Jean-François Furlotte, atteint de sclérose en plaques

Le hockey, une prescription

La sclérose en plaques n'arrête pas Jean-François Furlotte... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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La sclérose en plaques n'arrête pas Jean-François Furlotte qui chausse les patins deux fois par semaine.

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À 50 ans, Jean-François Furlotte joue au hockey deux fois par semaine. Rien d'extraordinaire dans cette histoire, jusqu'à ce qu'il soit précisé que le Saguenéen est atteint de sclérose en plaques. L'activité physique représente un remède pour ce passionné de hockey qui joue dans la ligue Privilège de Jonquière.

Jean-François Furlotte a reçu son diagnostic alors qu'il était âgé de 25 ans. En raison de la progression et des effets de la maladie du système nerveux central, il a cessé la pratique régulière du sport, dont le hockey, pendant une dizaine d'années pour reprendre à 40 ans. «Au début, je n'étais pas en forme. Ç'a pris du temps avant que le ''beat'' revienne», raconte-t-il.

«Pour moi, c'était terminé. Je ne pensais plus jamais jouer au hockey. J'ai utilisé une canne pendant un bout de temps. J'avais mis une croix là-dessus. Un moment donné, j'ai été invité à participer à un match amical et j'ai recommencé graduellement», mentionne Jean-François Furlotte qui a ensuite reçu l'approbation des médecins.

«C'est une prescription, l'activité physique», fait remarquer celui qui a été déclaré avec une invalidité permanente de la Régie des rentes du Québec.

«Si je reste chez nous à ne rien faire, la maladie va progresser», plaide celui qui a également cessé de fumer depuis cinq ans.

Parmi les effets de la maladie, Jean-François Furlotte pointe la fatigue comme le plus difficile. L'équilibre et le dosage dans la pratique sportive représentent donc une clé importante pour lui. «Ça me demande plus d'efforts et de repos que les autres», souligne-t-il.

Les joueurs de la ligue de hockey Privilège... (Photo courtoisie) - image 2.0

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Les joueurs de la ligue de hockey Privilège à Jonquière ont amassé 400$ récemment pour la cause de la sclérose en plaques.

Photo courtoisie

«Il y en a qui sont en chaise roulante après six mois. Je suis privilégié. Je suis chanceux», reprend-il, convenant qu'il profite du moment chaque fois qu'il met les deux patins sur une surface glacée. Il veut continuer de le faire tant et aussi longtemps que son corps lui permettra et essaie de ne pas penser au moment où il devra accrocher ses patins.

«Aujourd'hui, je suis capable de jouer encore. C'est sûr que plus ça va, plus je trouve ça dur. La maladie ne prend pas de vacances», de rappeler Jean-François Furlotte qui a commencé à patiner à l'âge de trois ans. Originaire de Chicoutimi, il a ensuite évolué dans le défunt circuit régional junior B, à Roberval et à Dolbeau.

Montant amassé

Récemment, ses camarades de hockey ont mis l'épaule à la roue pour appuyer la cause de la sclérose en plaques. Une trentaine de joueurs font partie du groupe qui organise trois rencontres par semaine, lundi, mercredi et vendredi. Comme activité de Noël, ils organisent un mini-tournoi à quatre contre quatre et cette année, ils ont nommé l'événement la coupe Jos Harvey, en l'honneur de l'un des anciens membres, Jocelyn Harvey, décédé subitement en novembre. Ils ont également profité de l'occasion pour amasser des dons et ont récolté un total de 400$. Ils lancent maintenant le défi aux autres ligues de garage d'en faire autant en 2016.

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