Parachutisme: Dubaï sourit à Dallaire

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La Baieriveraine d'origine Marie-Ève Dallaire (2e à partir de la gauche) s'entraîne depuis 2012 avec ses coéquipières Janylène Breton, Renee Point et Valérie Bisson.

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Il y a 13 ans, Marie-Ève Dallaire a eu le coup de foudre pour le parachutisme. Tellement que la Baieriveraine d'origine en a fait son métier et qu'elle vient même de remporter une médaille de bronze en vol relatif à quatre aux World Air Games tenus à Dubaï, aux Émirats arabes unis, en fin de semaine dernière.

Membres de l'équipe Parachute Montréal Fuzion, Marie-Ève Dallaire et ses coéquipières Valérie Bisson, Janylène Breton et Renee Point, ont réalisé une première canadienne en montant sur le podium féminin à cette compétition multidisciplinaire qui est l'équivalent des Jeux olympiques des sports liés à l'aéronautique. L'équipe s'est en outre distinguée en éclipsant un record canadien pour le pointage d'une ronde.

«Pour nous, c'était l'objectif de monter sur le podium, a indiqué Marie-Ève Dallaire en entrevue téléphonique. On avait trois objectifs à Dubaï: on voulait aller chercher le record canadien pour une équipe féminine; on voulait faire 17 de moyenne et plus et on espérait un podium. Ce qui n'est pas facile parce qu'on se bat contre soi-même. Chacun fait du mieux qu'il peut avec ce qui nous est donné et ça donne le résultat que ça donne», explique la fille de Lina Girard et Roger Dallaire.

À l'instar de ses coéquipières, la Baieriveraine est très heureuse d'avoir atteint les trois objectifs fixés. «Nous avons éclipsé le record canadien qui était de 20 points pour une ronde et on a fait 26. (...) À quatre, ça en prend juste une qui a une petite hésitation, ne serait-ce qu'une seconde, et c'est un point qu'on perd facilement.»

Sur le plan personnel, Parachute Montréal Fuzion a aussi amélioré son pointage moyen calculé à l'issue des 10 sauts. À chaque saut, les équipes disposent de 35 secondes pour réaliser leurs figures et sont annotées pour chacun. Leur chiffre à battre était de 17 points et elles ont réussi une moyenne 17,1. «Chaque fois c'était limite, mais on l'a eu!», s'exclame celle qui viendra passer quelques jours durant les Fêtes chez ses parents, en compagnie de son conjoint, Donald Poulin, et de leurs trois garçons âgés de 2, 5 et 6 ans.

Pour Marie-Ève et ses coéquipières, cette médaille de bronze est d'autant plus satisfaisante que les Américaines et les Françaises qui les ont devancées sur le podium sont des équipes professionnelles. Les Canadiennes et les Britanniques sont des équipes amateurs qui concilient leur passion avec leur travail, leur famille, etc. «Les Américaines et les Françaises sont payées pour faire ça. C'est leur travail», nuance celle qui approche la barre des 3000 sauts en carrière.

La Baieriveraine fait de la compétition depuis dix ans, mais elle s'entraîne avec ses coéquipières depuis 2012. «On a commencé par gagner le championnat canadien en 2013. Nous étions les négligées, car les filles avaient environ 150 sauts (à l'époque). Il y a deux ans, à Dubaï, en Coupe du monde, on avait fini quatrième. Puis, l'an passé, aux championnats du monde de parachutisme tenus en République tchèque, on a aussi terminé en 4e position. On avait hâte de battre les petites Britanniques», lance-t-elle en riant, fière des progrès réalisés.

Marie-Ève Dallaire continuera d'oeuvrer au sein de Parachute Montréal Fuzion. «Mon engagement envers l'équipe est confirmé jusqu'en 2018. C'est beaucoup de sacrifices», note l'athlète de 33 ans qui peut compter sur l'appui de son conjoint pour mener son projet à terme. D'ici là, le prochain défi de l'équipe sera les Championnats du monde de parachutisme qui auront lieu à Chicago en septembre 2016.

Le samedi qui a tout changé

Il a suffi d'un saut en tandem pour que la Baieriveraine d'origine Marie-Ève Dallaire ait le coup de foudre pour le parachutisme. Car rien ne la destinait à faire de ce sport sa passion et son métier.

Marie-Ève Dallaire n'était pas une sportive ni une adepte des sports extrêmes. Elle était membre d'un corps de cadets durant son secondaire avant de s'enrôler dans l'armée, travail qu'elle a délaissé par la suite pour se consacrer à sa nouvelle passion.

D'où lui vient son intérêt pour le parachutisme? «J'avais 20 ans et je me suis levée un matin en ayant le goût d'essayer ça. Je n'en avais jamais fait. J'avais une de mes amies à Farnham qui connaissait quelqu'un qui en faisait par chez elle et elle m'a trouvé les coordonnées. J'ai commencé par faire du tandem un samedi matin et la semaine suivante, je faisais mon cours!», raconte celle qui a eu du plaisir, mais qui avait le goût d'en faire plus. «Je suis restée et je n'ai jamais arrêté depuis. J'en ai fait ma vie», poursuit la jeune femme qui a aussi trouvé l'amour. Lorsqu'elle a quitté les Forces armées, son conjoint Donald Poulin ouvrait son école de parachutisme Parachute Montréal, basée à Saint-Esprit, où elle oeuvre depuis comme instructeur. Marie-Ève Dallaire se sent privilégiée de pouvoir aussi bien concilier ses passions (famille, travail et compétition). «C'est beaucoup plus facile parce que je gère mes horaires de travail en fonction de mes entraînements et non l'inverse. Je suis extrêmement choyée», a-t-elle conclu.

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