La LHJMQ en quête d'identité, croit Richard Martel

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La Presse Canadienne

Même s'il n'est pas prêt à attribuer les baisses d'assistance dans la LHJMQ au manque de robustesse, comme l'ont avancé certains entraîneurs du circuit en début de semaine, Richard Martel admet que la Ligue semble être en quête d'identité.

«Ce n'est pas une absence de robustesse, c'est une absence de gros noms au niveau des joueurs et aussi le fait qu'on a perdu quelques entraîneurs, a déclaré l'ancien pilote qui totalise 21 années d'expérience dans la LHJMQ. On attend que quelque chose se passe, je ne sais pas quoi. On dirait que la flamme semble diminuer.»

Martel a été l'un des principaux acteurs de la dernière grande rivalité à avoir attisé les passions dans la LHJMQ. Ses nombreux échanges avec Patrick Roy, qui était alors à la barre des Remparts de Québec, ont défrayé les manchettes et ont attiré les foules à plusieurs occasions entre 2006 et 2011.

Depuis son congédiement en 2011 et le départ de Roy vers le Colorado en 2013, la fameuse «Bataille de la 175» semble avoir laissé un grand vide.

«C'est sûr que quand t'as des rivalités, l'intensité monte d'un cran. C'est sûr que c'est possible qu'il y ait des débordements, a-t-il analysé lors d'une entrevue avec La Presse Canadienne. Dans une rivalité, la notion de haine monte graduellement. S'il n'y a aucune animosité, c'est certain que le niveau d'intensité n'est pas pareil.

«Une chose est sûre, c'est que ça en prend des rivalités dans le monde du hockey.»

Mais les rivalités ne s'inventent pas. Elles se vivent.

La LHJMQ a mis de l'avant quelques initiatives pour tenter d'animer le spectacle comme la «Semaine de la Rivalité», mais les amateurs ne semblent pas être au rendez-vous. Certains observateurs affirment même que la Ligue est désormais aseptisée.

Martel se rappelle que tous les éléments étaient là à son époque pour créer de l'engouement, mais qu'on cherchait plutôt à calmer le jeu.

«On disait qu'il n'y avait plus de place pour ça, a-t-il commenté. C'est drôle parce que tout le monde veut recréer des choses comme ça. Mais aujourd'hui, le gars doit avoir les deux mains dans ses poches, il faut changer sa façon de parler aux arbitres et il faut changer sa façon d'être derrière le banc.»

Plus tôt cette semaine, le commissaire Gilles Courteau a annoncé qu'il rencontrera l'entraîneur des Remparts de Québec Philippe Boucher dans moins de deux semaines pour discuter des propos que ce dernier a tenus après une défaite de 7-3 des siens face aux Sea Dogs de Saint-Jean.

L'ancien défenseur de la LNH a déclaré, samedi, que son équipe était «marquée au fer rouge» par les officiels. Au cours du même point de presse, Boucher avait insinué que le manque de robustesse pouvait en partie expliquer les baisses d'assistance enregistrées par la LHJMQ. Depuis, ses commentaires ont trouvé écho chez plusieurs de ses confrères, dont Benoit Groulx, des Olympiques de Gatineau.

«La LHJMQ veut avoir l'image de la LNH, mais il faut se poser des questions, a lancé Martel à propos des amendes imposées aux entraîneurs pour les faire taire. Il y en a eu des entraîneurs colorés qui ont fait le saut dans la LNH. La couleur n'a jamais nui. Ça dépend de la Ligue et de l'image qu'elle veut projeter.»

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