Michel Giguère : entraîneur et dépisteur

Les Espoirs du Saguenay-Lac-Saint-Jean disputeront de nouveau la... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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Les Espoirs du Saguenay-Lac-Saint-Jean disputeront de nouveau la demi-finale du tournoi midget espoir de Saguenay. L'an dernier, les hommes de l'entraîneur Michel Giguère avaient mérité la troisième place

Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

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Au tournoi midget espoir, Michel Giguère a son regard d'entraîneur des Espoirs du Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais également celui de recruteur pour les Foreurs de Val-d'Or. Ses deux fonctions se marient bien avec de longues journées à l'aréna.

«La différence, c'est que quand tu évalues un joueur, tu regardes le joueur, tout simplement, explique-t-il. Quand je regarde les cinq joueurs sur la glace, je vais notamment voir leur positionnement en zone défensive. Indirectement, je suis quand même capable de voir si le joueur est bien placé ou non.»

«Non seulement j'évalue les joueurs individuellement, mais aussi les équipes avec leur système, les unités spéciales et leurs tendances. Il faut que j'analyse de A à Z», souligne Michel Giguère qui en est à sa deuxième année comme dépisteur pour les Foreurs après avoir été associé avec Hockey Prospect, une organisation indépendante. Il veut avant tout pousser dans sa carrière d'entraîneur et son deuxième métier de recruteur lui est profitable pour les contacts.

«En étant recruteur, on rencontre beaucoup de gens. On peut se donner beaucoup de trucs et on échange. Beaucoup de recruteurs sont d'anciens entraîneurs. Quand je leur parle, ils me disent comment ils travaillaient. Ça me permet d'évoluer aussi comme entraîneur. »

Pendant les quelques jours d'un tournoi comme celui du Saguenay, une journée typique pour Michel Giguère débute très tôt et se termine très tard. Vendredi, il est arrivé au centre Jean-Claude Tremblay de La Baie à 6h30 et a quitté à 22h30, après avoir dirigé deux matchs de son équipe et épié plusieurs espoirs en vue du prochain repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. À travers tout ça, il doit analyser les séquences vidéos de son club pour les prochains matchs, ce qui lui demande parfois de l'ingéniosité. «En étant entraîneur, je les vois beaucoup plus que les autres recruteurs. Veut veut pas, on joue contre eux», rappelle Michel Giguère qui conseille également les Élites de Jonquière sur les joueurs qui risquent d'être disponibles pour le repêchage d'équilibre de la Ligue de hockey midget AAA du Québec.

Le calibre midget espoir regroupe majoritairement des joueurs de 15 ans. Bon an, mal an, environ une trentaine sont éventuellement repêchés dans le junior majeur, un nombre en augmentation depuis l'an dernier alors que les joueurs de 15 ans sont éligibles pour toute la durée du repêchage, soit 14 rondes, mais les meilleurs se retrouvent normalement dans le midget AAA. Les perles rares se cachent quelque part, les recruteurs doivent les trouver.

«C'est sûr que ça peut être trompeur, mais il y a des choses qui restent. Un bon patineur reste un bon patineur. Un gars qui a un bon lancer aussi. Ils ont leur dominantes. Reste à voir s'ils ont un sens du hockey assez élevé pour monter dans les niveaux supérieurs et continuer de jouer le même rôle», pense Michel Giguère.

«Pour X raisons, certains vont être midget AAA à 15 ans et stagnent. Il y a des joueurs midget espoir qui vont chercher le bagage qui leur manquait et sont très bons quand ils font le saut dans le midget AAA», signale l'entraîneur, identifiant l'attaquant des Sags Zachary Lavigne comme un bon exemple pour ses propos.

Les Espois en demi-finale

Pour une deuxième année consécutive, les Espoirs du Saguenay-Lac-Saint-Jean se retrouvent dans le carré d'as du tournoi midget espoir de La Baie. Hier soir, les régionaux ont effectué une remontée spectaculaire après une blessure à un de leurs coéquipiers pour s'imposer 4-3 sur les Corsaires de Pointe-Lévy.

C'était la deuxième fois cette semaine que les Espoirs avaient le dessus sur les Corsaires, après une victoire en lever de rideau du tournoi. Hier, les Espoirs étaient dans une situation délicate, en retard 3-1 avec huit minutes à faire, quand Raphaël Kenny a été solidement frappé par un adversaire et a quitté sur une civière par mesure préventive. Cette situation a fouetté les troupiers de l'entraîneur-chef Michel Giguère.

«Le jeu a été arrêté une quinzaine de minutes. Au retour, 30 secondes après, on marquait notre deuxième but et on était partis», a mentionné Giguère encore sous le coup de l'émotion. Il ajoutait avoir dû faire monter un défenseur à l'attaque où il ne restait que sept joueurs et devra faire appel à quelques joueurs affiliés pour la demi-finale, face aux Sélects du Nord, ce matin à 9h. «Rendu là dans le tournoi, c'est ce qui arrive», de souligner Michel Giguère qui voudrait participer à la grande finale du tournoi après avoir échoué l'an dernier et remporté la médaille de bronze.

«J'ai cet avantage d'avoir l'expérience, mais en même temps, l'an dernier, j'avais la chance de pouvoir compter sur un alignement complet. J'ai quand même confiance. On a eu plusieurs remplaçants depuis le début de la saison et ils ont toujours bien fait. On va essayer de garder les gars calmes et de s'amuser sur la glace. C'est un peu la raison de notre remontée. On était stressés et après la blessure à Raphaël, je leur ai dit que c'était juste un match de hockey et de s'amuser», de rappeler Michel Giguère.

Dans leur premier duel de la journée, en avant-midi, les Espoirs ont disposé du National de Montréal par la marque de 4-1. David Bélanger a inscrit le but gagnant en fin de deuxième et Mathieu Boulianne a ensuite marqué deux fois dans un filet désert.

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