Club plein air : des difficultés à Val-Jalbert

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Louis Potvin
Le Quotidien

Le Club plein air de Roberval ne comprend pas qu'il soit si difficile d'avoir accès au site de Val-Jalbert pour pratiquer la raquette et le ski de fond. Proactifs, les membres mettent sur pied un comité pour tenter de trouver des solutions.

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Bernard Parent souhaite entamer le dialogue avec la MRC Domaine-du-Roy et les dirigeants de Val-Jalbert pour trouver une solution pour permettre au Club plein air de Roberval d'accueillir les skieurs et raquetteurs dans des conditions optimales.

Photo Le Progrès-Dimanche, Louis Potvin

«Nous avons un des plus beaux sites de la région, mais il est difficile d'accès. Val-Jalbert appartient à toute la population et nous pensons qu'il est possible de le valoriser en hiver en proposant des activités sportives», souligne l'un des membres, Bernard Parent.

Une assemblée spéciale regroupant près de 83 membres a eu lieu mercredi pour discuter de l'avenir du club âgé de 42 ans. «On ne baisse pas les bras et on a décidé de créer un comité avec la MRC Domaine-du-Roy et Val-Jalbert pour arriver à une entente. Aussi, nous allons créer un comité de financement», mentionne Bernard Parent.

Le Club plein air de Roberval est installé sur le site de Val-Jalbert depuis maintenant 15 ans. Depuis quelques années la situation s'est détériorée. Les membres n'ont plus d'endroit adéquat pour accueillir les sportifs. Ils ont dû installer une roulotte l'année dernière en guise de chalet d'accueil. De plus, le club ne peut plus aménager de pistes du côté du village, seulement de l'autre côté de la rivière dans le secteur du camping.

Le Club a demandé à la Corporation du village historique de Val-Jalbert d'aménager une bâtisse multifonctionnelle qui pourrait servir en été aux usagers du camping et en hiver aux membres du club plein air et de prêter des bâtiments pour loger les équipements. «On a eu une réponse de non-recevoir. On ne comprend pas. Je pense que le club propose une manière de mettre en valeur le site en hiver. De plus, au cours des années, on a investi plus de 750 000$ en aménagement et entretien des pistes. Ce n'est pas rien! J'ai l'impression que les élus et les gens de la Corporation ne saisissent pas les avantages d'offrir des activités hivernales à Val-Jalbert», indique-t-il.

À Saint-Félicien

La solution d'aller pratiquer le ski et la raquette à Saint-Félicien, proposée par le préfet de la MRC Domaine-du-Roy Gérard Savard, a fait sursauter les membres du club. «C'est trop loin. Ça prend des places accessibles à une distance raisonnable. La MRC vante les bienfaits du sport et des saines habitudes de vie et veut devenir un modèle au Québec. Qu'elle montre l'exemple en offrant des sites accessibles et bien équipés», mentionne Parent.

Il faut dire que le Club plein air de Roberval fait office de parent pauvre. Ailleurs, dans la région, les municipalités investissent suffisamment d'argent dans leur club de ski et de raquette. À titre d'exemple, Alma verse 47 000$ au Club Dorval. Pour le Club plein air, comme le site chevauche Chambord et Roberval, ils reçoivent respectivement 50$ et 2500$ de ces municipalités.

Le club craint que si rien ne se règle, les membres vont se démotiver. «On se prive du bénévolat important. Ce sont les membres qui entretiennent les pistes et qui transportent la machinerie de Roberval à Val-Jalbert. Je pense que la MRC et Val-Jalbert devraient se doter d'une vision pour mettre en valeur ce joyau en hiver», affirme Bernard Parent.

Il y a quelques années, alors que la SEPAQ était propriétaire du site, il était possible de marcher et de faire du ski de fond en plein coeur du village historique. C'est maintenant interdit pour des questions de sécurité. «Depuis la construction de la minicentrale, c'est encore pire. On ne comprend pas les motivations. Je pense qu'il y a des choses à développer en offrant des forfaits avec les autres centres et des établissements hôteliers comme chalets et spa pour attirer des sportifs de partout au Québec», propose le bénévole.

Pas d'argent

La direction du site touristique de Val-Jalbert est ouverte à travailler en collaboration avec le Club plein air de Roberval, mais n'a pas d'argent pour investir dans l'aménagement d'un bâtiment multifonctionnel.

«En plus de ne pas avoir les sommes pour investir, nous avons des restrictions pour l'utilisation des égouts en hiver, on ne peut pas déverser. Ça complique les choses. On a un projet de raccordement à la ville de Roberval, mais c'est un investissement de plus d'un million de dollars», indique le président du Village historique de Val-Jalbert, Jacques Girard.

Par contre, ce dernier est clair, le site ne paierait pas entièrement pour une bâtisse multifonctionnelle. «Nous avons un plan de développement que nous allons déposer, mais nous n'avons pas ce genre de bâtisse dans nos prévisions. Ce n'est pas nous qui allons payer pour ça. De toute façon, on n'a pas l'argent pour le faire. Le site ne génère pas suffisamment de profits et ceux de la centrale ne vont commencer à être versés qu'en 2018. C'est encore loin», a-t-il justifié.

Jacques Girard concède que la présence du Club plein air permet d'utiliser le site en hiver. «Il n'y a pas d'objection de collaboration, au contraire! On a tout avantage. Nous pourrions travailler ensemble pour être en mesure d'offrir des activités quatre saisons et trouver des solutions, mais nous sommes dans un contexte financier qui ne nous permet pas d'investir», montre-t-il comme ouverture.

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