Patrick Girard parmi l'élite

«J'ai toujours su que je n'étais pas loin.... (Photo Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay)

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«J'ai toujours su que je n'étais pas loin. Maintenant, je sais que je suis de la trempe de ces gars-là et que je mérite ma place avec eux», estime Patrick Girard qui a connu une semaine fructueuse la semaine dernière lors des Séries mondiales de quilles, à Reno, au Nevada.

Photo Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay

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Une virée à Reno au Nevada, la semaine dernière, a permis au Saguenéen Patrick Girard de confirmer qu'il appartenait à l'élite mondiale des quilles.

«J'ai toujours su que je n'étais pas loin. Maintenant, je sais que je suis de la trempe de ces gars-là et que je mérite ma place avec eux», lance-t-il avec enthousiasme, convenant que l'opération avait également été intéressante d'un point de vue financier.

Patrick Girard participait aux séries mondiales, qui regroupaient quatre tournois en plus du Championnat mondial. Les quatre tournois servaient de qualification pour le Championnat mondial et dans trois des quatre, le représentant du Salon de quilles Jonquière s'est qualifié dans le top 16. Son parcours au Championnat mondial a pris fin au terme des trois premières rondes de «match play» où il a tout de même trouvé une place dans le top-24. «Je suis satisfait, c'est sûr, même si on voudrait toujours plus», commente Patrick Girard, ajoutant qu'un seul des 246 quilleurs présents, Stu Williams, a réussi à se qualifier dans les quatre tournois. Son parcours au tournoi Chameleon a d'ailleurs pris fin dans la ronde des 16 contre l'Anglais au terme d'un trois de cinq excessivement relevé. Le Saguenéen a dû s'avouer vaincu même s'il a réussi un pointage de 255 lors de l'ultime partie. «Ça passé très proche. Malheureusement, le gars que j'affrontais était aussi sur la coche que moi», de philosopher Patrick Girard, qui représente les couleurs du fabricant Motiv.

Le seul point qui dérange un peu Patrick Girard est sa performance lors des duels «match play». Il estime toutefois avoir fait un gros pas en ce sens vers une participation aux finales télévisées, réservées aux quatre ou cinq survivants des marathons. Il a travaillé beaucoup sur l'aspect mental et croit être près d'une solution.

«Je pense que c'est ce qui me bloquait d'être capable d'y arriver. Je pense beaucoup trop à ça et je deviens impatient. J'ai déjà participé à des finales télévisées il y a une dizaine d'années. Je sais que je suis capable de le faire, mais on dirait que je manque de patience et je veux trop tout de suite au lieu de laisser ça arriver. C'est comme l'amour. Quand on cherche trop, ça n'arrive pas. Quand on regarde pas, c'est là que ça arrive. C'est la même chose pour moi», illustre Patrick Girard, très satisfait de sa forme physique alors qu'il a tenu le coup sans problème lors d'une longue semaine avec des journées très chargées. «Physiquemement parlant, c'est mon meilleur tournoi depuis au moins 5-6 ans. J'ai joué pas loin de 100 parties avec les entraînements», fait remarquer Patrick Girard

De rares événements majeurs

S'il le pouvait, Patrick Girard passerait beaucoup de temps au sud de la frontière. Les événements majeurs sont toutefois rares sur le circuit professionnel de la PBA.

«J'irais plus souvent s'il y avait plus de tournois. Quand j'y vais, c'est parce qu'il y a des tournois. Il n'y a pas vraiment autre chose à jouer sauf de petits événements. Ça n'aurait pas de sens de payer 1200$-1300$ de frais de déplacement pour la possibilité de mettre la main sur 5000$... si je gagne», rappelle le Saguenéen qui participera en février au USBC Masters à Indianapolis et la semaine suivante au Championnat des joueurs à Columbus. Il a également d'autres tournois à son horaire lors de la prochaine période estivale.

«Si jamais, dans les prochaines années, ça continue de débloquer comme présentement, je vais peut-être décider de faire plus. Si les bourses peuvent couvrir des pertes à quelque part, ce serait moins pire. Présentement, j'aime mieux partir sur une bonne vague de bourses que de tout dépenser plus tard dans la saison», explique Patrick Girard.

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