La chasse au chevreuil est permise

CHASSE ET PÊCHE / Une saison de chasse au cerf de Virginie sera autorisée dès... (Archives Le Progrès-Dimanche)

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Roger Blackburn
Le Quotidien

CHASSE ET PÊCHE / Une saison de chasse au cerf de Virginie sera autorisée dès l'automne 2016 dans la zone 28 qui regroupe l'ensemble des territoires de chasse du Saguenay-Lac-Saint-Jean. En effet il sera permis de chasser le chevreuil avec bois (7 cm ou plus) à l'arc et à l'arbalète du 29 octobre au 3 novembre 2016. Il sera également permis de chasser le chevreuil avec bois avec une arme à chargement par la bouche du 4 au 6 novembre.

Voilà une excellente nouvelle qui saura plaire aux chasseurs qui rencontrent des chevreuils sur leur territoire de chasse depuis des années. Il suffit en effet de consulter les médias sociaux pour y découvrir de nombreuses photos de cerfs qui fréquentent les salines installées pour la chasse à l'orignal dans la région.

«Ça fait depuis 2006 que le chapitre régional de la Fédération des chasseurs et pêcheurs (FDCPQ) a entamé des pourparlers à la table faune pour autoriser la chasse au cerf de Virginie dans la région. Nous avons finalement obtenu un soutien favorable de la part des pourvoyeurs, des gestionnaires de zecs, des pêcheurs de saumon, des piégeurs et des sauvaginiers pour présenter la demande au bureau régional du ministère de la Faune qui a fait cheminer l'idée jusqu'à Québec. C'est une très bonne nouvelle pour les chasseurs de gros gibiers», a commenté Marcel Simard de la FDCPQ et président de la Table faune du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

La nouvelle saison de chasse est en effet inscrite dans le calendrier des périodes de chasse sportive du ministère pour les saisons 2016-2018. Le biologiste responsable de la grande faune au ministère du Développement durable, de l'Environnement de la Faune et des Parcs, Claude Dussault, confirme que ce dossier régional a enfin débouché sur une saison de chasse au cerf. «Nous avons fait un inventaire aérien du cerf à l'hiver 2014 et nous avons constaté qu'il existe de petits regroupements de chevreuil sur le territoire, mais il n'a pas été possible de les dénombrer», fait valoir le biologiste.

«Nous avons fait des observations aériennes et des activités de repérage au sol, mais il est difficile de quantifier des pistes de cerf. L'animal fréquente les boisés en bordure des terres agricoles et circule souvent dans les sentiers de motoneige. En forêt, il partage parfois des ravages avec des orignaux et se déplace dans les traces foulées par les orignaux, alors il est difficile d'évaluer le nombre de cerfs dans un secteur donné. On les retrouve un peu partout dans la zone, mais ce sont de petites pochettes de population qui regroupent de 5 à 8 spécimens. Nous sommes loin des ravages de 100 ou 200 chevreuils qu'on retrouve dans le sud du Québec», explique-t-il.

Les hivers rigoureux avec de grandes accumulations de neige sont plus néfastes pour les chevreuils que les activités de chasse. De nombreuses mortalités sont associées à l'abondance de neige qui limite les déplacements et rend la nourriture moins accessible. «Ce sont des populations qui connaissent de plus grandes fluctuations que l'orignal et on ne peut pas appliquer les mêmes méthodes de gestion», ajoute le biologiste.

La saison de chasse à l'arc et à l'arbalète durera six jours et la saison de chasse avec arme à chargement par la bouche durera trois jours. La mise en place de cette activité cynégétique permettra de comptabiliser le nombre de chasseurs intéressé par le chevreuil dans la région et le nombre de bêtes récoltées. Pour la saison 2016, la chasse avec arme à feu n'est pas autorisée.

Au bout de la ligne

Étienne Émond, originaire du Saguenay, a gagné le deuxième prix du concours Fantastique histoire de pêche initié par le Musée de société des Deux-Rives à Salaberry-de-Valleyfield.

Le jeune homme âgé maintenant de 9 ans a déjà une très longue liste d'aventures liées à la pêche dans diverses régions du Québec. Il a reçu un certificat cadeau de 500$ de Canadian Tire.

Voici un extrait de son histoire de pêche: «Quand j'avais 4 ans, je suis allé à la pêche avec mon père. Je tenais bien d'une main ma canne à pêche de Bob l'Éponge, et de l'autre mon sandwich au goberge. Une ouananiche a mordu à mon hameçon pendant que je mangeais. J'ai immédiatement cru que mon sandwich avait attiré le poisson puisque c'était la première fois que je pêchais ... mon père l'a attrapé juste à temps dans son filet. On a donc mangé du poisson pour souper. Je pourrais vous raconter bien d'autres histoires de pêche... Comme celle de la fois où j'ai fait une pêche miraculeuse sur la rivière Saint-Jean à Fredericton: j'ai attrapé 15 achigans en 1 heure et demie! Ou encore la fois où j'ai sauvé la prise d'un monsieur qui avait laissé sa canne à pêche sans surveillance sur le lac Silver (dans l'état de Washington). J'ai décidé de ramener la ligne et le monsieur est arrivé juste à temps pour attraper la grosse carpe dans son filet. Il était vraiment heureux que j'aie sauvé son poisson!»

Il y a du talent de raconteur dans la tête de ce jeune pêcheur. Les soirées autour du feu ne risquent pas d'être ennuyantes en sa compagnie.

Étienne habite au Portage-des-Roches Sud à Laterrière, et a pêché son poisson dans la rivière Chicoutimi, où se trouve maintenant la maison familiale.

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