Tout va vite pour Samuel Girard

La fierté de Ferland-et-Boilleau, Samuel Girard (avant), et... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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La fierté de Ferland-et-Boilleau, Samuel Girard (avant), et son coéquipier Charles Hamelin, ont beau profiter de quelques jours de congé dans la région, ils doivent tout de même maintenir l'entraînement.

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À n'en pas douter, le jeune Samuel Girard de Ferland-et-Boilleau entend bien poursuivre sur sa lancée, lui qui connaît un début canon en Coupe du monde de patinage de vitesse courte piste, et ce, à sa deuxième saison sur le circuit de l'élite mondiale.

À peine âgé de 19 ans, Girard a commencé la saison en force en remportant les deux épreuves du 1000m aux Sélections d'automne. Puis, pour la première étape de la Coupe du monde, il a savouré sa première médaille en carrière sur le circuit, en remportant l'argent au 1000m derrière son coéquipier et ami Charles Hamelin. La fin de semaine dernière, la fierté de Ferland-et-Boilleau en a rajouté une couche en remportant sa première médaille d'or en Coupe du monde, lors de l'épreuve du 500m de l'étape torontoise, en compagnie de son coéquipier Sasha Fathoulin.

Tous ces succès ont quand même un peu surpris l'étoile montante sur longues lames. «Je m'attendais à ce que ça aille bien, mais peut-être pas aussi vite. Les coupes du monde, c'est quand même un apprentissage. Mais c'est toujours surprenant et plaisant de gagner une médaille en Coupe du monde.»

Le jeune homme a rappelé qu'il avait trimé dur durant l'été en vue de se présenter fin prêt pour la prochaine saison, mais il ne s'attendait pas à récolter les fruits aussi tôt en saison. «On a travaillé fort cet été et je voyais que ça s'en venait bien. J'ai eu de bons résultats aux Sélections avec mes deux victoires au 1000m, mais mes deux podiums, c'était mes objectifs pour les coupes du monde. Comme objectif, c'était un bon défi, mais c'était réalisable et je suis bien content de l'avoir fait», a-t-il commenté hier, après un entraînement au centre Georges-Vézina, entre deux signatures d'autographes.

Loin de le rassasier, l'ancien patineur des F-18 de La Baie a encore plus le goût de récidiver. «Ça me donne un élan et ça m'incite à me dire que j'ai deux médailles et que je continue.»

La pression est bien sûr moindre en ayant déjà réussi des podiums en Coupe du monde, mais pour lui, c'est une excellente motivation à poursuivre sur sa lancée. «En Asie, je ne vise rien de moins que le podium», tranche-t-il, en ajoutant qu'il fera cette fois-ci attention à sa nourriture. Ce printemps, lors des championnats du monde juniors tenus au Japon, un virus intestinal l'avait forcé à déclarer forfait au deuxième jour de la compétition, ce qui avait du même coup éliminé l'équipe canadienne de la compétition du relais masculin. «C'est sûr qu'on va faire attention», confirme-t-il en riant, car les deux prochaines étapes au début décembre sont justement au Japon et en Chine.

Enfin, l'athlète de 19 ans a déjà tiré des leçons de sa première saison en Coupe du monde. L'an dernier, courir à Montréal, devant les siens avait généré un stress supplémentaire. Ce ne fut pas le cas à Montréal, ni à Toronto. «Comparé à l'an dernier, c'est le jour et la nuit!», assure-t-il. «J'ai appris à contrôler le stress, à être avec la foule et à en tirer son énergie!»

Kasandra Bradette et Samuel Girard... (Archives Le Progrès-Dimanche) - image 2.0

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Kasandra Bradette et Samuel Girard

Archives Le Progrès-Dimanche

Kasandra Bradette continue de viser haut

La vie d'athlète de Kasandra Bradette n'a rien d'un long fleuve tranquille et son début de saison en Coupe du monde ne fait pas exception. De nouveau hantée par un état de fatigue anormale et des maux de dos durant la saison estivale, la Félicinoise doit encore une fois prendre son mal en patience, c'est le cas de le dire. Car malgré une 5e place au 500m à Toronto, l'ambitieuse athlète de 25 ans est restée sur son appétit.

À deux semaines du départ pour les étapes de la Coupe du monde en Asie, la spécialiste du 500m aimerait bien réussir à nouveau un top 5 sur la distance, ou encore mieux, prendre part à une finale. «J'ai fini 5e à Toronto (première de la finale B), mais j'étais vraiment déçue. Oui j'ai fait une belle course, mais ce n'était pas ce que je voulais», confie celle qui a raté de 12 millièmes de seconde le billet pour la finale A. Faut dire aussi qu'elle partait de la 4e position sur la ligne de départ en demi-finale, ce qui n'est pas avantageux.

«Avec du recul, je me dis que je n'aurais pas pu faire mieux même si j'avais voulu. C'est ce qui est choquant. J'ai contrôlé les facteurs que je pouvais contrôler et l'important, c'était que je ne sois pas fatiguée. C'était le but, cet été, de me remonter, car je suis revenue de loin. Je suis là (en Coupe du monde), mais c'est sûr qu'on veut toujours plus. Moi, je veux me battre chaque fois. Sur le coup, je l'ai pris dur (5e position), parce que je voulais tellement, mais avec le recul, je ne me suis pas entraînée comme j'aurais dû cet été et il faut qu'on trouve une nouvelle manière», explique-t-elle, entre deux signatures d'autographe après un entraînement au centre Georges-Vézina.

«Durant l'été, j'ai plus fait du maintien que de l'entraînement pour pouvoir un peu plus performer (en Coupe du monde). Même si ça allait bien techniquement et tactiquement, il manquait un petit peu de forme», analyse-t-elle. «Pour les prochains mois, l'accent sera mis sur l'entraînement. On en a discuté avec Fred (Blackburn, entraîneur-chef). On a échafaudé un plan et je pense que ça devrait marcher. Il me manque une petite coche et c'est comme ça qu'on va aller la chercher», espère-t-elle.

Pour les étapes en Asie, elle n'aura pas assez de temps d'entraînement pour faire des gains de forme physique. Ce qui ne l'empêche pas de continuer de viser haut. «Quand j'embarque sur la glace, je veux gagner. (En Asie), j'ai les mêmes objectifs et je veux me rendre en demi-finales et en finales du 500m et du 1000m si c'est ce que je fais comme distance», mentionne-t-elle, consciente du court délai de préparation.

D'ici là, la jeune femme profitera de quelques jours de congé chez sa famille à Saint-Félicien avant de reprendre le collier de l'entraînement en vue du départ, à la fin du mois, pour le Japon et la Chine.

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