeau) et Mariane Guay de Saint-Félicien. Les autres athlètes de la région en action sont Benoit Rodrigue et Samuel Villeneuve des Comètes de Chicoutimi, Camille Boivin, Maïka Robertson, Emmanuelle Simpson et Mélina Tremblay des Éclairs de Saint-Félicien ainsi que Jeanne Bergeron des Lames filantes de Roberval.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer