Ligues de hockey simulé

Se prendre pour Marc Bergevin

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Le site internet Websim hockey, développé par quatre gars de Québec, a été nommé meilleur jeu en ligne lors des trois dernières années par Online Sport Manager.

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Vous pensez pouvoir faire mieux que Marc Bergevin? Avec les ligues simulées, vous pouvez tester vos talents de directeur général d'une équipe de hockey.

Le principe est fort simple. Quand quelqu'un décide de prendre la direction d'une équipe, il en devient le directeur général avec toutes les fonctions qui s'y rattachent: signature des joueurs, finances, repêchage, etc. Pour les besoins de la cause, le DG est également l'entraîneur. Il se charge des différentes stratégies et d'établir l'alignement quotidien, avec les blessures et en tenant compte du plafond salarial. Plus facile à dire qu'à faire...

Le site internet Websim hockey, développé par quatre gars de Québec, a été nommé meilleur jeu en ligne lors des trois dernières années par Online Sport Manager. Le jeu est reconnu par l'Association des joueurs de la LNH et possède les droits d'utilisation des photos. Présentement, le site contient 851 ligues et 15 857 équipes. Vice-président recherche et développement, Éric Bergeron mentionne que 4000 personnes viennent faire un tour quotidiennement et depuis les débuts en 2009, 65 000 personnes ont participé à l'une ou l'autre des ligues payantes.

Au départ, en 2005, les frères Alain et Guillaume Quirion, deux adeptes des simulations sportives, se sont lancé dans l'aventure Websim comme projet universitaire. Ils se sont par la suite associé avec Éric Bergeron et le programmeur Normand Barrette pour lancer officiellement le site en 2009. Trois mois plus tard, déjà 100 ligues étaient en opération et une version 2, plus conviviale, roule depuis 2012.

«Ça sort des pools traditionnels. Il y a plus d'implication par rapport au jeu que d'attendre que les résultats arrivent dans la Ligue nationale», raconte Éric Bergeron, précisant que la majorité des joueurs proviennent de l'extérieur du Québec. Le responsable cible trois types de joueurs sur Websim, ceux qui ont plusieurs ligues, ceux qui viennent faire leur tour quotidiennement et ceux qui sont moins impliqués.

«Il y en a pour tous les goûts. La base qui tient tout ça en vie, ce sont les grands passionnés qui s'impliquent comme président dans une ligue et font du recrutement. On a un gros bassin de joueurs comme eux qui tiennent la communauté en vie», souligne Éric Bergeron.

Ce dernier convient que le développement de l'engin de simulation a été l'étape la plus complexe. Le quatuor voulait des statistiques réalistes lors des différents matchs. Pour prendre conscience de l'ampleur du projet, Éric Bergeron annonce que pour une partie, 3000 jeux sont simulés en une fraction de seconde par le système selon les attributs des joueurs, tels que l'âge, la grandeur, l'endurance et les habiletés.

Virtuel et réel

Il existe deux types de ligues, soit celles virtuelles et les réelles. Dans les virtuelles, plus prévisibles, l'évolution se fait selon certains critères établis d'avance. Dans le mode réel, l'évolution se fait selon les statistiques de la dernière saison dans la vraie vie, ce qui donne plus de variations aux cotes. «Ça devient plus une loterie, convient Éric Bergeron. Ceux qui connaissent leur affaire à long terme ont plus de succès. Ils sont bien informés.

«Maintenant que la base est stable, on ne peut pas faire des changements trop drastiques sur le mode de jeu», explique Éric Bergeron.

«On ne peut pas faire de virages à 180 degrés», poursuit-il, soulignant des améliorations régulièrement. Un mode tournoi fait également partie des projets.

Parallèlement, les dirigeants de Websim ont développé le site complémentaire Websim Sports, une communauté interactive. Ils offrent également la gestion des ligues amateurs réelles de hockey ou de dek hockey.

Pas de recette miracle

Même pour les concepteurs, le simulateur garde certains secrets. Éric Bergeron assure qu'il est impossible de tromper le système pour garantir le succès de son équipe.

«C'est sûr qu'avoir un bon gardien, c'est toujours important, comme dans la Ligue nationale. On le voit avec le Canadien en ce moment, sans Carey Price, c'est plus difficile», rappelle-t-il dans un premier temps.

«Il n'y a pas de stratégie parfaite. Tu peux gagner de différentes façons et je pense que c'est ce qui fait la force du système. Il y a des équipes ultra offensives qui vont donner beaucoup de buts, mais en marquer, et à l'inverse, des équipes défensives ça va fonctionner aussi. En fin de compte, ce qui fait le plus de différence, c'est la qualité des joueurs dans ton équipe. Si tu as réussi à assembler une équipe bien équilibrée avec de bons joueurs sur tous les trios, tu vas avoir plus de chances qu'une équipe avec des trous un peu partout», analyse le responsable, ajoutant que pour optimiser les performances des joueurs, il est crucial de bien connaître les différents attributs et leurs effets sur le système.

«Ceux qui prennent le temps de bien s'informer sur le jeu, qui en sont passionnés et qui s'y intéressent, trouvent le succès dans les petits détails», de souligner Éric Bergeron.

Marc Tremblay a eu la piqûre

Comme plusieurs, Marc Tremblay a été initié au hockey simulé par des amis. Le Saguenéen a immédiatement eu la piqûre et gère maintenant six équipes sur Websim hockey, en plus d'occuper la présidence de trois ligues.

«Je ne sais pas si je suis un passionné, mais j'aime ça», pointe-t-il.

«Je suis un type. Il y en a qui ont 30 et même 40 ligues. Je ne sais pas comment ils font», raconte Marc Tremblay qui voit avant tout la chose comme un passe-temps. «Tous les matins, avec mon café, je mets mon 15 minutes dans Websim. De temps en temps, quand ça brasse plus, je remets un 15 minutes en soirée», mentionne celui qui n'a jamais aimé jouer sur les consoles. En fait, il l'a fait, mais pour occuper le poste de directeur général et simuler les parties.

Marc Tremblay est inscrit dans six ligues de... (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque) - image 4.0

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Marc Tremblay est inscrit dans six ligues de Websim et occupe la présidence de trois d'entre elles. Pour lui, il s'agit avant tout d'un passe-temps.

Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque

Marc Tremblay identifie deux éléments qu'il apprécie particulièrement: faire l'alignement et ainsi tenter de comprendre les secrets du simulateur, et faire des échanges, la base d'une ligue simulée.

«Il y en a qui font du Websim juste pour faire des échanges. S'ils n'en font pas, ils trouvent ça plate. Ils font trois, six échanges par année et d'autres à l'inverse qui peuvent gagner la même équipe pendant deux ans», précise-t-il.

«Je peux passer une saison sans en faire, souvent même, précise-t-il. Je vais bouger si je ne fais pas les séries une année ou si j'ai une chance de gagner pour aller chercher les éléments manquants.»

Pour les trois ligues qu'il préside, Marc Tremblay affirme que les choses roulent rondement. «Il y en a qui voient ça beaucoup plus gros que c'est en réalité», affirme-t-il, avouant qu'il devait user de diplomatie. Il se rappelle avant tout qu'il compose avec des humains et non des machines.

«Tu joues avec 24 gars et personne n'a les mêmes raisons. Il faut que tu acceptes ça», souligne Marc Tremblay.

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