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Jacques Rougeau avait beau ne pas vouloir utiliser... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Jacques Rougeau avait beau ne pas vouloir utiliser le mot «lutte» pour parler de son spectacle familial, les scènes auxquelles ont assisté quelque 3800 personnes dimanche avaient tous les attributs nécessaires pour être ainsi appelées.

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Un nain dont le fils est un géant, des prouesses physiques impressionnantes, des méchants qui perdent tout le temps: Jacques Rougeau a beau ne pas vouloir utiliser le mot «lutte» pour parler de son spectacle familial, les scènes auxquelles ont assisté quelque 3800 personnes dimanche avaient tous les attributs nécessaires pour être ainsi appelées.

Jacques Rougeau avait vendu le tout comme un spectacle sans coups de poing ni de pied. Il serait mentir que de dire qu'il avait raison. Les coups de pied, les claques, les prises de la corde à linge, etc, ont bel et bien eu lieu, mais dans un contexte en effet beaucoup moins «violent» que dans un spectacle de lutte «traditionnelle». Aucun sacre, par exemple, n'a été entendu de la part des lutteurs.

C'est vraiment lorsque Tiger est entré dans l'enceinte du centre Georges-Vézina que le «party a commencé à lever» comme il se doit. Tiger, qui mesure quatre pieds, avait les mains en l'air, dansait et amusait la foule. Il a bien commencé un combat, mais a finalement fait remarquer à son adversaire qu'il ne comptait pas se battre. C'est plutôt son fils qui devait le faire. Son «fils» qui mesure 7'3... Le câble le plus haut de l'arène lui arrivait à la ceinture. L'allure du combat a changé, et c'est le moins que l'on puisse dire.

Un autre lutteur fort impressionnant est Spyderweb. Costumé en homme araignée, il s'est présenté dans une forme exceptionnelle. Son agilité et sa souplesse font en sorte qu'il aurait aussi pu faire de la gymnastique, voire du ballet! Ce sont les Rougeau, Jacques et Émile, qui ont terminé la soirée dans le rôle des bons. Bien entendu, ils l'ont emporté... non sans peine pour Émile, qui a possiblement quelques bleus ce matin.

Certains amateurs de lutte de longue date remarquaient que ce n'était pas de la lutte «comme dans le temps», d'autres trouvaient que c'était un peu intense pour des enfants - venus nombreux, d'ailleurs. Jacques Rougeau joue sur une ligne fine en présentant un spectacle familial 100% chorégraphié. Avec le nom des Rougeau, difficile de ne pas imaginer que ce sera de la lutte, eux qui en sont à une quatrième génération dans ce sport. Néanmoins, enfants comme parents ont semblé passer du bon temps, dimanche soir. C'était l'objectif.

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